Questions-réponses – (5/5)

SÉMINAIRE 1997 : La coopération

Partage international no 123novembre 1998

par Benjamin Creme

Q. Comment arriver à un consensus ? Pourriez-vous être plus explicite à ce sujet ?
R. Il n’existe qu’une seule manière d’arriver à un consensus : la coopération. Dès que vous coopérez, un consensus devient possible. Tant que vous faites preuve de rivalité en présentant vos différents points de vue, il n’existe pas de consensus parce que tout le monde veut que son propre point de vue soit accepté et retenu comme le meilleur. On en arrive alors à une décision à la majorité, ce qui n’a rien à voir avec le consensus.
Le consensus naît de la compréhension intuitive, venant de l’âme, qu’un certain processus, une réalisation donnée, et par conséquent une forme d’action entreprise par un groupe, est la seule et unique manière d’agir qui convienne à tel moment et à tel endroit.
Le consensus devient alors une force très dynamique. Dès que vous atteignez un véritable consensus, vous avez à votre disposition toute l’énergie – la volonté, l’amour et l’intelligence – du groupe pris comme un tout. C’est comme si quelque chose d’autre avait été créé, une voix exprimant la synthèse, une voix qui rassemble les points de vue les plus divers, toutes les nuances d’idées, toutes les réserves émises. Toutes les divergences d’opinion se fondent dans une approche intuitive lorsqu’un groupe travaille réellement dans une totale coopération. La vision finale est connue, acceptée et perçue de la même façon par tout le monde et un consensus naît soudain au sein du groupe, apportant avec lui toute l’énergie de l’âme.
L’action venant du consensus accomplit le travail. Ce devrait être le but de toutes les actions du groupe : les joindre, les fusionner à tel point qu’elles soient capables de produire quelque chose comparable à un sceptre d’acier, dur et coupant, qui accomplit directement la tâche. Sinon, chacun de son côté essaie de faire un petit quelque chose ici ou là. L’action reste diffuse et, par conséquent, relativement inefficace.
D’après mon expérience (comme tout un chacun, je fais mes propres expériences) la plupart des actions entreprises dans le monde, concernant le travail lié à la Réapparition, présentent ce caractère diffus. Ce n’est que de temps à autre qu’une sorte d’inspiration agit comme un feu synthétisant qui mène à une action naturelle et immédiate allant droit au cœur des journalistes ou d’autres personnes. Vous pouvez reconnaître ce genre d’action lorsqu’elle se produit. Vous ne pouvez la prévoir à l’avance ; elle se produit tout simplement lorsque le groupe coopère si bien que le mental et l’intuition de ses membres fusionnent, ce qui débouche sur une action naturelle et évidente qui se révèle être la meilleure possible. C’est la meilleure façon de travailler. Elle laisse de côté toute forme de critique et d’interrogation. L’action elle-même devient le creuset ou toutes les idées, les intentions, l’intelligence et la créativité du groupe fusionnent. Il s’agit alors d’une pensée de groupe, d’une action de groupe, de quelque chose de tout à fait exceptionnel. Rien de tout ce que nous avons connu auparavant ne peut être comparé à cette action directe.

Q. Dans quelle mesure faut-il se montrer patient à l’égard de ceux qui ne veulent pas respecter ce qui se fait au sein du groupe ? Il faut quelquefois savoir tirer un trait.
R. Dans quelle mesure doit-on se montrer patient ? Autant qu’il est nécessaire ; c’est à vous d’en décider car chaque problème, chaque situation est différente. Je sais que l’on trouve des gens impossibles dans tous les groupes. Il tient à vous soit de vivre avec, soit de les mettre dehors afin que les autres puissent profiter pleinement du travail de groupe. Le travail de groupe devrait être un plaisir. Quelqu’un a fait allusion à la joie qui peut naître d’une activité de groupe intéressante et remplie de vitalité. C’est tout à fait vrai. Le travail de groupe devrait être l’activité la plus joyeuse qui soit, un travail beaucoup plus agréable que le travail solitaire, bien que personnellement j’adore travailler seul, en tant que peintre.

