Retour en force de la famine

Partage international no 208décembre 2005

D’après le Programme alimentaire mondial des Nations unies (Pam), après des décennies de progrès, la famine fait à nouveau davantage de victimes.

« Nous perdons du terrain », a déclaré James Morris, directeur du Pam, lors de la Journée mondiale contre la faim ; il a insisté auprès des pays donateurs pour qu’ils ne perdent pas ce problème de vue.

D’après le Pam, 25 000 personnes meurent chaque jour de faim et de pauvreté ; six millions de personnes sont mortes de faim en 2005. « La famine et les maladies qui y sont associées provoquent encore plus de victimes que le sida, la malaria et la tuberculose réunies. »

C’est l’Afrique sub-saharienne, où les conflits et le sida ont renforcé les effets de la famine, qui reste la plus affectée par la malnutrition ; de très graves difficultés subsistent également dans d’autres parties du monde dont notamment la Corée du Nord, Haïti et l’Afghanistan. Dans le sud de l’Afrique, quelque 12 millions de personnes (dont 5 millions au seul Malawi) ont besoin d’une aide alimentaire en attendant la prochaine récolte d’avril 2006.

Mike Huggins, responsable du Pam dans cette région, affirme : « Nous essayons de subvenir aux besoins alimentaires de 9,2 millions de personnes parmi les plus vulnérables et nous avons besoin d’environ 400 millions de dollars pour y faire face ; après des mois de recherche, il nous manque encore 180 millions de dollars pour atteindre notre objectif. »

La réponse donnée par les pays développés à cette crise alimentaire est inadéquate ; J. Morris souligne que les pays développés consacrent bien plus d’argent pour subventionner leurs propres agriculteurs pendant une seule semaine que pour soulager la faim dans le monde sur toute une année.


Sources : BBC News, Grande-Bretagne
Thématiques : Société, politique, Économie
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)