Partage international no 110 – octobre 1997
Une étude réalisée dans le cadre du Rapport annuel de l’Unicef sur le progrès des nations, montre que près de trois milliards d’individus, la moitié des habitants de la planète, sont dépourvus de conditions sanitaires élémentaires, la situation ne faisant qu’empirer. L’absence d’hygiène conduit au retour d’anciennes maladies et à un accroissement de la mortalité due aux diarrhées. Selon Adrienne Germain, directrice de programme pour une organisation indépendante soutenant les groupes de femmes dans les pays pauvres : « Les services des ministères de la Santé [dans les pays en voie de développement] ne considèrent pas l’eau et l’amélioration des conditions sanitaires comme faisant partie de leurs attributions. » Faute d’attention suffisante portée aux problèmes sanitaires, l’efficacité des programmes médicaux locaux est compromise. Même dans les pays qui ont fait de grands progrès dans l’approvisionnement en eau potable pour les populations pauvres, l’accès à des toilettes hygiéniques laisse encore fortement à désirer.
Le Rapport sur le progrès des nations examine également le montant de l’aide des pays industrialisés, et relève qu’en 1995, dernière année pour laquelle les dossiers sont disponibles, l’aide gouvernementale au développement a chuté jusqu’à son plus bas niveau depuis 1950. Avec une contribution moyenne de 0,27 % du PNB, les Etats-Unis sont tombés au bas de la liste, réduisant maintenant leur contribution à 0,10 % seulement du PNB. Les pays donateurs arrivant en tête sont le Danemark, la Norvège, les Pays-Bas et la Suède. En termes absolus, c’est le Japon qui fournit la contribution la plus importante. La contribution de presque tous les pays a régressé depuis 1992.
Sources : Unicef ; New York Times, E.-U.
Thématiques : Sciences et santé, Société
Rubrique : Divers ()
