Partage international no 182 – octobre 2003
En juin 2002, je me trouvai à Washington pour une conférence et je fus admise à l’hôpital à la suite d’une sérieuse infection de mon index droit. Je finis par y passer cinq jours car l’infection résistait aux antibiotiques et on dut avoir recours à la chirurgie. Au cours de la deuxième nuit, je fus rejointe par une compagne de chambre très particulière. Elle fut amenée après minuit et elle passa le reste de la nuit à parler (sans doute à elle-même) dans une langue que je ne pus identifier ; sous l’empire des médicaments je décidai que ce devait être du russe. Un rideau séparait nos box et je ne pouvais la voir.
Vers 5 h du matin, elle commença à s’adresser directement à moi : « Voisine ! Voisine ! » avec un accent antillais. Je m’éveillai suffisamment pour l’entendre raconter les détails complexes d’une expérience de proximité de la mort. (C’était tout à fait inhabituel : entre autres choses, elle avait été ranimée par une pizza, ce qui, maintenant que j’y repense, me rappelle une expérience que j’ai vécue il y a trente ans.) Elle parla ensuite longuement de son parcours spirituel : elle était membre du Temple d’Egypte, elle parla d’Isis et d’Osiris et de la religion des Maures qui s’était répandue de l’Egypte dans le reste du monde. (Je n’ai retenu que des fragments de ses propos car je n’étais qu’à demi consciente. ) Elle me dit que le Tout est un esprit en chacun : « Pas une couleur, pas une race, pas une personne. »
De temps à autre, au cours des deux jours suivants, elle m’appela pour me parler longuement à travers le rideau. (Je ne me suis jamais trouvée face à face avec elle avant le moment de mon départ.) Elle s’appelait Merline Plummer, avait soixante-quatre ans, était née en Afrique du Sud, et son ascendance était très compliquée : son grand-père était originaire de Chine, mais elle mentionna également l’Afrique, la Corée, l’Inde, la Jamaïque, la Floride – c’était étourdissant et j’avais du mal à suivre. (Lorsque finalement je la vis, je vis une petite femme rondelette, de race indéterminée, aux cheveux noirs, bouclés.) Son mari était un Panaméen noir dont le grand-père venait d’Ecosse. Ils avaient élevé deux enfants dans l’East End à Londres. Son fils lui téléphonait plusieurs fois par jour.
La raison pour laquelle elle se trouvait à l’hôpital, et plus particulièrement dans un service d’orthopédie, n’était pas très claire. Elle était tombée dans la rue et elle s’était heurté la tête, mais elle avait aussi diverses maladies chroniques et on l’emmenait faire une dialyse plusieurs fois par jour. Mais dans l’ensemble son moral était splendide et réconfortant : pendant l’intervention douloureuse que je devais subir toutes les heures, j’entendais sa voix mélodieuse me dire : « Vous êtes sur la voie de la guérison. Cela va s’arranger. Vous êtes sur la voie de la guérison. »
Lorsque je pus finalement quitter l’hôpital, il me vint à l’esprit de lui donner une photo de la main de Maitreya que j’avais sur moi. Elle prit la photo et dit : « Je sens de l’énergie ! » Elle me demanda de la signer, bien que j’aie pris la peine de lui expliquer qu’il ne s’agissait pas de ma propre main. Elle avait apparemment mal saisi ce que je lui avais dit sur le miroir de Barcelone. Ma main droite étant dans un plâtre, je gribouillai mes initiales et la date avec la main gauche et elle dit alors : « Nous pourrons toujours nous contacter à travers cette photo. »
Pendant tout mon séjour à l’hôpital, je me suis sentie en paix et protégée et j’ai bénéficié d’une grande gentillesse et de l’attention exceptionnelle de chacun. Je pense que « Merline Plummer » n’était pas une personne ordinaire.
F. F., San Francisco, E.-U.
[Le Maître de B. Creme a indiqué que « Merline Plummer » était le Maître Jésus.]
Etats-Unis
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
