Septembre 2025

Partage international no 445septembre 2025

Dans son article intitulé l’Art de la coopération, le Maître de Benjamin Creme pose la question : « Que peut bien faire l’homme pour échapper au désastre ? » Ce Maître, et également Maitreya, B. Creme et bien d’autres, comme John F. Kennedy et Jeffrey Sachs, ont donné ou continuent de donner des conseils sur la manière dont l’humanité peut se libérer de la toxicité de la compétition, qui puise son origine dans le sentiment de séparation. Alors que les gens tournés vers l’avenir font l’expérience de l’unité ou y aspirent, la majeure partie de la population mondiale s’est vu inculquer et a intériorisé exactement le contraire : non seulement nous sommes séparés mais seuls notre communauté, notre peuple, notre religion, notre couleur de peau ont de l’importance. Cette « logique » est insensée ; elle signifie que toute personne qui n’appartient pas à notre groupe doit être exterminée. Nous sommes témoins de la tentative d’anéantir « l’autre ». Le mot « extermination » a des connotations et des implications terribles. « Logiquement », cela ne s’arrêtera pas au meurtre et à l’anéantissement des Palestiniens ; quelle sera la prochaine étape ? Le peuple américain et le monde entier laisseront-ils ce génocide se poursuivre ? L’Europe restera-t-elle les bras croisés et laissera-t-elle les politiciens et les fabricants d’armes continuer à engranger des profits grâce au nettoyage ethnique ?

Ce numéro de Partage international reflète le caractère sombre de cette période de l’histoire ; nous invoquons le fantôme de JFK pour nous rappeler son grand leadership en temps de crise et ses paroles sages sur l’importance de la confiance et de la bonne volonté sur le chemin de la paix. Nous considérons que nos politiciens sont les marionnettes du complexe militaro-industriel ; nous évoquons la lutte pour la vérité et le courage extraordinaire des journalistes qui meurent pour rendre compte des faits atroces du pogrom israélien – le massacre et la famine des enfants, des personnes âgées, des handicapés – en fait de tous les Palestiniens, et de notre humanité.

Ce numéro de septembre ne se limite pas à témoigner de l’horreur de notre époque mais nous le présentons comme un appel douloureux aux cœurs et aux esprits de bonne volonté, à ceux qui pensent comme nous que « seules la coopération et la justice sauveront les hommes d’une catastrophe dont ils seraient eux-mêmes responsables ; seules la coopération et la justice leur assureront un avenir. » Avec tous ceux qui aspirent à un monde juste et sensé, nous ajoutons notre petite voix à celle des millions de personnes qui réclament, les larmes aux yeux, que l’on accepte de voir dans la coopération la clé de notre salut.


Thématiques : Editorial
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