Rapport de l’Unicef : la situation des enfants dans le monde en 2016

Partage international no 340décembre 2016

Le 16 octobre 2016, la Journée mondiale de l’alimentation a permis au Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) d’attirer l’attention sur certains faits alarmants. Le nouveau rapport de l’Unicef, publié le 14 octobre, indique que, dans l’ensemble du monde, parmi les enfants de moins de deux ans, cinq sur six ne reçoivent pas une nutrition adéquate pour la croissance et le développement du cerveau.

La nutrition de l’enfant pendant les deux premières années de vie est essentielle au développement et à la survie et, malgré une réduction de la malnutrition chronique au cours des dix dernières années, le retard de croissance continue d’affecter 156 millions d’enfants de moins de cinq ans, tandis qu’à l’autre extrémité du spectre, 42 millions d’enfants sont en surpoids ou obèses – une augmentation de 11 millions par rapport à 2000.

L’allaitement maternel donne aux enfants les meilleures chances et peut sauver des vies, mais trop peu d’enfants en bénéficient. Le nouveau rapport recommande que les aliments solides, semi-solides et mous soient introduits à l’âge de six mois mais il a été constaté que cette introduction est faite en pratique souvent trop tôt ou trop tard, ce qui induit des effets néfastes sur la santé et le développement.

Le rapport invite également les mères à allaiter leurs enfants jusqu’à l’âge de deux ans ou davantage, en plus des aliments complémentaires. « Les nourrissons et les jeunes enfants ont bien plus besoin de nutriments qu’à tout autre moment de la vie. Mais le corps et le cerveau de millions de jeunes enfants n’arrivent pas à leur plein potentiel parce qu’ils ne sont pas nourris correctement, a déclaré, dans un communiqué de presse, France Begin, conseiller principal en nutrition à l’Unicef. Une mauvaise alimentation à un si jeune âge provoque des dommages mentaux et physiques irréversibles. »

L’étude a également révélé que :

– bien que cette mesure soit critique pour la survie, moins de la moitié de tous les nouveau-nés sont allaités dans la première heure de leur vie ;

– seule la moitié des enfants âgés de 6 à 23 mois reçoivent le nombre minimal de repas par jour nécessaire à leur âge ;

– dans les pays riches comme dans les pays pauvres, les longues périodes d’allaitement maternel sont en corrélation avec un niveau élevé de capacités mentales ; d’autres éléments indiquent que cela se traduit par une meilleure performance sur le plan scolaire ainsi que par d’autres avantages à long terme ;

– l’allaitement maternel peut réduire le risque d’obésité et de maladies chroniques plus tard dans la vie, et les mères qui allaitent ont un risque moindre de développer des cancers du sein et des ovaires ;

– l’élargissement au niveau mondial de l’allaitement maternel pourrait sauver plus de 800 000 enfants et ajouter une contribution de plus de 300 milliards de dollars à l’économie mondiale chaque année ;

– l’introduction de fruits et légumes dans la petite enfance permet de prédire la consommation qui en sera faite plus tard ;

– seule la moitié des enfants âgés de six à onze mois reçoivent des aliments provenant de sources animales, qui sont essentiels pour fournir du zinc et du fer.

Les familles ne peuvent à elles seules fournir aux enfants une alimentation suffisante, ce qui souligne la nécessité pour les gouvernements d’investir dans des politiques et des programmes d’alimentation complémentaire qui mettent l’accent sur la nutrition à un âge précoce.

Afin de fournir des aliments nutritifs et abordables aux enfants les plus pauvres du monde, les gouvernements et le secteur privé devront s’engager dans des investissements plus importants et plus ciblés. Il va sans dire que la meilleure solution serait de fournir une solution définitive à la faim et à la pauvreté dans le monde entier.


Date des faits : 16 octobre 2016
Sources : Unicef
Thématiques : Sciences et santé
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)