Que la lumière soit
par le Maître –, à travers Benjamin Creme
Chaque siècle rapproche l’homme de son but : la manifestation, dans toute sa perfection, de la lumière de Dieu. Ainsi, l’homme devient ce qu’il est potentiellement – un Dieu vivant. Chaque incarnation marque une nouvelle étape dans son ascension vers les sommets. A chacune de ces expériences dans la matière, l’homme apporte à ses véhicules une certaine quantité de lumière, si petite soit-elle, et change ainsi de manière subtile la vibration de ses corps. Lorsque tous ses corps vibrent ainsi à la fréquence de la lumière, la tâche est achevée, le voyage terminé. Du moins du point de vue de l’homme ; car du point de vue de ceux qui ont atteint l’accomplissement, le voyage ne fait que commencer.
Ainsi chaque homme et chaque femme réalisent-ils la métamorphose de l’homme en Dieu. De la chrysalide de la matière, avec toutes ses limitations, sort le Maître libéré, dont irradie la lumière de Dieu.
Sans forme
A travers l’immensité de l’univers, cette lumière persiste ; à travers toutes les dimensions et tous les plans elle exprime sa nature, conditionnée seulement par les formes dans lesquelles elle se montre. A ceux dont la conscience demeure dans le monde de la matière, ces formes donnent accès à la lumière ; pourtant, la lumière est essentiellement sans forme, n’ayant pas besoin de structure pour soutenir son Etre.
Au plus profond de chacun de nous demeure une telle lumière, qui n’attend que l’opportunité de rayonner autour d’elle. En chacun luisent les potentialités de tout le Cosmos. En chacun réside également la volonté d’exprimer cette lumière et de manifester ainsi la nature de Dieu. Une telle lumière et une telle volonté sont du domaine de l’âme, et entrent en activité lorsque l’alignement le permet. Rechercher donc cetalignement avec l’âme, et manifestez ainsi le dessein de Dieu.
Cherchez en vous, et découvrez la source de toute connaissance et de tout amour. Révélez au monde la lumière de l’âme, et entrez dans les rangs de ceux qui servent.
Une ère de lumière
Le monde se tient prêt à recevoir plus de lumière. Partout, les hommes ont soif d’une nouvelle connaissance d’eux-mêmes et de Dieu. Pour répondre à leur attente, les Maîtres se sont préparés à inaugurer une nouvelle ère de lumière. D’innombrables opportunités de progrès s’offriront à l’humanité : l’homme s’émerveillera devant des découvertes qui lui donneront la maîtrise des forces de la nature ; il sera saisi par la prodigieuse beauté ainsi révélée ; il connaîtra avec certitude la réalité de Dieu, et la relation existant entre l’homme et la divinité ; il commencera, de son plein gré, à coopérer avec le Plan divin.
C’est tout cela qui attend l’humanité, au seuil de l’âge du Verseau. Cette ère verra s’épanouir à nouveau le Plan divin, et cela conduira enfin l’homme à accepter consciemment sa destinée.
Nombreux sont ceux qui, aujourd’hui, pourraient douter qu’il en soit ainsi, face à un monde déchiré et en proie à toutes les tensions. Les problèmes semblent trop complexes, les divisions trop extrêmes. Mais c’est précisément là, au moment où le besoin s’en fait le plus sentir, que vient l’Instructeur, prêt à apporter au monde une lumière nouvelle. Un tel Etre est maintenant parmi vous, attendant dans les coulisses, patiemment, qu’on l’invite à commencer sa mission de service.
Répandez la lumière qu’il apporte, et imprégnez toute chose de sainteté. Prenez en vous son enseignement, et portez secours à tous ceux qui en ont besoin. Manifestez sa lumière, et créez ce monde à nouveau.
L’article suivant est la transcription d’une conférence donnée par Benjamin Creme en 1998 lors des rencontres de groupes de transmission, à San Francisco, aux Etats-Unis, et à Kerkrade, aux Pays Bas. Cette conférence est basée sur un article du Maître de Benjamin Creme publié dans le numéro double de décembre 1983/janvier 1984 de Share International, traduit dans l’encadré ci-contre.
