Un amour infini

Partage international no 137février 2000

Interview de Glenda Green par Betsy Whitfill

Glenda Green, peintre portraitiste, est une historienne de l’art mondialement connue. En 1989, son mari fit le rêve que Glenda devait peindre le portrait de Jésus-Christ. Cette éventualité l’intrigua, mais il lui fallut près de deux ans avant de se décider à entreprendre un tel portrait. Après des mois d’étude, de recherche et de méditation, elle ne savait toujours pas comment procéder. Elle pria dans son atelier afin d’obtenir de l’aide.

Glenda décrit ainsi ce qui s’est passé ensuite : « A ce moment-là, un être comme je n’en avais jamais vu auparavant entra dans la pièce… Bien que transparent, il était entouré d’une lumière éclatante, et il déplaçait l’air d’une telle manière que je pouvais voir des courants ondoyer sous forme de vagues à deux mètres cinquante de moi. Etait-ce le Saint-Esprit… ou peut-être un ange particulier ? D’autres expériences et des visions intérieures devaient me révéler par la suite qu’il s’agissait du Maître lui-même, sous un aspect purement spirituel. L’être m’appela par mon nom, sans prononcer cependant de mots humains que je connaisse, puis il envoya un rayon d’énergie qui atteignit un point situé entre mes yeux. Je suppose qu’il implanta quelque chose dans mon nerf optique, car une image éclatante m’apparut. C’était le modèle exact du portrait à faire. Cet événement changea ma vie et à partir de cet instant chaque heure de travail est devenue un vivant dialogue avec le Maître. »

L’ouvrage de Glenda Green, Love Without End : Jesus Speaks* (Un amour infini : Jésus parle), est le fruit du dialogue échangé avec le Maître Jésus dont elle reçut la visite quatre mois durant, dans son atelier, à Forth Worth, au Texas. Betsy Whitfill, notre correspondante aux Etats-Unis a interviewé Glenda Green.

Partage international : Du 23 novembre 1991 au 12 mars 1992, le Maître Jésus vous est apparu dans votre atelier pour vous aider à peindre son portrait. Pourriez-vous décrire ce que fut pour vous cette expérience ?
Glenda Green : A ma grande surprise, je me suis sentie très à l’aise. Avant cette expérience, j’aurais imaginé que le fait de me trouver en présence du divin me donnerait un sentiment d’insuffisance et d’indignité, conditionnée comme je l’étais par les différents dogmes enseignés sur la Terre. J’eus la surprise de constater que le Maître se mettait à ma portée afin que je me sente à l’aise. Nous parlâmes de sujets sacrés et profanes et il sembla prendre un égal intérêt à tout. Non seulement il avait une totale absence de jugement, mais pas le moindre préjugé. Ceci est primordial pour que la communication soit possible. Il n’y avait rien pour lui qui fut trop insignifiant pour en parler, rien non plus qu’il juge trop élevé pour pouvoir être révélé.

PI. Jésus vous a beaucoup parlé de l’amour. Qu’est-ce que l’amour et pourquoi est-ce si important ?
GG. L’amour est, littéralement, ce qui fait tourner le monde. C’est lui qui a créé le monde. Il fut la première manifestation de l’existence, ce qui existait auparavant dépassant totalement notre entendement. De toutes les choses qui peuvent être connues, l’amour est la première et la dernière. L’amour ne peut être défini, mais c’est lui qui définit toute chose, il coexiste avec le Créateur et toutes les forces créatrices. Il est, par conséquent, dans les limites de ce qui est accessible à la connaissance, ce qui se rapproche le plus de la faculté d’exister. C’est une proto-énergie, ce qui incite les choses à manifester de l’énergie.

PI. Vous écrivez que Jésus recommande aux gens d’être « tout amour ». Pourquoi est-ce si difficile ?
GG. Parce que l’on confond amour et attachement. Les Maîtres, au cours des siècles, ont insisté sur l’importance primordiale du détachement, en tant que moyen de s’élever et d’atteindre la plénitude de l’âme. Il ne s’agit pas de vivre dans la pauvreté, de renoncer à toute possession, à toute satisfaction des sens et à tout désir. A la racine même du désir se trouve le désir de « Dieu ». Sans aspiration à une vie plus élevée, nous ne l’atteindrons pas. Avant de pouvoir maîtriser le désir, il faut surmonter l’association que nous faisons entre amour et attachement.

