Se rebeller pour la planète et la démocratie

Partage international no 407juillet 2022

Interview de Pontus Bergendahl par Adriane Trottner et Håkan Ekvall

Ariane Trottner et Håkan Ekvall ont interviewé Pontus Bergendahl, militant suédois pour le climat, pour Partage international.

Partage international : Pourriez-vous nous donner votre avis sur la crise climatique et écologique ?
Pontus Bergendahl : Comme dans toutes les périodes sombres de l’histoire, deux vertus se révèlent plus importantes que jamais : la détermination et le courage. La détermination, c’est assumer sa responsabilité d’être humain, comprendre que cette crise est très pertinente pour nous-mêmes et prendre les décisions nécessaires en fonction de la situation à laquelle nous sommes confrontés. Le courage est quelque chose que vous pouvez pratiquer. Ainsi, pour les prochaines élections en Suède, je suis l’un des porte-parole de Klimatalliansen (l’Alliance pour le climat) qui est un mouvement non idéologique en lice pour des sièges à la législature nationale, et je suis également l’un des candidats. Nous nous concentrons uniquement sur une question, le changement climatique, et sur la création d’alliances entre les partis.
Je suis également impliqué dans le mouvement des Vendredi pour l’Avenir (Fridays For Future) et j’essaie d’être à la grève du vendredi aussi souvent que possible. Lors de ma première manifestation climatique, j’avais trop peur même pour tenir une pancarte, effrayé d’être exclu par mes amis et ma famille. Maintenant, j’ai appris à gérer les situations, donc même si j’ai toujours une grosse boule au ventre avant chaque action, je suis capable de faire ce qu’il faut.

Pontus Bergendahl explique ce qui l’a poussé à changer radicalement de vie et à passer à l’action : « Je suis juste un père normal de trois filles merveilleuses qui travaillait jusqu’à récemment comme gestionnaire de logiciels depuis vingt ans. J’ai vécu une vie tranquille sans ambitions plus élevées que de profiter de la vie et d’être un être humain décent jusqu’à il y a trois ans, lorsque j’ai démissionné de mon travail afin de travailler comme bénévole pour Extinction Rebellion (XR) en tant que « rebelle à vie ». Ma femme subvient désormais aux besoins de la famille. Ayant travaillé dans l’industrie tout au long de ma vie professionnelle et ayant parlé à de nombreux politiciens à tous les niveaux, je suis absolument certain que ce dont nous avons besoin en ce moment, c’est d’une prise de conscience et de passer à l’action.

Plus j’en apprends sur le changement climatique et la lutte pour prévenir une catastrophe, plus je me rends compte qu’une démocratie renforcée et profonde est la clé du changement. Nous devons briser les structures racistes et le post-colonialisme actuel avec l’inclusion, la justice et l’égalité. C’est cela la démocratie, bien qu’on ait pu l’oublier. On doit démocratiser nos organisations et nos réunions avec de nouvelles méthodes d’inclusion et nous devons inclure les gens dans le processus politique. »

 

PI. Quand avez-vous réalisé que vous deviez faire quelque chose face à la crise climatique ?
PB. En 2018, nous avons eu de gros incendies de forêt en Suède. Au même moment, Greta Thunberg a commencé ses grèves et ses discours pour le climat. La combinaison des incendies et des discours simples de Greta m’a fait comprendre qu’il se passait quelque chose de très effrayant et qu’il ne dépendait que de moi d’y faire quelque chose. Elle a parlé directement à mon cœur. Je pense que c’est beau qu’une jeune fille de 16 ans puisse complètement changer la vie d’un homme de 52 ans qu’elle n’a jamais rencontré.
J’ai toujours été conscient de la crise climatique. Mais ce n’est qu’en 2018 que j’ai réalisé que cela me concernait directement. C’est une question existentielle personnelle et c’est à la fois ma responsabilité et mon droit d’agir. Avant l’été 2018, je considérais le changement climatique comme l’un des nombreux problèmes dans le monde et j’avais choisi de me concentrer sur d’autres problèmes. Après ma prise de conscience, j’ai fait des choses auxquelles je n’avais jamais rêvé auparavant. C’était comme si mon subconscient prenait des décisions à ma place, par exemple m’attacher à une canalisation sur la route. D’un chagrin pour tous les êtres vivants a également grandi un fort sentiment de pourquoi je fais cela. C’est par amour pour toutes les personnes, les animaux et les autres êtres vivants.

