Sony anticipe un effondrement économique

Partage international no 117mai 1998

«  La fin du mercantilisme est maintenant à portée de main. D’une manière générale, les marchés boursiers tels qu’ils fonctionnent aujourd’hui n’auront plus leur place dans la société nouvelle. » (un collaborateur de Maitreya, P.I., mai 1989). « Comme nous l’avons déjà annoncé (décembre 1988), un krach boursier prendra naissance au Japon. » (Partage international, juin 1989)

Norio Ohga, président de Sony, le géant de l’électronique, a déclaré que l’économie japonaise était sur le point de s’effondrer. Il a sévèrement critiqué les politiciens nippons qu’il accuse de ne pas prendre les mesures d’urgence qui s’imposent.

Evoquant les souvenirs de la grande dépression des années 1930, N. Ohga a affirmé devant un parterre de reporters internationaux que la crise économique japonaise risquait d’ébranler les économies de toute l’Asie et du reste du monde. « L’économie japonaise est sur le point de s’effondrer », a-t-il proclamé. « Si la situation économique poursuit son déclin, nous devrons faire face à une longue spirale déflationiste. Cette tendance aura, à n’en pas douter, un effet dommageable sur l’économie mondiale. »

Dressant une comparaison entre l’ancien président américain Herbert Hoover, qui était en poste au début de la grande dépression en 1929, et l’actuel premier ministre japonais Ryutaro Hashimoto, N. Ohga a clairement attribué au gouvernement la responsabilité des malheurs de l’économie japonaise.

« Les politiciens japonais ne s’intéressent qu’à leur électorat et ne travaillent qu’à une échelle purement nationale. Ils doivent prendre conscience du tableau général. Si vous considérez ce que H. Hoover déclarait au début de la grande dépression, et ce que R. Hashimoto dit actuellement, vous constaterez une grande similitude entre eux ».

Au lendemain du discours du président de Sony, la société Moody’s Investor’s Service, l’une des grandes sociétés de cotation de titres, a annoncé qu’elle avait révisé sa position à propos de la dette extérieure du gouvernement japonais, requalifiée de « négative » au lieu de « stable ».

Bien que Moody’s ait maintenu un bon triple A sur les obligations d’Etat émises par le gouvernement japonais, la seule allusion à un possible déclassement des obligations émises par Tokyo souligne le sentiment pessimiste grandissant à l’égard des perspectives économiques japonaises. Ces mauvaises nouvelles ont provoqué un nouveau plongeon de la Bourse de Tokyo qui est passée sous la barre des 16 000 points, ramenant le prix des valeurs à des niveaux proches du seuil en deçà duquel les banques nippones auront du mal à se conformer aux normes internationales, une partie trop importante de leur capital étant investie en Bourse. En raison de l’interdépendance des marchés financiers mondiaux, une nouvelle chute de l’économie japonaise aura des répercussions généralisées sur les entreprises, les investisseurs et les marchés. Le Japon détient la moitié de l’épargne mondiale et tout mouvement massif de rapatriement de fonds vers le Japon, dans le but de consolider un système financier couvert de dettes, pourrait entraîner une réaction en chaîne.

Japon
Sources : Reuters ; Financial Times, G.-B
Thématiques : Économie
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)