Un ancien otage critique l’Administration Bush

Partage international no 193septembre 2004

Au cours d’une conférence sur les Décisions morales et éthiques, donnée au Colby College, dans le Maine (Etats-Unis), Terry Waite, ancien otage et négociateur auprès des preneurs d’otages, qualifiait la situation en Irak de « fiasco moral ». T. Waite a sévèrement critiqué l’attitude de l’Administration Bush. Il a déclaré que les leaders occidentaux devraient mieux comprendre les différents aspects du fondamentalisme du monde islamique.

Fustigeant la décision unilatérale de l’Administration Bush d’entrer en guerre, T. Waite a averti que les prisonniers américains détenus à Guantanamo Bay sont la marque d’une erreur dans la guerre contre le terrorisme.

Il a établi un parallèle entre la prise d’otages et les méthodes utilisées par l’Amérique à Guantanamo Bay, précisant que les détenus, simplement soupçonnés, n’avaient pas droit à un procès en bonne et due forme et qu’au début ils n’avaient droit à aucun contact avec leur famille.

« Vous ne pouvez pas lutter contre le terrorisme en adoptant des méthodes de terroristes, a-t-il déclaré. Guantanamo Bay constitue une victoire pour les terroristes. Les libertés obtenues là-bas ont été durement gagnées. Nous avons brutalement miné ces libertés en détenant des gens de cette façon. Nous finirons tous par nous faire voler ces libertés.

 Si l’on élimine un dictateur, les groupes qui ont été réprimés vont inévitablement se soulever et se battre entre eux. Bientôt, ils se retourneront contre quiconque est perçu comme une force d’invasion dont les motivations soulèvent des questions dans l’ensemble du monde arabe. »

T. Waite était déjà très respecté en tant que négociateur envoyé par l’Archevêque de Canterbury, lorsqu’il fut capturé, en 1987, par des extrémistes islamistes alors qu’il était en mission de négociation à Beyrouth, au Liban. Depuis sa libération, T. Waite s’est consacré au travail humanitaire. Parmi d’autres missions, il a aidé les sans abri en Afrique et les enfants des rues en Inde et en Colombie ; il a aussi été conseiller pour les enfants traumatisés au Kosovo et au Moyen-Orient.

Retenu en confinement solitaire pendant près de cinq ans, T. Waite a été torturé. Son histoire n’est pas seulement poignante parce qu’il a survécu, mais parce qu’il a publiquement pardonné à ses ravisseurs lors d’un retour à Beyrouth, en février 2004.

Il a décrit comment il a négocié, seul et sans arme, et a parlé de l’importance d’avoir la vérité de son côté.

« La vérité est votre dernier allié, a-t-il ajouté. Lorsque j’étais interrogé, j’ai toujours pu rester du côté de la vérité. »

Etats-Unis
Sources : Waterville Morning Sentinel, E.-U.
Thématiques : politique
Rubrique : Le respect de la loi (« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue.« Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix... Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.)