S4 : L’histoire de Bob Lazar – présentation de film

Partage international no 453mai 2026

par Douglas Griffin

En mai 1989, Bob Lazar a été interviewé incognito et sous le faux nom de Dennis sur la chaîne de télévision KLAS-TV de Las Vegas par le journaliste d’investigation George Knapp. Au cours de l’entretien, B. Lazar a évoqué son poste de physicien au sein de l’installation militaire secrète S4, qui fait partie de la tristement célèbre Zone 51, située près de la base aérienne de Nellis, dans le désert de Mojave, au sud du Nevada.

À la grande stupéfaction des téléspectateurs, il affirma faire partie d’un programme secret du gouvernement américain qui travaillait alors sur neuf ovnis d’origine extraterrestre. Sa mission consistait à participer à un travail de rétro-ingénierie de l’un de ces vaisseaux spatiaux – en particulier de son système de propulsion – que B. Lazar baptisa Sport Model et qui mesurait seize mètres de diamètre et cinq mètres de haut. Apparemment, il était fabriqué à partir d’une substance métallique ressemblant à du titane liquide. Un vaisseau très inhabituel qui l’a convaincu que celui-ci, tout comme les autres vaisseaux, n’était pas le fruit de l’ingénierie humaine. La tâche de l’équipe de scientifiques de S4 consistait à déterminer si le système de propulsion pouvait être reproduit à l’aide de matériaux terrestres.

B. Lazar est réapparu sur KLAS-TV aux côtés de George Knapp en novembre 1989, cette fois-ci ouvertement et sous son propre nom, assumant pleinement son statut de lanceur d’alerte. Il a raconté avoir été stupéfait en voyant les autres « soucoupes volantes » entreposées dans divers hangars qui appartiennent de façon non officielle au gouvernement américain. Il se souvint également de la première fois où il tomba sur des documents révélant qu’un programme de recherche secret sur un réacteur anti-gravité destiné à être utilisé dans des systèmes de propulsion était en place. Dans le cadre de ce système de propulsion, un élément connu sous la dénomination de 115 était utilisé pour exploiter l’anti-gravité, permettant à ces vaisseaux spatiaux de voler de cette manière particulière qui leur est propre. Comme il le dit à l’époque : « Il est impossible de synthétiser un élément aussi lourd sur Terre… Cette substance doit provenir d’un endroit où des éléments super lourds auraient pu être produits naturellement. » Il était de notoriété publique parmi les scientifiques travaillant sur le programme S4 qu’environ 226 kilogrammes de l’élément 115 avaient déjà été recueillis à partir de vaisseaux spatiaux extraterrestres récupérés, et que le gouvernement américain était en possession de ces 226 kilogrammes.

Aujourd’hui, plus de 35 ans après ces événements, un nouveau documentaire revient sur les révélations extraordinaires de Bob Lazar. Comme le révèle le documentaire, la politique « officieuse » consiste toujours à nier activement l’existence même du site S4, sans parler des travaux qui y ont été menés.

S4 : L’histoire de Bob Lazar (image tirée de la bande-annonce du film documentaire)

S4 : L’histoire de Bob Lazar1 est avant tout le fruit d’une collaboration entre le réalisateur Luigi Venditelli et Bob Lazar, qui ont travaillé en étroite collaboration pendant plus de trois ans afin de rendre ce film aussi détaillé et fidèle que possible. Il combine de nouveaux témoignages du physicien, des reconstitutions visuelles utilisant des images de synthèse 3D (CGI) du vaisseau spatial d’origine (Sport Model) et des espaces intérieurs de l’installation militaire, en particulier le « grand hangar » qui l’abritait, ainsi que de nouvelles preuves indiquant l’existence d’opérations top secrètes impliquant des vaisseaux issus de la rétro-ingénierie dans la zone 51 du Nevada.