PI. Au sein d’Extinction Rebellion, pourquoi préférez-vous vous appeler rebelles plutôt que militants ?
PB. En tant que militant pour le climat, vous prenez surtout conscience de la crise. Être conscient ne suffit pas. Nous devons agir maintenant. Extinction Rebellion est un soulèvement contre les partis politiques au pouvoir et la société destructrice dans laquelle nous vivons en Suède. Notre méthode est la désobéissance civile pacifique pour forcer le gouvernement à prendre des mesures et pour parvenir à la table des négociations. Nous ne voulons pas changer le système parlementaire, juste le renforcer.

PI. Quelles sont les demandes de XR ?
PB. Nos revendications sont : « Dire la vérité. » Nous avons besoin que les médias et les politiciens disent à quel point la situation écologique est extrêmement mauvaise et à quel point le changement devra être important. « Agir maintenant. » Nous devons réduire les émissions dès maintenant. « Sois le changement. » Nous, le mouvement rebelle (XR), visons à être le changement en ne jouant pas avec le statu quo, par exemple en fermant les aéroports et les banques. C’est ça l’action directe. Le plus important, c’est de renforcer la démocratie. Nous avons besoin d’assemblées de citoyens. Une assemblée citoyenne est un petit groupe, largement représentatif de l’ensemble de la population, qui, avec des scientifiques et des experts, délibère sur un sujet et fait des recommandations aux politiciens.

PI. Qu’est-ce que la désobéissance civile et pourquoi est-elle importante ?
PB. La désobéissance civile consiste à refuser d’obéir à certaines lois, exigences, ordres ou commandements du gouvernement. Nous avons l’obligation morale d’empêcher une catastrophe humaine. Nous enfreignons les lois pour empêcher quelque chose de bien pire.
Depuis plus de trente ans, nous assistons à l’échec du système politique et de la société. L’échec, c’est l’incapacité des politiciens à gérer la crise. En Suède, nous devons réduire les émissions de l’ordre de 20 % cette année et toutes les années suivantes. Il ne s’agit pas seulement d’une crise climatique et écologique, mais aussi d’une crise politique tout aussi importante. Nos politiciens sont devenus impuissants à cause des blocages tactiques et les progrès sont beaucoup trop lents dans l’industrie.
XR utilise la désobéissance civile qui est non violente autant physiquement que verbalement.
Les recherches montrent que le moyen le plus efficace d’apporter des changements est d’éveiller l’opinion publique par la désobéissance civile massive des citoyens actifs.
La désobéissance civile pacifique et non violente a fonctionné à de nombreuses reprises par le passé, du mouvement des suffragettes à Gandhi et à la libération du colonialisme, Martin Luther King et le mouvement des droits civiques, le mouvement ouvrier et le mouvement des droits LGBTQ, pour ne citer que quelques exemples. La désobéissance civile a toujours fait partie intégrante de la démocratie occidentale.

