La Grande Approche – Questions-Réponses 1/2

SEMINAIRE 2000

Partage international no 157septembre 2001

par Benjamin Creme

Transcription des questions-réponses qui ont suivi la conférence de Benjamin Creme, à San Francisco, en juillet 2000 (conférence d’ouverture  publiée dans le n° 156 de Partage international.

Q. « Ils seront stupéfaits de son humilité », dit votre Maître. A quoi peut ressembler l’humilité du « Maître de tous les Maîtres, et de l’Instructeur des anges et des hommes » ? Et en quoi peut-elle nous servir d’exemple ? Quelle leçon pouvons-nous en tirer ?
R. Vous n’avez jamais vu les qualités du divin, à un tel niveau. L’une des qualités majeures du divin est l’humilité, car l’expression majeure du divin est l’absence d’ego. Il n’existe aucun ego dont être fier. Maitreya n’a pas à faire preuve d’humilité. On est naturellement humble lorsqu’on est dépourvu d’ego. C’est l’ego qui est à l’origine de la vanité et du mirage de l’orgueil. Maitreya n’a aucun mirage. Il est dépourvu de tout orgueil. « Ne m’adorez pas… Si vous me vouez un culte, vous essayez de vous rabaisser. Je ne le veux pas. Je veux que vous soyez mon égal. Vous êtes une étincelle de l’Etre suprême. Ne vous considérez pas comme inférieur à moi. » On peut trouver cela difficile à admettre, mais c’est la vérité. Il n’existe qu’une seule divinité et elle est partagée par tous, par vous, Maitreya et n’importe qui d’autre. A ce niveau, il n’existe ni supérieur ni inférieur. Il y a simplement la divinité. Il existe une différence, bien sûr, entre nous et Maitreya. Nous n’avons pas démontré cette divinité qui est seulement potentielle en nous. Lui-même l’a pleinement démontrée et il ne reste rien en lui qui puisse altérer l’humilité instinctive, naturelle, de la divinité. Le contraire de l’humilité, c’est l’orgueil, l’arrogance. S’il n’existe pas d’ego qui puisse manifester de la fierté, de l’arrogance ou de la vanité, que reste-t-il ?
L’humilité est ce qui reste lorsqu’il n’y a plus ni orgueil ni égotisme. C’est un état de fait naturel, pas quelque chose que l’on puisse acquérir. On acquiert l’arrogance, la suffisance et toutes sortes de mirages, mais on ne peut acquérir l’humilité. On peut seulement acquérir une attitude humble, mais c’est quelque chose de tout à fait différent. C’est le type d’humilité d’Uriah Heep [de Charles Dickens] qui ne repose sur aucune réalité. Il recouvre tous les mirages de son opposé, l’orgueil.
Lorsque vous verrez un Maître, vous réaliserez que sa manière d’être est parfaitement naturelle car il ne passe pas son temps à observer sa propre attitude. Il ne lui vient pas à l’idée de se demander : « Est-ce que je m’y prends bien pour régler cette question ? Est-ce que je m’en sors ? Est-ce que je me fais bien comprendre ? Est-ce que je les impressionne en disant cela ? » Ce genre d’idée ne viendrait jamais à un Maître. Il n’a aucun sens du soi séparé. Il n’existe pas en lui d’ego se mettant en travers du Soi supérieur. Vous verrez quelqu’un qui est le Soi divin immortel, et ce que nous appelons humilité est l’expression naturelle de ce Soi. L’humilité est l’expression naturelle de l’âme. Si le soi sans majuscule, l’ego, s’en mêle, vous avez alors devant vous quelque chose de faux. Les gens seront stupéfaits que Maitreya ne se place pas au-dessus de l’humanité, mais son humilité est un état parfaitement naturel. C’est pourquoi vous serez probablement extrêmement impressionnés par la simplicité, la simplicité totale et sainte, de cet Etre. Cela pourra être un exemple. Les exemples sont importants, mais il ne faut pas se contenter d’une imitation parodique