La campagne promotionnelle du documentaire, avant sa sortie début avril, indiquait : «  Alors que l’intérêt mondial pour les phénomènes aériens non identifiés (PAN), les lanceurs d’alerte et le secret d’État connaît un regain, S4 : The Bob Lazar Story aide à replacer dans leur contexte les origines du mouvement actuel. Une grande partie de ce qui se dit aujourd’hui remonte directement aux révélations initiales de B. Lazar en 1989, ce qui rend aujourd’hui cette histoire plus pertinente qu’elle ne l’a jamais été. L’objectif de Project Gravitaur (la société de production du documentaire) est de faire la lumière sur les décennies de confusion, de ridicule et de déformation qui ont entouré le témoignage de B. Lazar. »

Dans une récente interview accordée au magazine Forbes, lorsqu’on lui a demandé comment il évaluait ce dernier documentaire par rapport aux précédents films consacrés à son histoire, B. Lazar a répondu : « Il n’y a pas de comparaison possible. Luigi (Venditelli) a passé plus de trois ans à faire des allers-retours avec moi pour s’assurer que tous les détails soient exacts. Pendant le tournage, il ne m’a vraiment rien montré. Je lui attribuerais une note de 9,8 sur 10 pour la précision. »

On lui a également demandé, plus précisément, ce qu’il pensait de son travail au S4 : « Quand avez-vous vraiment pris conscience, pour la première fois, de ce à quoi vous aviez affaire ? », il a répondu : « Nous n’avons pas de machine qui produit la gravité – c’est une propriété de la matière. Et nous n’avons rien qui produise l’antigravité, quelque chose qui repousse. Mais cet appareil le fait. Une fois que mon collègue de laboratoire l’a mis en marche, j’ai essayé de le toucher. Dès que ma main s’en est approchée, j’ai compris que cet appareil n’avait pas été construit par des êtres humains. […] Je n’étais pas tant intrigué qu’effrayé. Je ne sais pas si c’était simplement une intuition au fond de moi qui me disait qu’une autre civilisation l’avait construit, de même que la puissance colossale que cet appareil dégageait et le fait que nous ne savions pas quoi en faire. […] Pouvez-vous imaginer prendre un petit réacteur nucléaire en état de marche et le déposer à l’époque victorienne ? Nous sommes dans la même situation. »

Au cours des nombreuses années qui ont suivi l’entretien initial de B. Lazar, comme le montre le documentaire, on a pu observer de nombreux exemples où les autorités ont cherché à discréditer le récit de ce qu’il a vécu. Selon B. Lazar, tous ses dossiers professionnels et scolaires ont été soit supprimés, soit falsifiés, en particulier ceux attestant de son passage à la base militaire S4 et, avant cela, aux laboratoires de Los Alamos. L’entreprise EG&G et la Marine des États-Unis, pour lesquelles il travaillait à S4, ont toutes deux nié avoir jamais détenu le moindre dossier concernant son emploi en tant que physicien. Le film de George Knapp démontre que ces affirmations sont fausses en fournissant des preuves documentées attestant qu’un certain Robert Lazar a bien travaillé pendant la période en question pour les laboratoires de Los Alamos, puis par la suite à S4. Il a également obtenu de la base aérienne de Nellis qu’elle admette que S4 existe bel et bien, malgré les démentis officiels. George Knapp aurait mené cette enquête pour vérifier l’authenticité des propos de B. Lazar avant d’accepter de l’interviewer.

S4 : L’histoire de Bob Lazar est une reconstitution fascinante et visuellement saisissante des informations initiales présentées en 1989 par ce physicien courageux, bien que largement discrédité, qui ne pouvait tout simplement pas garder le silence sur le programme gouvernemental secret auquel il avait participé, et que ce même gouvernement a depuis lors caché au grand public. Ce film d’une durée de près de deux heures est actuellement disponible sur Amazon Prime Video en anglais, sous-titré en français.

1. Titre original : S4 : The Bob Lazar Story

Etats-Unis Auteur : Douglas Griffin, collaborateur de Share International résidant à Londres (Royaume-Uni).
Thématiques : Ovnis
Rubrique : Point de vue ()