PI. Nous, en Suède, semblons avoir oublié la désobéissance civile. Pourquoi pensez-vous que les gens s’opposent à certaines des méthodes de XR ?
PB. En Suède, nous avons une très grande confiance dans le gouvernement. Le gouvernement est vu comme un bon père qui prend soin de nous. Les Suédois pensent également que nous avons une société et une démocratie optimales où nous avons des méthodes au sein de la société pour faire avancer le changement. Mais il est maintenant évident que le gouvernement ne peut pas gérer la crise climatique.
Il existe également une idée commune selon laquelle si nous l’expliquons simplement aux politiciens, ils agiront. Mais ils ne peuvent pas reconnaître à quel point c’est grave et à quel point peu a été fait, car ils s’accuseraient alors eux-mêmes. Au lieu de cela, ils proposent des objectifs lointains dans le futur dont ils n’ont pas besoin d’assumer la responsabilité pour le moment.
La plupart des gens en Suède disent qu’ils sont d’accord avec notre cause mais pas avec nos méthodes. Martin Luther King a décrit, dans sa Lettre de la prison de Birmingham, le défi présenté par cette réponse à l’action directe parmi ceux « plus dévoués à l’ordre qu’à la justice », qui préfèrent une « paix négative qu’est l’absence de tension à une paix positive qu’est la présence de la justice ». Beaucoup de gens pensent qu’on a pas besoin de s’organiser et de faire entendre notre voix, que les politiciens savent ce qui est le mieux pour nous. Nous avons connu une stabilité politique et pas de guerres pendant si longtemps, nous avons oublié que notre société a en fait été façonnée par des actes de désobéissance civile.

PI. Pouvez-vous donner quelques exemples de ce que XR a accompli ?
PB. A Oslo 2021, nous étions un groupe de 300 rebelles et nous avons changé le débat électoral et probablement aussi le résultat de l’élection. Le débat est passé de la possibilité de plaider pour le pétrole norvégien ET un avenir vert à la prise de conscience que les politiciens devaient choisir entre l’un ou l’autre : le pétrole OU un avenir vert. Nous avons eu plus de 400 articles et sept jours de télévision nationale. Le débat a changé au cours de la semaine et de nombreux médias ont reconnu que c’était notre contribution.
En 2020, nous avons arrêté l’expansion de la raffinerie de Preem, la plus grande de Suède. Nous avons arrêté l’extension du terminal gazier de Göteborg en 2019. Avec seulement quelques rebelles, nous avons empêché les grandes sociétés forestières suédoises de surexploiter la forêt. Nous avons remporté victoire après victoire grâce à une désobéissance civile qui enfreint la loi. La prochaine étape consiste à obtenir un changement de système.

PI. Que voulez-vous dire lorsque vous parlez d’un changement de système ? Dans quels domaines est-ce nécessaire et pourquoi serait-ce important ?
PB. Il n’est pas possible de continuer de croître dans les limites de la planète. Le temps des new deals écologiques est révolu. Nous devons réduire nos économies en consommant moins et en ne considérant pas la Terre comme une ressource inépuisable. Nous devons changer la façon dont nous mesurons le succès. Les changements nécessaires nécessitent une transformation des fondements de notre économie et de nos modes de vie. Nous devons faire passer la survie avant le profit. La façon dont nous le faisons dépend de nous tous. La démocratie est d’une grande importance dans la transition. Nous devons faire entendre la voix de chacun et nous avons besoin d’experts et de scientifiques pour nous montrer la voie.
Dans le processus de transformation de la société, la justice climatique est absolument centrale. Elle consiste à partager les charges, à créer une transformation équitable et à aider ceux qui sont les plus touchés à la fois par le changement climatique et la transition elle-même. Dans la partie riche du monde, nous avons la plus grande dette climatique, tandis que la plupart, ceux qui ont le moins de dette climatique, ont été les premiers à subir les effets du changement climatique. Il y a là une grande injustice dont nous devons assumer la responsabilité. Nous devrons tous faire des sacrifices économiques pour survivre, mais dans ce processus, nous pourrions redécouvrir la valeur de la vie.