Q. Des sessions de travail de groupe sont-elles utiles afin de clarifier les points de vue de chacun et d’essayer d’atteindre un objectif commun ?
R. Si vous aimez les sessions de travail de groupe, n’hésitez pas à en organiser. Vous devez faire des essais, voir ce qui marche. Certaines personnes aiment confronter différents points de vue en réunion de groupe, en discuter et faire valoir des arguments. Beaucoup de gens trouvent cela très enrichissant. Beaucoup de gens aiment cela, alors pourquoi s’en priver ?

Q. Comment utiliser le détachement pour pallier les effets négatifs de la compétition au sein du groupe ?
R. En devenant plus détaché. Demandez-vous : « Qui a un esprit compétitif », et non pas : « Ai-je l’esprit compétitif ? » Bien sûr que vous avez l’esprit compétitif, comme tout le monde. Démasquez l’identité de ce qui. Si vous parvenez à prendre un certain recul par rapport à la compétitivité et si vous vous identifiez au Soi, vous devenez plus détaché. Plus vous vous détachez, plus cela devient une attitude facile qui bientôt se transforme en habitude. L’important est d’observer ce qui se passe et de s’en détacher en ne s’y identifiant pas.
Demandez-vous : « Qui a l’esprit de compétition ? Qui a une attitude blessante ? Qui perturbe le groupe ? Qui est destructeur ? » Trouvez l’identité de ce « qui », l’identité de ce démon, parce qu’il s’agit de l’un de vos démons. Nous avons tous de multiples démons. Mais si vous vous contentez de dire : « Je ne dois pas me comporter ainsi, je dois faire des efforts », vous n’arriverez à rien. Les démons ont de nombreuses têtes et chaque fois que vous en tranchez une, une autre prend sa place. Vous serez peut-être tranquille pendant deux semaines, mais ensuite une nouvelle tête repoussera. Plus vous faites d’efforts pour ne pas avoir un esprit de compétition, moins vous y parvenez. Vous devez remplacer cela par autre chose : la coopération. Celle-ci vient de l’âme, de la méditation, d’une identification juste.

Q. Apprenons-nous à coopérer en développant le détachement, la sincérité de l’esprit, l’honnêteté du mental, la conscience, l’amour inconditionnel, etc., ou acquérons-nous ces qualités grâce à la coopération ?
R. Les deux. Si vous êtes détaché, c’est facile. Mais combien de personnes le sont ? Vous pouvez cultiver le détachement et, dès que vous agissez de manière détachée, vous coopérez, vous entretenez déjà des relations justes. C’est quelque chose que vous devez apprendre. Le détachement, la sincérité de l’esprit, l’honnêteté du mental, la conscience, sont elles-mêmes le résultat d’une attitude coopérative et, inversement, lorsque ces qualités se manifestent, elles mènent à la coopération. Tout cela est inséparable : parler de relations justes, c’est parler de coopération et, comme le dit le Maître, coopération est un autre mot pour unité. Unité, coopération, justes relations sont différentes manières d’exprimer la même chose.

Q. La méditation de transmission favorise-t-elle la coopération au sein d’un groupe ?
R. Tout ce qui met en contact avec l’âme, tout ce qui apporte de l’énergie aux véhicules de l’âme, ira dans ce sens. Je ne peux pas dire : « Faites de la méditation de transmission et vous apprendrez à coopérer. » Ce n’est pas aussi simple. La coopération vous deviendra de plus en plus naturelle si vous faites de la méditation de transmission, d’une manière correcte et assidue, en gardant l’attention focalisée dans la tête. Cela favorisera la réorientation nécessaire.