Q. Que signifie le plan des Maîtres de relier les trois centres : Shamballa, la Hiérarchie et l’humanité ?
R. Il ne s’agit pas du plan des Maîtres. C’est le plan du Seigneur du Monde que finalement les trois centres : Shamballa, le Centre où la Volonté de Dieu est connue, la Hiérarchie, le Centre où l’Amour de Dieu est exprimé, et l’humanité, le Centre où l’Intelligence de Dieu se manifeste, soient un jour intégrés dans un seul centre. Peu à peu, le centre que nous appelons la Hiérarchie et le centre que nous appelons l’humanité se réuniront. Le processus est déjà en cours. En un sens, il a commencé depuis longtemps, mais désormais il se poursuivra ouvertement. Les hommes entreront dans la Hiérarchie par la porte de l’initiation jusqu’à ce qu’ils soient si nombreux à travailler consciemment au sein de la Hiérarchie que les Maîtres jugeront que les deux centres sont intégrés.
Puis ces deux centres inférieurs, réunis en un seul, seront reliés au centre supérieur, qui est Shamballa. Ainsi la Volonté, l’Amour et l’Intelligence de Dieu se manifesteront puissamment et correctement à travers ces trois centres intégrés.

Q. Comment les Maîtres procéderont-ils à la mise en place du Plan ?
R. Le Plan se trouve dans l’esprit du Logos. La tâche des Maîtres consiste à l’amener en manifestation par l’intermédiaire de l’humanité et du travail que cette dernière accomplira avec les règnes inférieurs. Ils le font en stimulant la conscience du Soi chez tous les êtres humains et la conscience des règnes inférieurs. Finalement les relations entre le règne humain, et les règnes animal, végétal et même minéral évolueront à un tel point qu’elles deviendront méconnaissables.
L’humanité est chargée de veiller à l’évolution des règnes inférieurs. Pour en être capable, elle devra auparavant redresser son propre monde, faire le ménage chez elle et mûrir, mais les hommes deviendront les responsables de l’évolution de ces autres règnes. Le mental humain a un énorme impact sur le règne animal, et ceci ira en s’accentuant. Une relation télépathique s’établira entre l’humanité et le règne animal et bon nombre d’animaux seront rassemblés, groupés et mis au travail par communication télépathique. Certains animaux manifesteront une réponse extraordinaire à cette stimulation et deviendront des médiums, qui apporteront des informations des mondes subtils. Nous cesserons de procéder à des expériences physiques sur les animaux et mettrons un terme aux terribles conditions de l’élevage industriel. Tout cela se fera, et vite, et il se créera ainsi une relation karmique bien meilleure entre le règne humain et le règne animal.

Contrôle des forces de destruction

Q. Des groupes pourraient-ils s’organiser pour hâter le krach boursier ?
R. Vous n’avez pas le moindre contrôle sur le krach boursier, à moins d’être un énorme investisseur. S’il y avait en ce moment une demi-douzaine de grands financiers comme M. Soros dans la salle, je pourrais dire oui, vous pouvez faire quelque chose. Une demi-douzaine suffirait. Ils s’observent les uns les autres, et ils réagiraient ainsi : « George Soros vend des dollars. Pouvez-vous imaginer cela ? Contre toute logique dans la situation actuelle, il vend des dollars. Il doit savoir quelque chose que nous ignorons. » Et alors, ils se mettraient aussi à vendre et le dollar baisserait. Avant que leur montagne de dollars ne perde trop de valeur, ils en vendraient un maximum afin de perdre le moins d’argent possible. C’est un jeu. Ce sont tous des joueurs.
Quant à nous, je ne sais combien vous-même ou votre groupe avez investi. Mon propre groupe n’a rien investi du tout, et nous ne pourrions donc rien faire pour faire avancer les choses. Les seules personnes qui puissent avoir un impact sont les grands financiers et les milliers de petits investisseurs, les centaines de grandes sociétés, les banques, les sociétés d’investissement, les compagnies d’assurance ; ceux qui ont en dépôt les fonds de pensions. Tous investissent à la bourse, très souvent sur des produits dérivés, parce que c’est là que les retombées sont les plus rapides. C’est le jeu le plus risqué, mais lorsque cela marche, on peut devenir riche très rapidement.
C’est la raison pour laquelle le comté d’Orange, au sud de la Californie, qui était le plus riche comté de cet Etat, lui-même le plus riche des Etats-Unis, a fait faillite. Ils ont fait faillite car ils investissaient l’argent des gens (qu’ils avaient en dépôt), dans des opérations à terme, et des marchés dérivés. Ils ont subi de très lourdes pertes, beaucoup de personnes ont vu disparaître leurs moyens de vivre, leur épargne ; les banques ont connu également d’énormes pertes. Ces gens étaient des conseillers financiers dont la responsabilité était de veiller sur l’argent des autres et ils l’ont dilapidé. C’est parfaitement criminel.