PI. Comment XR planifie et exécute ses actions ?
PB. Nous sommes une organisation décentralisée. Souvent, un rebelle a une idée et les gens s’en saisissent. Lorsque vous êtes un petit groupe, vous obtenez l’aide de groupes de travail plus importants dans XR, à la fois locaux et nationaux.
Dans XR, on peut faire ce qu’on veut en tant que petit groupe d’affinité. Un groupe d’affinité est une unité autonome et auto-organisée, généralement de cinq à huit personnes, qui a pour mandat de faire ce qu’elle veut dans le cadre des valeurs et des objectifs de XR.
Être décentralisé et inclusif est absolument crucial pour XR. Cela nous rend beaucoup plus efficaces, rapides et agiles. Nous ne survivrions pas avec des structures hiérarchiques.
De plus, nous ne nous arrêtons pas à montrer les problèmes et les causes ; nous essayons de faire en sorte que l’action elle-même fasse partie de la solution, une action théâtrale. Un bon exemple a eu lieu dans la ville de Lund. Pour faire face aux embouteillages, il a été suggéré d’élargir l’autoroute. Au lieu de simplement manifester contre l’idée, nous avons changé les panneaux de limitation de vitesse de 110 km/h à 90 km/h : des études scientifiques montrent que des limitations de vitesse plus basses réduisent les embouteillages. Il était facile pour les habitants de Lund de comprendre qu’en changeant les panneaux, nous avions résolu le problème.

PI. Comment travaillez-vous avec la non-violence ? Comment enseignez-vous cette approche aux gens ?
PB. Nous avons des cours d’action directe non-violente et des cours stratégiques sur comment changer la société avec la désobéissance civile. Nous nous entraînons constamment à la non-violence tant physique que verbale et à la désescalade d’une situation. Nous discutons également avec la police avant, pendant et après l’action pour assurer des actions pacifiques.
Chez XR, nous encourageons la désobéissance civile dans tous les secteurs de la société. Cela n’a pas à être illégal. Par exemple, dans votre travail, refusez de faire des travaux qui nuisent à notre environnement. Si vous devez faire des choses que vous n’aimez pas, faites-les lentement et mal. Exprimez-vous et protestez si vous n’êtes pas d’accord. Refusez de coopérer avec des autorités avec lesquelles vous n’êtes pas d’accord.

PI. Quelles sont les dix valeurs de XR ?
PB. 1. Nous partageons une vision du changement, celle de créer un monde adapté aux générations à venir.
2. Nous établissons notre mission en fonction de ce qui est nécessaire. La recherche a montré que la mobilisation de 3,5 % de la population est suffisante pour parvenir à un changement de système1.
3. Nous avons besoin d’une culture interne régénératrice, saine, résiliente et adaptable. On dépasse nos limites personnelles et on met au défi notre système toxique, quittant nos zones de confort pour agir en faveur du changement.
5. Nous valorisons la réflexion et l’apprentissage, en suivant un cycle d’action, de réflexion, d’apprentissage et de planification pour plus d’action. Nous apprenons d’autres mouvements et contextes ainsi que de nos propres expériences. Nous faisons également une veille scientifique et technique sur le site web des scientifiques pour Extinction Rebellion.
6. Nous accueillons tout le monde et chaque partie de chacun et travaillons activement pour créer des espaces ouverts et sûrs.
7. Nous atténuons activement le pouvoir, brisant les hiérarchies de pouvoir pour une participation plus équitable.
8. Nous évitons de blâmer et de faire honte. Nous vivons dans un système toxique, mais personne n’est à blâmer.
9. Nous sommes un réseau non violent, utilisant une stratégie et des tactiques non violentes comme le moyen le plus efficace d’apporter des changements.
10. Nous sommes basés sur l’autonomie et la décentralisation. Nous créons collectivement les structures dont nous avons besoin pour défier le pouvoir.
Quiconque suit ces principes et valeurs fondamentaux peut agir au nom d’Extinction Rebellion.

PI. Vous dites qu’il est très important de se concentrer sur la démocratie dans tous les processus et toutes les actions. Comment faites-vous cela ?
PB. Nous suivons les principes organisationnels des systèmes auto-organisés (SAO)2. Par exemple, nous ne votons pas. Le vote est la tyrannie de la majorité, et la minorité sera perdante. Au lieu de cela, nous ancrons la décision dans l’organisation. Nous présentons des suggestions et des « tours de table » pour améliorer la suggestion jusqu’à ce que tout le monde soit satisfait. Ce processus nécessite une culture de respect et de confiance. S’il y a une décision avec laquelle vous n’êtes pas entièrement d’accord, vous devriez vous demander : « Est-ce assez bien pour l’instant ? Suffisamment sûr pour essayer ? »
La démocratie est surtout visible dans les détails, par exemple dans nos réunions. Nous utilisons des méthodes de rencontre féministes pour établir une culture d’écoute inclusive. Nous nous appuyons sur d’autres techniques pour briser les structures de pouvoir et inclure tout le monde dans nos réunions. Parfois, pour être efficace, nous donnons à un petit groupe de rebelles le mandat de prendre des décisions pour le reste d’entre nous. Il existe de nombreuses techniques pratiques qui aident à maintenir une organisation SAO saine et une culture solide.