Q. Le Maître affirme que les gens dans le monde peuvent être divisés en deux catégories : ceux qui se livrent à la compétition et ceux qui coopèrent. La division est-elle aussi nette ? N’avons-nous pas tous ces deux types de comportement ? Est-ce que cela ne dépend pas de la situation dans laquelle nous nous trouvons ?
R. C’est tout à fait vrai, mais cela ne signifie pas que la division marquée par le Maître ne soit pas si nette. Elle signifie que nous avons tous en nous ces deux types de comportement et que notre manière de réagir dépend de la situation à laquelle nous nous trouvons confrontés. Si nous nous trouvons dans une situation favorable, nous nous montrons aussi compétitifs que possible. Si ce n’est pas le cas, nous nous montrons aussi coopératif qu’il nous semble nécessaire de l’être, juste ce qu’il faut pour nous en tirer au mieux. Si l’on veut regarder les choses honnêtement et avec réalisme, c’est ainsi que fonctionnent la plupart des groupes.
Tout le monde, tour à tour, rivalise avec autrui ou au contraire se montre légèrement coopératif. Ce n’est pas comme si la compétition pouvait se transformer en coopération, c’est impossible. Les deux attitudes sont opposées et la coopération ne peut jamais devenir de la compétition. Ce qui se passe, c’est que la manière dont vous réagissez à une situation donnée devient le levier que vous actionnez. Si vous y êtes obligé, vous coopérez. Si vous pouvez vous en sortir seul, vous ferez preuve d’esprit compétitif jusqu’à ce que quelqu’un dise : « Non, non, il y a trop de compétition. Il est impossible de continuer ainsi. »
C’est la psyché humaine qui essaie de contrôler toutes les situations. Certaines personnes manipulent les situations de manière détournée, agissant par la ruse, en coulisses, faisant jouer un détail, trouvant un allié ici et un autre là pour les soutenir. Tous les groupes agissent ainsi parce que c’est humain. C’est ainsi que la majorité des hommes se comporte : c’est ainsi que se manifeste la personnalité. Et chacun fonctionne plus ou moins en tant que personnalité.
Les problèmes viennent de la personnalité, d’un abus de son aspect manipulateur. Cette tendance existe dans presque tous les groupes. De temps en temps, d’autres aspects se manifestent, suivant la personne à qui l’on a affaire. Ce sont des choses que vous reconnaîtrez, que vous devriez reconnaître en vous-mêmes.
Je ne veux pas dire que tout le monde est manipulateur, mais ceux qui ont un mental et un cerveau de 3e rayon devraient se surveiller ! Pensez-y. Je ne veux pas dire que vous devez changer, contrecarrer vos tendances, mais juste avoir l’œil sur votre comportement réel et ainsi vous pourrez vous en détacher. Vous ne pouvez vous détacher de quelque chose que si vous l’observez, si vous le reconnaissez. Contentez-vous d’observer votre attitude sans essayer de la changer, sans la justifier, sans rationaliser, regardez-la simplement et vous vous rendrez compte que vous devenez plus détaché. Cette manière de procéder est valable pour se détacher de n’importe quel mirage.
Nous avons tous en nous l’esprit de compétition mais en même temps la possibilité de coopérer, parce qu’en tant qu’âme nous avons instinctivement le sens de la coopération. Il est dans la nature même de l’âme de vouloir coopérer. Elle possède une vision de la vie élargie, généralisée, inclusive, qui ne peut s’exprimer que par la coopération. Il ne faut pas oublier que, dans l’ère qui commence, l’énergie de synthèse, l’énergie même du Verseau, ne peut-être sentie, appréhendée, utilisée qu’en groupe. Elle n’est pas destinée à l’individu isolé mais au groupe. Celui-ci a besoin d’individus solides, conscients, intelligents et actifs qui soient capables de se mettre à son service. Il est alors possible d’agir en harmonie avec le nouvel âge, avec la nouvelle énergie du Verseau, cette force de fusion, de mélange et de synthèse qui se manifestera un jour en tant qu’humanité une. Agir dans ce sens devrait être notre but.