Le mental et la structure

PI. Jésus vous a parlé du mental et de sa capacité à créer des structures, capacité qui obscurcit l’amour. Pourriez-vous donner quelques explications ?
GG. Le mental est binaire, comme un ordinateur. Il enregistre des données ; il les intègre et établit des comparaisons. Cette faculté nous rend capable d’évaluer et de faire des choix, mais le mental introduit la dualité dans la pensée, à la différence de l’amour qui voit l’unité des choses, et le Maître n’a jamais contesté l’importance de développer son intelligence par l’éducation. Mais le mental étant binaire, il doit rester un serviteur.
Le cœur est le centre de la roue de la vie, le point singulier, et l’amour réside dans la conscience de la singularité, à travers laquelle nous pouvons comprendre l’unité. La singularité et l’unité doivent avoir la priorité, être placées au-dessus des considérations binaires.
Une structure peut être créée à n’importe quel niveau, cela peut aller d’un plan émanant du divin jusqu’à une simple motivation dans un but de survie. Il s’agit seulement d’un schéma de prévision et d’organisation. Vous devez savoir où situer la structure dans votre vie. Vous devez réaliser que c’est un dérivé. La structure ne crée rien. Elle est une forme créée. De même que le mental, étant binaire, est secondaire, la structure, située à sa juste place, est une forme dérivée. Même la Création originelle, en tant que structure, est dérivée. Dieu a précédé le Cosmos.

PI. Jésus vous a parlé de l’économie, en disant que « la structure crée l’illusion que l’expansion est la seule voie vers la puissance et la gloire », et également que « tout s’effondre lorsque les nations connaissent une expansion et une spécialisation démesurées et entravent ainsi les cycles naturels de compression ». Cela s’applique-t-il à la situation économique actuelle ?
GG. Oui. Notre expansion dépasse tellement l’ordre naturel des choses que nous devrons tous nous ressaisir, restreindre nos besoins, de bon gré ou à la suite d’un effondrement général. Cela est arrivé à maintes reprises au cours de l’Histoire. Ce principe existe à l’arrière-plan de toute chose. Nous pouvons éviter les souffrances de l’effondrement qui s’annonce en restreignant nous-mêmes nos besoins. Jésus a insisté là-dessus. Si tous ceux qui peuvent le faire ont la sagesse d’entamer un processus dans ce sens, cela augmentera les chances de voir le monde entier faire de même.

Le partage

Q. Vous affirmez que le partage conduit à la prospérité de tous.
GG. Il s’agit d’un principe tellement simple et évident, qu’il est difficile d’en dire davantage à ce sujet. Nous construisons des murs pour protéger ce qui nous appartient, nos idées et/ou nos biens. Ces murs finissent par nous empêcher de recevoir. Une idée qui m’a été fort utile il y a cinq ans peut très bien ne plus rien m’apporter aujourd’hui. Si j’avais partagé mes idées il y a des années, il m’en arriverait de nouvelles aujourd’hui. Pour être valable, le concept de propriété doit être aussi fluide que la vie.

PI. En tant qu’individus, il est possible que nous soyons capables de comprendre dans une certaine mesure l’idée de partage, mais au niveau national et international il existe beaucoup de résistances. Jésus a-t-il apporté quelques suggestions ?
GG. La définition de l’éthique donnée par le Maître est l’amélioration. Certaines nations sont repliées sur leur propre passé et ne sont pas prêtes à envisager un changement qui apporterait un nouvel avenir. Mais on voit poindre à l’horizon des changements qui amélioreront la vie comme jamais et feront disparaître les résistances.

PI. Que voyez-vous à l’horizon ?
GG. Tout d’abord, la science nouvelle, ensuite Internet qui est si facile et si nouveau que l’on peut éprouver une sensation de liberté sans avoir à sortir de chez soi. Lorsque cette liberté deviendra accessible à tous, on y trouvera d’immenses avantages.