PI. Quelle est la gravité de la crise climatique ?
PB. En 2019, plusieurs climatologues ont publié un article sous le titre L’issue la plus probable est la fin de la civilisation. Et cela a déjà commencé. Presque tous les mois, des catastrophes climatiques se produisent partout dans le monde. Au cours de la prochaine décennie, nous assisterons à des famines, des inondations, des ouragans et des vagues de chaleur qui se traduiront par des troubles sociaux, l’effondrement de l’ordre public et la guerre.
Nous verrons des flux de morts et de réfugiés comme jamais auparavant. C’est pourquoi le secrétaire général de l’Onu, António Guterres, déclare qu’il s’agit d’un avertissement « code rouge » pour l’humanité.
Même si nous réduisons les émissions à l’échelle mondiale maintenant, la crise continuera de s’aggraver en raison des boucles de rétroaction climatique qui deviennent des points de déclenchement pour de nouvelles perturbations. On peut oublier l’objectif de 1,5°C et les budgets carbone. C’est un combat pour chaque dixième de degré. Nous ne pouvons pas arrêter une catastrophe, mais nous pouvons l’atténuer.
Les effets du changement climatique sont de l’ampleur d’une guerre nucléaire mondiale. Ça se passe maintenant, nous sommes dans la phase finale du changement climatique. C’est une menace existentielle directe pour tout le monde.

PI. Qu’est-ce qui vous donne de l’espoir ?
PB. Ce qui m’inspire et me donne de la force, c’est d’agir, d’essayer de lutter pour ce qui est juste, quelles que soient les chances. Bien sûr, chaque dixième de degré vaut la peine de se battre. Il y aura une catastrophe mondiale, mais nous pouvons influer sur sa gravité.
La lutte porte sur la moralité et la justice, pas sur l’espoir. Il n’y a aucun espoir pour les personnes qui meurent en Inde en ce moment, avec des températures à 50°. Il n’y a aucun espoir pour les enfants de Madagascar qui meurent de faim. La seule chose que nous savons, c’est que ce sera bien pire dans les décennies à venir.
Dans mon travail quotidien, je reçois aussi beaucoup de force, de l’amour et de la compassion de mes camarades rebelles et je sais qu’il existe une autre façon de vivre qui n’est pas liée à la consommation et à la cupidité.
Je terminerai par quelques suggestions aux personnes qui liront ceci : Impliquez-vous dans une organisation climatique ou environnementale, assistez à une réunion d’introduction ou commencez à lire par vous-même. Faites du bénévolat un jour par semaine ou un jour par mois. Réservez une petite partie de vos vacances pour participer à l’une des grandes manifestations ou actions de masse. Commencez par de petites étapes, écrivez-les et placez-les sur votre réfrigérateur. Cela pourrait être l’une des décisions les plus importantes de votre vie.

Pour plus d’informations : https://www.climatealliance.org (anglais et autres langues)

1 – Voir Ceci n’est pas un exercice : un manuel de rébellion d’extinction (Extinction Rebellion, 2019)
2 – https://extinctionrebellion.fr/ressources. Guide du système d’auto-organisation https://rdv.extinctionrebellion.fr/index.php/s/rwC2QmJxbApY5jQ

Suède Auteur : Adriane Trottner et Håkan Ekvall, collaborateurs de Share International basés à Lund et Höör (Suède).
Thématiques : environnement
Rubrique : Entretien ()