Q. Est-ce l’énergie d’amour apportée par Maitreya qui résoudra vraiment le problème de la compétition ?
R. Oui, mais pas seule. Maitreya ne peut pas faire les choses à notre place. Si c’était possible, je suis certain qu’il le ferait. Mais nous devons nous sauver nous-mêmes, traverser tout le processus nécessaire à notre propre salut. Personne sur la Terre, pas même Maitreya, ne peut le faire pour nous. Il s’agit d’un dialogue personnel avec notre âme. Nous devons la laisser s’exprimer en nous, de plus en plus, et faire appel à son énergie, à son intuition, à sa conscience, en nous identifiant à elle. Si nous ne nous identifions pas avec notre âme, comment pouvons-nous la connaître ? Nous devons faire l’expérience de nous-même en tant qu’âme en incarnation et, de plus en plus, considérer cela comme une réalité. Lorsque c’est vraiment la réalité, la personnalité inférieure a tendance à passer au second plan.
La personnalité sera toujours là, mais elle deviendra réceptive dans sa relation avec l’âme. L’âme a besoin d’un instrument, d’un véhicule, d’une personnalité puissante, affirmée, à travers laquelle elle pourra se manifester. Il ne s’agit nullement de nier la personnalité, de nous dévaloriser, de perdre le respect de nous-mêmes. Nous n’avons pas à nous réprimer, à dire du mal de nous-même, à nous rabaisser sans cesse. Il s’agit seulement de devenir plus altruiste, plus impersonnel, plus objectif.

Q. Encourageons-nous la coopération au sein de notre groupe lorsque nous nous efforçons d’atteindre la polarisation mentale ?
R. Pas en nous y efforçant. La polarisation mentale ne peut être obtenue par des efforts. Vous pouvez atteindre la polarisation mentale, mais pas en voulant y parvenir à tout prix. Une manière d’y arriver est de consacrer davantage de temps à la méditation de transmission. En fait, ce n’est d’ailleurs pas tant une question de temps que de concentration. Vous devez apprendre à maintenir votre attention sur le centre ajna pendant plus de trois minutes et demi par heure, comme c’est sans doute le cas actuellement. Hier soir, par exemple, la moyenne de transmission a été de quatre minutes par heure. C’est peu. Puisque nous parlons de compétition, si vous étiez un groupe japonais, cette moyenne aurait été de vingt minutes par heure. En prendre conscience, non pas pour des raisons de compétition mais afin de mettre les choses en perspective, est parfois utile.

Q. Sans pour autant nous sous-estimer nous-mêmes et nos capacités ?
R. Je suis tout à fait d’accord. Il est vrai que vous ne devriez pas vous sous-estimer parce que vous ne savez jamais quelles sont vos véritables connaissances tant que vous n’avez pas pris la parole et vous ignorez ce que vous êtes capables de faire tant que vous ne vous êtes pas mis au travail.
Chacun se voit tel qu’il est actuellement, mais oublie qu’il est le fruit de centaines de milliers d’incarnations. Pensez au nombre de fois où vous avez eu dans votre structure les différents rayons, pensez au nombre d’expériences que chacun dans cette salle a faites. Rien de tout cela n’est perdu. Il vous suffit de recontacter tout cet acquis, de le faire ressurgir, d’essayer de vous en servir, et vous vous rendrez compte que vous pouvez faire des choses dont vous ne vous seriez jamais cru capables.

Q. Les Maîtres essaient de manifester quelque chose en tant que groupe, aussi devrions-nous garder à l’esprit l’idée que la situation ne peut qu’être difficile pour nous.
R. Vraiment ? Les Maîtres essayent de manifester quelque chose en tant que groupes ? Ce n’est pas exact. Ils y parviennent bien. Manifester l’amour, l’aspect divin, ils peuvent le faire ; ils savent réellement comment le faire. Ils le font depuis longtemps. Même quelqu’un qui vient d’atteindre la maîtrise peut le faire car c’est justement cela qui fait de lui un Maître. C’est ainsi. Les Maîtres manifestent, en tant que groupe, ce qui leur est naturel en tant que Maîtres. Il leur est naturel de manifester un amour total, inconditionnel. Il leur est naturel d’avoir constamment à leur disposition la sagesse de tous les âges, car leur mental est vaste et illuminé. Tout cela est facile pour eux. C’est nécessairement difficile pour nous, parce que nous sommes mi-animal, mi-homme.