Q. Votre Maître a déclaré : « Jamais auparavant tant de choses n’ont dépendu de la venue de Maitreya. » Existe-t-il certaines circonstances où la Hiérarchie pourrait enfreindre notre libre arbitre de manière à faire avancer les choses, par exemple en agissant de telle sorte que le krach boursier se produise plus vite ?
R. Non, ce serait enfreindre notre libre arbitre. Ce que le Maître voulait dire lorsqu’il a déclaré : « Jamais auparavant tant de choses n’ont dépendu de la venue de Maitreya », c’est que jamais auparavant dans l’histoire du monde l’humanité n’avait eu le contrôle de telles forces de destruction. La découverte de la fission atomique a terriblement modifié la position de l’humanité. Elle lui a donné le pouvoir de détruire, sans la discipline ni les intentions pacifiques qui garantiraient l’harmonie. En fait c’est tout le contraire. La possession de ces armes est basée sur un système élitiste : un groupe privilégié de nations puissantes, et un certain nombre de nations plus petites, possèdent ces armes et d’autres s’en voient refuser le droit.
Les États-Unis font tout un cinéma sur les installations atomiques de la Corée du Nord, mais pourquoi ce pays serait-il exclu ? Pourquoi l’Amérique, la Russie, la Chine, la France, la Grande-Bretagne, l’Inde, le Pakistan et bien d’autres pays auraient-ils un armement nucléaire et pas la Corée du Nord ? C’est une caricature de logique. Les Etats-Unis décident qui aura la bombe et qui ne devrait pas l’avoir. Ainsi ils considèrent comme des ennemis ceux qui veulent la bombe et ceux qu’ils préféreraient en voir privés. Ils ne se font aucun souci à l’idée que la Corée du Nord puisse envoyer un missile balistique sur Washington ou New York. La Corée du Nord n’attaquera pas les Etats-Unis. Ce serait suicidaire et ils le savent. Ce qui les préoccupe c’est que cela mettrait le gouvernement nord-coréen sur un pied d’égalité avec le gouvernement sud-coréen qui est sous l’influence des Etats-Unis. Il s’agit d’un problème interne, pas d’un problème international. Les Etats-Unis en ont fait un problème international. Ils rendent plus compliqué que nécessaire le problème de savoir qui possède des missiles nucléaires et qui n’en possède pas.
Il s’agit d’un club. Il faut faire un choix : soit fermer ce club tout à fait et se débarrasser de toutes les armes, ou admettre tous ceux qui veulent gaspiller leur temps, leur argent et leur énergie, en créant de telles armes. Quelques nations supplémentaires voudraient les avoir, mais certaines refuseraient de les fabriquer. Il existe des nations sensées qui ne chercheront jamais à avoir des bombes atomiques.
Telle est la « logique » des relations internationales. Les Etats-Unis sont un pays jeune. Il n’y a que peu de temps qu’ils sont devenus une nation. Ils se comportent comme un jeune de dix-huit ans super costaud qui dicte sa loi aux autres. Les Etats-Unis ne peuvent continuer à se conduire ainsi, puis se demander pourquoi on ne les aime pas. Ils sont craints et détestés dans le monde entier. Je ne veux pas dire par tous les pays, les Britanniques sont comme les Américains, mais dans tout le monde arabe, à cause de leur soutien à Israël ; en Chine et ailleurs dans le monde ex-communiste, l’Amérique n’est pas aimée et on ne lui fait pas confiance car c’est une nation immense, puissante et tyrannique. Elle a envahi plus de pays que n’importe quelle autre nation depuis la Seconde Guerre mondiale. Elle se croit la gardienne du « monde libre », mais elle n’est pas la seule nation « libre » dans le monde. L’Amérique se considère comme le seul pays qui travaille et se bat pour la liberté. Ce n’est pas vrai. Parmi d’autres, la Russie s’est battue pour la liberté et a perdu vingt-cinq millions de personnes, mais dès que cette lutte a été couronnée de succès, elle est devenue une ennemie pour les Etats-Unis. C’est comme le dit mon Maître : le monde se voit offrir le choix absurde entre la liberté et la justice. Choisissez ce que vous allez avoir. Choisissez le monde moderne, développé, compétitif, du type américain et vous aurez une certaine liberté. Ne vous inquiétez pas pour la justice, ce n’est pas important. Ceci est une caricature de la vérité. Vous ne pouvez avoir de liberté sans combattre et travailler pour la justice. C’est ce que l’Amérique doit faire. C’est ce que vous devez faire. C’est ce que fera Maitreya.
L’humanité, dans son ensemble, devra faire marche arrière et tout recommencer. Où avons-nous fait fausse route ? Il faudrait reprendre les choses au début de la révolution industrielle, par exemple, et réfléchir à nouveau à la distribution de la nourriture et des matières premières. Réfléchir à la manière de procéder plus équitablement. Les conseils seront là, les techniques sont déjà prêtes. Tout ce que nous avons à faire, c’est dire oui. Mais, à mon avis, les Américains trouveront cela assez difficile.