« Chaque siècle rapproche l’homme de son but : la manifestation, dans toute sa perfection, de la lumière de Dieu. Ainsi, l’homme devient ce qu’il est potentiellement – un Dieu vivant. »
Il est intéressant de noter que le Maître parle de « chaque siècle ». Les Maîtres pensent et travaillent sur des périodes de deux mille ans et des périodes de 25 et de 75 ans. Une période de 25 ans, quatre par siècle, équivaut à deux semaines dans l’échelle du temps d’un Maître, bien qu’en fait la notion de temps lui soit totalement étrangère. Les Maîtres travaillent en dehors du temps. Ils se rencontrent tous les 25 ans afin de discuter des différentes possibilités et de définir une ligne de travail et les objectifs à réaliser au cours de la période à venir. Les points de repère de 25 ans et de 75 ans marquent des moments décisifs pour les Maîtres et pour l’afflux et le reflux des grandes énergies cosmiques.
Par exemple, l’énergie des Poissons a commencé à se retirer en 1625, et non pas en 1624 ou en 1626, et l’énergie du Verseau a commencé à faire sentir son effet sur la planète en 1675. Cela illustre parfaitement la manière dont les Maîtres travaillent : ils fixent le travail à venir et font le bilan des 25 années précédentes. Chaque siècle, ils se réunissent pour examiner dans quelle mesure leur plan a réussi et a permis à l’humanité de franchir un pas en avant. Ils évaluent également le nombre de disciples travaillant consciemment avec le Plan. Ils s’efforcent ainsi de trouver le meilleur moyen de mener à bien leur plan, les espoirs qu’ils nourrissent pour l’humanité. Le Maître dit très clairement : « Chaque siècle rapproche l’homme de son but : la manifestation, dans toute sa perfection, de la lumière de Dieu. »
La Triade spirituelle
Chacun s’interroge : « Pourquoi sommes-nous ici ? Quel est le but de nos cycles de réincarnation ? » Le but est de fournir à l’âme l’opportunité de servir le plan de Dieu. C’est l’âme qui s’incarne, à maintes et maintes reprises, dans une série de véhicules qu’elle investit progressivement de sa propre nature, de son Etre, jusqu’à ce que l’homme ou la femme soit totalement imprégné par elle et puisse travailler consciemment et intelligemment avec le Plan. L’âme fait le grand sacrifice de descendre de l’état de perfection, qui est le sien sur le plan causal, dans le but de travailler sur le plan physique, le plan émotionnel et le plan mental à travers les véhicules dont elle s’est pourvue à cet effet. L’âme apporte la Lumière de Dieu de la Triade spirituelle, du Soi, de l’Etre spirituel qui se reflète à travers elle, et elle transmet cette lumière à la personnalité. La Triade spirituelle incarne atma (la volonté), bouddhi (l’amour-sagesse) et manas (le mental). Ces trois aspects de la triade sont focalisés dans l’âme et, un par un (tout d’abord généralement l’aspect manasique, puis l’aspect bouddhique et finalement l’aspect atmique, celui de la volonté ou du dessein), ils deviennent des éléments puissants dans la vie de la personnalité en y intégrant la Lumière de Dieu. Nous devenons progressivement ce que nous sommes potentiellement : des dieux vivants.
Le long voyage de l’évolution
Le Maître déclare : « Chaque incarnation marque une nouvelle étape dans l’ascension de l’homme vers les sommets. » C’est une affirmation très vaste. C’est vrai en essence, naturellement, parce que même une incarnation inutile, relativement parlant (et la plupart d’entre nous en ont eu de nombreuses), est pour le moins un moment de repos dans le long voyage de l’évolution.
Bien qu’il soit probablement vrai que, dans l’esprit des Maîtres, chaque incarnation « marque une étape dans l’ascension vers les sommets », cette affirmation doit être prise, à mon avis, comme un énoncé des faits relatifs. Nous gaspillons tous des incarnations. Pourtant cela ne semble pas inévitable, Maitreya quant à lui n’a jamais gaspillé une incarnation. C’est la raison pour laquelle il est l’Alpha et l’Omega, la raison pour laquelle il n’a jamais échoué dans la réalisation de ses objectifs. C’est la raison pour laquelle il est le Christ. C’est la raison pour laquelle un homme sur la Terre, planète relativement peu évoluée, a été capable d’incarner le principe christique. Notre planète, la Terre, a créé un Christ, ce que Mars, par exemple, n’a jamais fait. Bien que Mars possède une technologie avancée et une conscience du sens et du but de la vie que la plupart des habitants de notre planète ne possèdent pas encore, elle n’a pas réussi à créer un Christ.
