Sauvetages

Partage international no 119juillet 1998

Durant un séjour au Guatemala, j’entendis parler d’un Indien qui aidait les gens à résoudre leurs problèmes. Pensant qu’il pouvait peut-être m’aider à faire des choix pour mon proche avenir, je pris contact avec son collaborateur pour savoir ce qu’il en pensait. Il proposa que nous fassions un rituel « costumbre ». Il semblait que ce soit sa façon de se renseigner auprès de ses contacts du monde invisible sur l’aide qu’il pouvait apporter. Même s’il n’obtenait aucun renseignement, Juan déclara que c’était une bonne chose à faire pour mettre la chance de mon côté. Je devais le rencontrer à mi-chemin, sur le flanc de la montagne, dans une grotte. Je partis à pied sur une route qui me conduisit au-dessus de la grotte, puis je descendis jusqu’à l’entrée par une petit sentier. L’intérieur de la grotte était rempli de rameaux de pin et de fumée d’encens. Juan se mit à psalmodier et à diffuser l’encens alentours. Je n’étais pas sure que cela soit bien sincère et je pensai soudain qu’il profitait de moi. Mais il me faisait payer si peu que cela n’aurait pas eu de sens. La cérémonie se poursuivit un moment et je dois avouer que je restai quelque peu incrédule. Puis il m’annonça que c’était fini et qu’il devait rester pour nettoyer. Il me recontacterait plus tard pour me dire, je suppose, ce qu’il avait appris. Peut-être cela était-il dû à l’obstacle de la langue, mais j’estimais avoir perdu mon temps. Je le quittai alors qu’il commençait à dégager les rameaux de pin. Je crus me débarrasser de ma frustration en remontant en courant le petit sentier jusqu’à la route. Arrivée là, j’aperçus Juan, appuyé négligemment contre un arbre, frais, calme, détendu, assoupi sous son chapeau. Je n’avais guère plus de vingt ans et j’étais en pleine forme. Lui, qui m’apparaissait comme un vieil homme ridé m’avait cependant devancé. Il m’accueillit avec un large sourire et me dit que nous avions besoin d’une autre « costumbre », qu’il avait vu des choses troublantes. J’étais si stupéfaite par sa présence à cet endroit que j’acceptai.

Nous nous retrouvâmes le soir suivant, et bien que je ne me souvienne plus des détails, il me dit que je tomberais très malade, qu’on m’enverrait aux Etats-Unis, que mon avion manquerait de s’écraser, mais que la « costumbre » en atténuerait les effets et que tout se passerait bien. Le soir qui suivit cette rencontre, je m’assis près du lac et regardai les étoiles. Je les entendis vraiment chanter : chacune d’elle semblait émettre sa propre tonalité. J’eus le sentiment d’être protégée.

Peu après, je quittai le Guatemala pour aller plus au sud et tout se passa comme prédit. Je ne sais trop comment je survécus à toute une suite d’événements pénibles qui m’auraient certainement coûtés la vie si je n’avais pas été sauvée juste à temps par toute une série de coïncidences.

Pouvez-vous me dire si Juan était un ange gardien ou simplement un illusionniste ? Ai-je été protégée durant tout ce temps ?

W. S., Berkeley, CA, E.-U.

[Le Maître de Benjamin Creme plaide coupable de ces divers « sauvetages »]

Guatemala
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)