Q. Faisons-nous déjà « l’expérience du désert » ?
R. Non. Pour les Etats-Unis, « l’expérience du désert » sera probablement plus difficile que pour n’importe quel autre pays, car les Américains se sont habitués à beaucoup trop de confort et à un usage immodéré et abusif des ressources naturelles.
Le monde développé doit apprendre à vivre plus simplement. Mis à part la disparité des niveaux de vie à travers le monde, nous ne pouvons continuer à piller les ressources mondiales au rythme actuel. Si nous le faisons, l’équilibre écologique s’effondrera complètement sur cette planète. Elle se dénudera de ses arbres, l’eau deviendra encore plus polluée, ainsi que l’air et la terre, et nous mourrons empoisonnés. Mon Maître affirme que la pollution est déjà le principal facteur de mortalité dans le monde. Elle affaiblit le système immunitaire et provoque diverses maladies mortelles. D’ici dix ou quinze ans, à moins que nous ne changions de direction, cette planète sera quasiment inhabitable, tant le mauvais usage des ressources exerce sur elle une action meurtrière.
Les États-Unis sont davantage à blâmer que n’importe quel autre pays, car c’est une nation immense et avide qui possède d’énormes ressources. Elle a une population de 250 millions d’habitants dont la majorité a, en moyenne, un niveau de vie supérieur à celui de n’importe qui dans le monde ‑  je ne veux pas dire que ce soit le cas de chaque individu ; il y a aux Etats-Unis trente millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté. Par ailleurs, il existe certains endroits en Grande-Bretagne, en France, en Allemagne et au Japon, où les gens vivent de manière aussi dispendieuse qu’aux Etats-Unis. Cependant, c’est aux Etats-Unis que l’on trouve les niveaux de vie les plus élevés, plus élevés non par la qualité mais par l’importance des ressources utilisées. Les Etats-Unis utilisent davantage de ressources que n’importe quel autre pays : 40 % pour une population représentant 5 % de la population mondiale.
Et il y a pire : les ressources sont stockées. Dans les montagnes des Etats-Unis il existe des tunnels conduisant à des grottes où l’on continue à empiler des stocks de marchandises. Toutes les soi-disant « réserves stratégiques » sont emmagasinées dans des chambres littéralement indestructibles, au milieu des montagnes, où même une bombe atomique ne pénétrerait pas. Il y a tous les produits chimiques, les différents métaux, le titane par exemple, et du matériel scientifique qui pourrait être utilisé en cas d’urgence. Cet état d’urgence ne se présentera pas, mais le gouvernement l’ignore. Ils ont investi dans ces réserves des trillions de dollars qui auraient pu changer la vie des millions de gens qui meurent de faim, en leur procurant de l’eau potable et une nourriture régulière. Ces marchandises sont entreposées là en énormes tas qui ne seront jamais utilisés.
S’il y avait une guerre dans le futur, elle ne pourrait qu’être très courte. On n’aurait pas besoin de réserves stratégiques. Elle serait probablement terminée au bout de deux semaines, et le monde ne serait plus habitable. Nous serions tous tués, si ce n’est par les premières frappes nucléaires, ce serait par les nuages toxiques des armes chimiques et biologiques qui accompagneraient ou suivraient les premières explosions atomiques. Ce serait une dévastation totale, complète, de toute vie sur la planète. Cette menace a existé à plusieurs reprises. Nous avons été sauvés à deux reprises par les Frères de l’espace.
Je ne doute pas que si cette menace se présentait à nouveau, les Maîtres, et si nécessaire les Frères de l’espace, interviendraient pour empêcher cette catastrophe. Les informations permettant de construire les bombes atomiques qui ont été larguées sur Hiroshima et Nagasaki ont été données par la Hiérarchie et révélées aux scientifiques des forces alliées. L’autorisation nécessaire fut donnée par Sanat Kumara, le Seigneur du monde, dans le but de mettre fin à la guerre et d’assurer la victoire des Alliés. Les deux camps se sont trouvés à égalité pendant plusieurs mois, en 1942, dans la course aux secrets qui régissent le processus atomique. Sanat Kumara fut contacté par la Hiérarchie et il donna son accord. Ainsi, la responsabilité de Sanat Kumara, le Seigneur du monde, se trouverait-elle engagée en cas de nouvelle utilisation meurtrière de l’énergie atomique.