PI. Jésus vous a dit également « qu’une telle énergie d’amour se déverse actuellement sur la Terre qu’elle brisera les structures inutiles ». D’où vient cet amour ?
GG. De trois sources. La première est la divinité elle-même, car la volonté de Dieu est que soit fait le maximum de bien. La deuxième vient de tous les êtres qui sont arrivés au niveau de conscience christique, et qui irradient énormément d’amour. Quant à la troisième source, elle sera en fait la conséquence de l’effondrement qui est sur le point de se produire, effondrement qui ne sera pas provoqué de l’extérieur.
Au cours de l’histoire de l’évolution humaine, nous avons construit des structures dans le but de gérer l’inconnu. Nous avons des gouvernements et une armée pour nous protéger de dangers imaginaires, pas pour faire face à la situation réelle. Cependant, entre-temps, nous avons fait des progrès et nous sommes maintenant arrivés au point où notre conscience dépasse notre inconscience. Cette conscience détruira elle-même les structures que l’inconscience a construites dans le but de gérer l’inconnu. Il s’agit d’un processus naturel d’évolution, et le Maître a affirmé que c’est la raison pour laquelle il a été annoncé par toutes les races, toutes les religions, au cours des siècles. J’appellerais cela l’amour humanitaire, la capacité de faire le plus de bien possible quel qu’en soit le prix. Nous choisirons le meilleur et l’inférieur disparaîtra. Je pense que nous en sommes pratiquement là, mais il y a un flux et un reflux dans toute chose.

Jésus et son retour

PI. Cette « grande guérison » dont Jésus vous a parlé va-t-elle se produire ?
GG. Oui.

PI. Pensez-vous que l’imminence de cette transformation a influé sur le moment choisi par Jésus pour vous rendre visite ?
GG. Oui. Je pense que tout son message était destiné à activer ce processus pour ceux qui peuvent tirer profit de son message.

PI. A-t-il parlé de son retour ?
GG. Pas expressément. Je lui ai effectivement demandé s’il reviendrait bientôt sur Terre et il m’a répondu : « Bientôt, mais pas de la manière que certains imaginent. »

PI. Etant donné que Jésus est l’instructeur des Eglises chrétiennes, quel est son message pour la chrétienté moderne ?
GG. Je n’ai pas trouvé de différence entre ce qu’il m’a dit et les paroles qu’il a prononcées autrefois, si ce n’est une certaine clarification. Les chrétiens traditionnels n’obéissent généralement pas à ses paroles mais à des dogmes qui y ont été ajoutés. Il est très pragmatique et pour lui une vie spirituelle se vit dans la pratique. Il ne voit pas de séparation entre le domaine physique et le domaine spirituel. L’accomplissement de l’âme n’est pas différent de l’accomplissement d’une vie humaine.
Lorsque nous comprendrons d’où viennent les structures, nous nous élèverons au-dessus des dogmes séparateurs. Un dogme est tout simplement une structure intellectuelle. C’est pourquoi il a affirmé : « Lorsque vous connaîtrez la vérité, elle vous libérera. » Les gens ont érigé des dogmes afin de compenser ce qu’ils ne comprenaient pas, pour satisfaire leur ignorance et non leur sagesse. Une étude comparative des religions montre qu’elles ont toutes créées des dogmes et que ce sont eux qui les différencient. Leur sagesse est identique.

PI. Jésus a-t-il fait référence à de grands instructeurs comme le Bouddha ?
GG. Une fois, il a dit : « Si je suis ici, c’est pour vous aider à connaître le Père. Si vous me vouez un culte et ne connaissez pas le Père, vous avez pris la mauvaise voie. » A ce moment-là, je me suis demandé si c’était également valable pour les bouddhistes et les autres, et il a ajouté : « Si vous connaissez le Bouddha dans le but de connaître le Père, vous n’êtes pas perdus. Si vous connaissez le Bouddha seulement pour connaître le Bouddha, vous avez pris la mauvaise voie. »

PI. Quelle est la chose la plus importante que Jésus vous ait dite et en quoi cela a-t-il transformé votre vie ?
GG. Il m’a aidé à transcender ma personnalité et à restaurer ma relation avec ma source, le Créateur. Je me sens davantage reliée à tous et à tout. C’est pourquoi je suis capable d’accomplir ce travail.