« A chacune de ces expériences dans la matière, l’homme apporte à ses véhicules une certaine quantité de lumière, si petite soit-elle, et change ainsi de manière subtile la vibration de ses corps. »
La substance naturelle de nos véhicules, physique et éthérique, est la matière atomique. Notre corps physique est composé de matière atomique. Sa contrepartie éthérique l’est également et elle possède sa propre vibration, sa propre lumière. Il n’existe rien qui ne soit de la lumière. Au cours de chaque incarnation, s’il n’y a pas trop de retours en arrière ou de piétinements, s’il existe un minimum d’effort de notre part, une progression vers l’avant et vers le haut, un peu de substance composée de particules subatomiques, c’est-à-dire de lumière, vient s’ajouter à nos véhicules élevant ainsi leur taux vibratoire. Cela va croissant jusqu’à ce que soit atteint le taux vibratoire de la lumière elle-même. Lorsque le processus est achevé et que tous les corps vibrent au même taux, la tâche est terminée. Vous êtes alors devenu un Maître libéré. Bien sûr, cela prend du temps ; cela n’arrive pas du jour au lendemain. D’innombrables incarnations sont nécessaires avant de parvenir au début du processus.
Le principe christique
Pendant des siècles, les incarnations se poursuivent sans que l’âme accorde beaucoup d’attention à son véhicule, l’homme ou la femme, parce que rien dans la vie de l’individu ne justifie son attention. Finalement, grâce au processus-même de la vie, les véhicules, tout d’abord le véhicule physique, puis le véhicule astral et enfin le véhicule mental, s’affinent progressivement. Davantage de matière sub-atomique est magnétiquement attirée vers celle qui existe déjà et une lumière commence ainsi à briller. Lorsqu’elle atteint une certaine fréquence, l’âme tourne son attention vers le bas. Auparavant cette attention était tournée vers le haut, vers la Monade, le Soi, l’Etincelle divine, dont l’âme est la réflexion. L’âme change donc la direction de son attention, pas de manière permanente, mais de plus en plus souvent, imprégnant progressivement sa réflexion, la personnalité, de sa propre nature.
Le principe christique naît, sous la forme d’une lumière, dans le sanctuaire du cœur, le centre du cœur situé au même niveau que le cœur physique, mais à droite. Il stimule ce centre jusqu’à ce qu’il commence à rayonner. La personne change alors totalement.
Puis arrive un moment où toutes les connaissances acquises, tous les plaisirs appréciés autrefois, commencent à perdre leur saveur. La vie commence à sembler ennuyeuse, inutile, dépourvue de sens. L’individu élargit alors son champ de réflexion. Il commence à s’intéresser, peut-être, à différents enseignements spirituels, à tout ce qui peut le faire sortir de l’impasse de ce qui jusqu’alors avait occupé sa vie et sa conscience.
L’âme est le premier guide spirituel à cet égard. Lorsqu’un certain niveau est atteint, et que la lumière commence à pénétrer, il est possible qu’un Maître s’intéresse alors à l’individu et encourage ses efforts. Les choses se poursuivent ainsi jusqu’à ce que la personne soit prête pour la première des cinq initiations planétaires. Celles-ci couvrent toute la durée des dernières vies du processus évolutif.
Les initiations
La première initiation devient possible lorsque nous avons acquis une véritable maîtrise sur l’élémental physique, un réel contrôle sur les minuscules entités déviques dont l’activité constitue notre forme ou notre corps. Ces élémentaux créent les formes de l’humanité et contrôlent, par leur activité, la nature de désir de chacun d’entre nous jusqu’à ce que nous ayons nous-mêmes atteint un niveau de contrôle et de discipline qui nous permette de contrôler leur action. Finalement, les centres de force, les chakras de l’initié, sont prêts à recevoir la lumière du Sceptre de l’Initiation. Lors des deux premières initiations, c’est le sceptre le moins puissant qui est manié par Maitreya. A partir de la troisième, c’est le Diamant flamboyant, le Grand Sceptre, activé par la lumière du soleil, qui est focalisé sur les chakras de l’individu par le Seigneur du Monde, Sanat Kumara, en personne.