Q. Si un pays ou plusieurs, ou des groupes, brandissaient la menace atomique sur le monde, la Hiérarchie interviendrait-elle ?
R. D’après mes informations elle interviendrait. La menace ne pourrait être mise à exécution. Des mesures seraient prises pour l’empêcher au dernier moment. Je ne sais comment, mais ce serait fait.
Le danger est le pouvoir de destruction que l’humanité a sous son contrôle. C’est la raison pour laquelle il est impératif que Maitreya se fasse connaître et qu’il nous guide loin du précipice. Sa présence n’a jamais été aussi nécessaire qu’aujourd’hui car les problèmes, qui sont des problèmes de vie ou de mort, n’ont jamais été aussi concentrés qu’ils le sont aujourd’hui.

Q. Vous avez décrit trois révolutions précédentes qui ont tourné au bain de sang en dépit de l’intervention des Maîtres pour que les changements se fassent en douceur.
R. Je pense que vous m’avez mal compris. Les Maîtres ne sont pas intervenus avant qu’il y ait un bain de sang. Ils sont intervenus pour limiter ce bain de sang, pas pour faciliter les changements.

Q. Les Maîtres interviendront-ils lorsque les tensions entre les riches et les pauvres vont s’accentuer ?
R. Ils interviennent à chaque instant. Ils accélèrent le processus. Vous pouvez appeler cela de l’intervention.

Q. Comment pouvons-nous aider à ce processus ?
R. Pratiquez la méditation de transmission et travaillez à faire connaître la présence de Maitreya et ses priorités.

Q. Les trois révolutions dont vous avez parlé ont été inspirées par les Maîtres et elles ont dégénéré. Au moment des changements à venir y aura-t-il davantage de bains de sang ? Comment pouvons-nous essayer de l’empêcher, comment contribuer à maintenir l’équilibre entre les forces progressistes tout en préservant ce qui est utile dans le système ?
R. Ceci est le travail des Maîtres. Je doute que vous soyez équipés pour accomplir cette immense tâche qui concerne l’ensemble du monde. Vous pouvez probablement le faire dans votre propre domaine, chez vous. Personne n’a envie de bains de sang dans sa cuisine !

Q. Pourriez-vous être plus précis quant aux domaines où les Maîtres travaillent actuellement ?
R. Dans tous les domaines dépendant d’un Maître particulier. Avant tout, dans le domaine politique et économique.

Suite des questions-réponses dans le n° 158 de Partage international.

Auteur : Benjamin Creme, (1922-2016) : artiste et ésotériste britannique, ancien rédacteur en chef de Share International. Son contact télépathique avec un Maître de Sagesse lui permettait de recevoir les informations les plus récentes concernant l’émergence du Christ et de s’exprimer sur les enseignements de la Sagesse éternelle.
Thématiques : spiritualité, émergence
Rubrique : Dossier ()