Q. N’existe-t-il rien de positif dans la compétition elle-même que nous pourrions utiliser pour essayer de nous libérer de son emprise ? Ou devrions-nous tout simplement essayer de l’ignorer et commencer à établir de justes relations ?
R. Si j’ai réussi tant soit peu à exposer mon point de vue sur la nature de l’opposition existant entre la coopération et la compétition, vous réaliserez que là n’est pas la question. Où il y a compétition, il ne peut y avoir de coopération. Où il y a coopération, il ne peut y avoir de compétition. Elles ne peuvent coexister chez un individu que dans la mesure où celui-ci change d’attitude face à une situation donnée, mais elles ne peuvent coexister. Si vous coopérez, automatiquement, la compétition n’existe plus. Si vous rivalisez, la coopération, les relations justes, la bonne volonté, l’expression de l’âme, malheureusement, disparaissent.

Q. Comment prendre la parole sans faire preuve de compétition, lorsque nous avons affaire à des groupes religieux fondamentalistes ?
R. Il est insensé de vouloir rivaliser avec les groupes fondamentalistes ; cela ne présente aucun intérêt. Si nous entrions en compétition avec eux, nous serions vaincus avant d’avoir commencé. Ils ont la Bible, la Parole de Dieu, croient-ils, écrite de la Main de Dieu il y a plusieurs siècles ; le « seul et unique » Fils de Dieu leur appartient ; et ils ont deux mille ans d’avance sur nous. De plus, ils ont à leur disposition les médias et l’argent.
Nous avons un message différent du leur, ou un message semblable présenté dans un langage différent. Si vous avez essayé de rivaliser avec les fondamentalistes, il n’est pas étonnant que vous n’arriviez à rien. Vous n’êtes pas là pour entrer en compétition mais pour donner une information différente. Il n’est pas possible de coopérer avec eux, mais il ne devrait pas y avoir de compétition. Notre but n’est pas de convertir mais de donner une information. Essayez donc de convertir un fondamentaliste !

Q. Dans le mot « coopération », on trouve « co » (avec) et « opération », aussi avons-nous pensé que notre groupe semble avoir réalisé la partie « co » en reconnaissant coopérativement sa tâche et en essayant de l’accomplir d’une manière non compétitive, mais que nous avons tendance à échouer dans la partie « opération », c’est-à-dire lorsqu’il s’agit de mettre la théorie en pratique. Comment les groupes à travers le monde peuvent-ils davantage coopérer tous ensemble dans l’accomplissement de leur tâche ?
R. Si vous trouvez difficile de coopérer d’une manière efficace au sein de votre propre groupe, comment pouvez-vous espérer coopérer avec les groupes du monde entier ?
En fait, cette coopération mondiale existe déjà : la réalisation de la revue mensuelle Share International et du journal trimestriel The Emergence Quaterly, et leur traduction dans plusieurs langues, ainsi que celle de mes livres, ajouté au fait que certains d’entre nous sont en contact permanent avec les différents groupes, montrent que la coopération mondiale à ce travail est une réalité.


Date des faits : 30 novembre 1996 Auteur : Benjamin Creme, (1922-2016) : artiste et ésotériste britannique, ancien rédacteur en chef de Share International. Son contact télépathique avec un Maître de Sagesse lui permettait de recevoir les informations les plus récentes concernant l’émergence du Christ et de s’exprimer sur les enseignements de la Sagesse éternelle.
Thématiques : sagesse éternelle, spiritualité
Rubrique : Dossier ()