Une réponse enthousiaste

PI. Avez-vous parlé en public et quelle a été la réaction ?
GG. Croyez-le ou non, j’ai été invitée à parler en chaire, le dimanche, dans plus de vingt églises chrétiennes, traditionnelles ou non. Les gens réagissent très bien. J’ai aussi parlé devant des groupes new âge ; ils se montrent tout d’abord circonspects, craignant que je ne veuille introduire un nouveau dogme. Mais lorsqu’ils constatent la profondeur du message, leur réponse est enthousiaste.

PI. Quels sont vos projets pour l’avenir ?
GG. J’ai l’intention d’écrire deux nouveaux ouvrages. Le Workbook (Livre de travail) aidera à une compréhension plus profonde et me permettra de présenter d’autres aspects de ce message. L’autre ouvrage s’adressera à l’enfant qui est en chacun de nous, afin de distiller la pure essence du message à partir d’une perception innocente. Je vais également organiser des séminaires afin d’aider les groupes d’études qui se forment maintenant dans tout le pays.

Extraits des paroles du Maître Jésus dans l’ouvrage de Glenda Green :

« Bénis soient ceux qui vivent dans la modération, car ils hériteront de la Terre. La modération est l’économie de Dieu et l’économie des bénis. Lorsque le Ciel viendra sur Terre, la voie économique à suivre sera celle de la modération. Il ne sera pas nécessaire qu’une personne fasse des réserves et qu’une autre meure de faim. Le partage deviendra une joie lorsque vous apprendrez que vous recevrez dans l’exacte mesure où vous partagerez. »

« Lorsque le cœur a une relation juste avec Dieu, et qu’il est le maître dans la vie, la charité se manifeste comme un aspect naturel du partage. »

« Il n’existe aucune structure qui ne puisse être supplantée par l’amour. »

« La bonté est le cœur du vivant. C’est elle qui rend la vie supportable, pleine de sens et de joie. »

« La division génère le mal.»

« N’importe quelle prière adressée avec amour, ou le glorifiant, obtiendra une réponse, mais votre Père n’est pas là pour répondre aux prières de votre ego, pour résoudre les problèmes que vous vous créez vous-mêmes, ni pour apporter un dénouement heureux à vos fictions. Votre Créateur ne fait qu’un avec la réalité, aussi comment pourrait-il répondre à une prière qui cherche à vous séparer davantage de l’amour et de la réalité, donc de lui-même ? Même s’il le voulait, comment le pourrait-il ? Lorsque vous prierez dans le but d’être raffermi dans votre compréhension de la réalité, chacune de vos prières sera exaucée et souvent de manière spectaculaire. »

« La manifestation de l’amour retrouvé peut se présenter de mille façons… un cœur paisible, un pas de danse dans votre démarche, le baiser d’un enfant, ou l’éclat d’un matin de printemps. Tout cela signifie que l’amour de Dieu est présent. Si l’amour semble s’évanouir pendant un instant, ne vous inquiétez pas ; ce n’est qu’une apparence, afin que vous le cherchiez à nouveau. L’amour est un mystère, le plus grand mystère de l’univers. L’amour est votre soi véritable, qui jaillit de Dieu, la source indéfinissable et éternelle de l’existence. On ne saurait expliquer pourquoi telle chose ou telle personne allumera le feu de l’amour en vous. On ne peut expliquer non plus comment, à votre tour, vous allumerez peut-être cette même flamme chez un autre. »

« Contemplez l’infini chaque jour, et tout ce que vous cherchez vous sera donné. »

*Love Without End : Jesus Speaks, par Glenda Green, Heartwings Publishing, PO Box 14251, Forth Worth, Texas 76117, USA.

Le portrait de Jésus par Glenda Green, « The Lamb and the Lion » a été placé dans une église rattachée à la Christ Truth League, une institution chrétienne non confessionnelle de Forth Worth, au Texas. L’église est ouverte tous les jours.

Lieu : Forth Worth, Texas, Etats-Unis Auteur : Betsy Whitfill, collaboratrice de Share international basée à Dallas (Texas).
Thématiques : signes et miracles, spiritualité
Rubrique : Divers ()