Lors des deux premières initiations, le processus de transformation est extraordinaire. Il est si radical que toute la vie de l’individu en est changée. Presque toujours, il devient végétarien. Pensez à tous les jeunes, de par le monde, qui deviennent spontanément végétariens. Cela fait partie du processus de purification du corps physique par la lumière. La lumière agit de plusieurs façons : elle purifie et elle stimule l’évolution parce qu’elle est notre nature-même. La lumière, c’est l’évolution, et la nature de la vie, c’est la lumière ou l’électricité.
Un univers électrique
Nous connaissons de nombreuses formes de lumière. Dans un passé reculé, avant que nous ayons des interrupteurs à notre disposition, la seule solution pour les hommes primitifs était d’avoir un feu toujours allumé. Ils avaient ainsi un peu de lumière. Cette lumière leur permettait de se voir, éclairait le sentier à l’extérieur de la caverne et éloignait les animaux sauvages. Il y a toujours eu un grand feu brûlant en permanence dans les sociétés primitives. Cela a duré pendant des milliers d’années. Dans toutes les cavernes où l’on sait que des hommes ont vécu, on trouve des traces de ces feux qu’ils devaient garder allumés afin de se chauffer. La chaleur est une autre forme de lumière.
La chaleur est la lumière du soleil physique. Il existe en fait trois soleils, chacun émettant une catégorie de lumière différente. Du soleil physique viennent la lumière et la chaleur par friction. La chaleur est en effet produite par friction : les radiations émises par le soleil, combinées avec les radiations infrarouges venant de la Terre, ou agissant par friction avec elles, produisent la chaleur. Si vous grimpez en haut du mont Everest, vous constaterez qu’au lieu qu’il y fasse plus chaud (comme on pourrait s’y attendre, étant donné qu’on est plus près du soleil), c’est l’endroit le plus froid sur la Terre parce qu’il se trouve très éloigné du point de rencontre des vibrations de la Terre et du Soleil dans l’atmosphère où cette friction a lieu. Si la couche atmosphérique est très mince, comme c’est le cas sur le mont Everest, il fait plus froid à cause du manque de friction. Le Cœur du Soleil émet le feu solaire ; et le Soleil spirituel central émet le feu électrique. Nous vivons dans un univers électrique ; la nature même de l’univers, de tout le cosmos, est faite de lumière ou d’électricité.
Lorsque nous allumons la lumière électrique, en fait nous nous branchons sur la lumière du monde, à son niveau le plus bas, celui du plan physique. La découverte de l’électricité nous a ouvert les yeux sur la possibilité de savoir qui nous sommes, de devenir les dieux que nous sommes essentiellement. Lorsque nous comprendrons la véritable nature intérieure de l’électricité, nous acquerrons la maîtrise des forces de l’univers. Pour l’instant, nous n’avons fait qu’effleurer le domaine de l’électricité. Nous nous en servons d’une manière de plus en plus experte au fur et à mesure que le temps passe ; nous pouvons lui faire accomplir toutes sortes de choses. Elle est à la base de notre technologie. Nous l’utilisons pour créer de la chaleur, de la lumière, du mouvement, etc. Mais nous n’avons pas encore réussi à découvrir le véritable mystère de l’électricité. Lorsque nous aurons percé ce mystère, nous accéderons à la maîtrise de la lumière.
L’électricité existe à trois niveaux différents : le feu électrique du Soleil spirituel central, le feu électrique (feu solaire) du Cœur du Soleil et le feu électrique par friction du soleil physique. A chaque niveau demeure un grand mystère. Au cœur de ce mystère se cache la nature de la lumière et par conséquent la nature de la vie elle-même. L’humanité est presque arrivée au stade où elle va pouvoir, stimulée par les Maîtres, commencer à faire des recherches sur la nature de la vie et démontrer qu’elle est identique à la lumière du soleil . On nous a dit que Maitreya introduirait une nouvelle technologie, la technologie de la lumière. Elle nous permettra de comprendre et d’utiliser les secrets cachés dans la nature de l’électricité.
