Répercussions financières de l’attentat du 11 septembre

Partage international no 159novembre 2001

 « Comme nous l’avons déjà annoncé [PI décembre 1988], un krach boursier prendra naissance au Japon. Maitreya l’a répété : le krach boursier est inévitable. La fin est proche. C’est une bulle sur le point d’éclater. » [PI, mai 1989]

Comme beaucoup s’y attendaient, le marché boursier américain a plongé immédiatement après les attentats terroristes du 11 septembre, même s’il a rebondi dans une certaine mesure au cours des semaines suivantes. Mais les dramatiques événements n’ont fait qu’accentuer le tableau d’une économie déjà en perte de vitesse, avec d’autres baisses prévues dans un proche avenir. Le bilan du troisième trimestre à Wall Street est le plus mauvais que la bourse américaine ait connu depuis le krach de 1987. Depuis le 30 juin 2001, le Standard and Poor’s 500 a chuté de 16 %, ce qui indique la possibilité d’une seconde année négative consécutive, chose qui ne s’était pas produite depuis 1973 et 1974. Au même moment, le chômage aux Etats-Unis a atteint son plus haut niveau depuis neuf ans. De nombreux économistes considèrent que le pays est en récession et on s’attend à ce que les conséquences s’en fassent sentir dans le monde entier.

En fait, selon le président de la Banque mondiale, 40 000 enfants de plus dans le monde mourront avant l’âge de cinq ans et 10 millions de personnes de plus seront condamnées à la misère, en conséquence des attentats du 11 septembre.

James Wolfensohn a déclaré que les répercussions économiques des attentats provoqueront la perte de vitesse ou la récession de plusieurs pays pauvres, en raison de la baisse sévère des exportations, de l’effondrement du tourisme, de la chute du prix des matières premières et des investissements.

« Il existe un lien très net entre la chute de l’activité économique, la mortalité infantile et la pauvreté, a affirmé J. Wolfensohn. Lorsque vous avez à la fois une chute de l’économie mondiale, une baisse importante du prix des matières premières et une énorme réduction du commerce international, ceux qui souffrent le plus sont ceux qui vivent dans les pays en développement. »

Ce qui sera nécessaire, a déclaré le président de la Banque mondiale, c’est un soutien financier plus important venant de sources bilatérales et multilatérales comme les gouvernements et les institutions internationales. « Je pense que dans les années à venir, trois choses seront nécessaires pour faire face aux conséquences des attentats terroristes sur l’économie mondiale : une augmentation annuelle de l’aide internationale de 10 à 20 milliards de dollars, pour atteindre environ 100 milliards de plus par an dans les années à venir, une ouverture des marchés aux pays en développement, et la poursuite de la coordination des politiques monétaires et fiscales. »

Mise à part la nécessité de l’aide au développement visant à sauver la vie des enfants voués sinon à une mort certaine, en raison de la pauvreté croissante en Afrique et ailleurs, J. Wolfensohn a parlé de la nécessité d’une plus grande justice sociale et d’une plus grande stabilité politique dans les endroits défavorisés du monde.

« Actuellement, 80 % de la population mondiale ne dispose que de 20 % du revenu mondial, a-t-il déclaré, et nous devons prendre conscience de la nécessité d’une stabilité mondiale quand il existe une telle inégalité dans le monde, car vaincre la pauvreté va dans le sens de la paix. »

Une aide supplémentaire annuelle de 100 milliards de dollars en faveur des pays en développement correspondrait, selon J. Wolfensohn, à l’objectif que s’est fixé la communauté internationale d’augmenter progressivement le montant de l’aide publique, qui s’élève actuellement à 0,22 % du PNB des principaux pays industriels, pour atteindre un taux de 0, 7 %.


Sources : New York Daily News ; International Herald Tribune, Etats-Un
Thématiques : Société, politique, Économie
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)