Des dieux réalisés
« Lorsque tous ses corps vibrent à la fréquence de la lumière, la tâche est achevée. »
Lorsque tous nos véhicules, physique, émotionnel et mental, vibrent à l’énergie de la lumière, à la même fréquence, et que le lien avec l’âme est total, il s’établit alors un lien entre la Monade, l’Etincelle divine, le Soi, dont l’âme est la réflexion, et l’homme ou la femme sur le plan physique. La présence de l’âme en tant que « Divin Intermédiaire », comme on l’appelle, n’est alors plus nécessaire et elle est réabsorbée par le Soi, la Monade dont elle était une émanation. Cela se produit tard dans le processus d’évolution, l’individu atteint alors la quatrième initiation. La cinquième initiation découle de l’union complète de la personnalité, désormais totalement imprégnée par l’âme, et du Soi ou Etincelle divine. L’individu est alors un Etre parfait, il a atteint la réalisation de Dieu, la réalisation du Soi. Tous les Maîtres sont des êtres réalisés. Ils ne leur est plus nécessaire de faire de nouvelles expériences sur la Terre. Ils peuvent, si telle est leur destinée, quitter la planète et aller sur des planètes d’un niveau supérieur ou même quitter le système solaire pour se rendre sur Sirius.
La perfection
« Du point de vue de l’homme, le voyage est terminé. »
C’est la fin du voyage sur Terre ; la purification de tous les véhicules et l’élévation du taux vibratoire de ces véhicules afin qu’il s’accorde parfaitement à la fréquence de la lumière. Du point de vue des Maîtres, de ceux qui ont atteint cette perfection, cette libération de l’attrait terrestre, cette conscience et ce contrôle sur tous les plans (qui fait d’eux des Maîtres), ce n’est que le commencement du voyage.
Pouvez-vous imaginer ce que cela signifie ? Le Maître voit s’ouvrir devant lui des perspectives d’Etre que nous ne pouvons même pas soupçonner. Cela ne veut pas simplement dire que l’on fait les choses de mieux en mieux, comme par exemple l’on tape de mieux en mieux à la machine avec de la pratique, ou que l’on peint de mieux en mieux en persévérant si l’on a quelque talent. On aimerait que ce soit le cas. Pour le Maître, c’est la nature même de la vie qui change totalement. Ayant atteint la perfection sur la planète Terre, il pourrait, par exemple, se rendre sur Vénus. Chaque planète a sept expériences d’incarnation, sept rondes comme on les appelle. La Terre se trouve au milieu de la quatrième ronde. Vénus en est à sa dernière incarnation ; pour la Terre, elle est comme un alter ego, notre Soi supérieur. Notre système solaire est par rapport au système suivant, celui qui se trouve juste au dessus, Sirius, comme notre personnalité par rapport à notre âme.
Sirius
En tant qu’individus, nous sommes la réflexion pâle et limitée de l’immense volonté, de l’amour, de l’intelligence et de l’ardente nature de l’âme. Possédons-nous vraiment toutes ces qualités ? Bien sûr, mais tant que nous ne sommes pas devenus des Maîtres, nous ne pouvons manifester cette volonté, cet amour et cette intelligence dans toute leur perfection et irradier la lumière de Dieu, qui nous permettrait de stimuler des milliers de disciples. Pour le Maître, c’est tout à fait différent. Mais s’il se rend sur Sirius, il est comme un débutant, un initié du premier degré. De nombreux Maîtres vont directement de la Terre sur Sirius. Ce sont ceux qui ont choisi le « Sentier de Sirius », l’un des sept sentiers de « l’Evolution supérieure ». La rapidité de l’évolution sur ce sentier est, pour nous, incroyable.
Par exemple, le peintre Mantegna était, au XVe siècle, un initié de degré 2,2. Cela représente aujourd’hui un niveau relativement avancé, mais ce n’est même pas le début de la polarisation spirituelle. Lorsqu’il devint un Maître, quelques vies plus tard, Mantegna se rendit directement sur Sirius. Nous ne sommes qu’à l’aube du XXIe siècle. Le temps écoulé depuis le XVe siècle ne représente même pas un instant à l’échelle de l’évolution, mais les opportunités de réalisation sont si vastes pour la personne qui se rend sur Sirius, et le taux vibratoire de la lumière qui en émane est si élevé que Mantegna a maintenant atteint un niveau équivalent à celui de Maitreya.
Sirius est l’un des Sept Systèmes solaires sacrés qui entourent « Celui dont rien ne peut être dit », le Suprême Logos de notre galaxie. Notre propre système est le plus proche voisin et la réflexion de l’un des Sept Systèmes solaires sacrés. Nous en avons de la chance !
Bien que notre système solaire ne soit pas particulièrement important en lui-même, ni très évolué (et notre planète n’est pas très évoluée non plus), nous avons la chance de recevoir une loi de Sirius. Ce que nous appelons la loi de cause et d’effet vient de Sirius. C’est le résultat de la lumière émanant de Sirius. Lorsque cette lumière atteint notre système solaire, réflexion de Sirius, comme la personnalité est une réflexion de l’âme, elle se manifeste comme loi de cause et d’effet, comme loi du karma, loi fondamentale de notre système solaire et de notre planète. Tout ce que nous pensons, tout ce que nous faisons, chaque pensée, chaque action, met en mouvement une cause ; les effets découlant de ces causes font de nos vies ce qu’elles sont, en bien ou en mal. Nous créons donc les circonstances de nos vies, en relation avec la loi de renaissance mise en mouvement par la loi du karma. Ces deux grandes lois agissent ensemble et nous amènent en incarnation, à maintes et maintes reprises, selon les nécessités karmiques et les besoins du monde à un moment donné.
Le Plan
Les Maîtres contrôlent totalement le processus de mise en œuvre du plan d’évolution qui existe dans la pensée de notre Logos planétaire, l’Homme céleste, qui cherche à amener sa lumière à la perfection sur la planète Terre. Son plan est relié au plan du Logos solaire. Chaque Logos planétaire apporte son niveau de lumière au plan plus vaste du Logos solaire. Notre Logos solaire cherche, de même, à relier son propre plan au plan encore plus vaste et plus élevé émanant du Logos solaire de Sirius.
Nous devons essayer de comprendre que ce que nous appelons la vie et ce que nous appelons la lumière, sont une seule et même chose. La lumière est une manifestation de la vie, et la vie est une manifestation de la lumière. C’est l’Etre. Nous avons l’habitude de parler en termes de conscience. Chaque domaine de perception nous conduit à un niveau de conscience plus élevé et plus inclusif. Nous incluons dans notre conscience une part de plus en plus grande de ce qui est accessible à la connaissance dans notre système solaire. Lorsque nous savons, nous pouvons mettre nos connaissances en pratique. Nous manifestons nos connaissances par nos actes. Et ainsi nous rendons réel le plan du Logos planétaire. Plus nous comprenons ce plan, plus nous sommes capables de travailler intelligemment à sa mise en œuvre. Les Maîtres connaissent le Plan. Ce sont des dieux vivants et ils peuvent travailler intelligemment à la réalisation de ce plan, à travers l’humanité et les règnes inférieurs. Nous ne sommes pas tout à fait aussi inertes que les règnes inférieurs, mais nous le sommes tout de même pas mal, et notre problème, c’est que, depuis au moins cent mille ans, nous avons perdu contact avec le Plan. Nous avons perdu notre chemin.
La technologie de la lumière
Mars et la Terre sont plus ou moins au même niveau, chacune se trouvant au milieu de sa quatrième ronde. Il existe sur Mars des êtres parfaits, des êtres semi-parfaits, et des gens qu’on n’aimerait pas rencontrer la nuit. Mais ce qui fait la beauté de Mars, si je puis m’exprimer ainsi, c’est que ses habitants n’ont pas perdu leur chemin. Ils n’ont pas perdu le Plan de vue ; ils travaillent toujours dans le cadre de ce Plan. C’est la raison pour laquelle ils possèdent une technologie extraordinaire. La technologie de la lumière est banale pour eux. Ils sont en train de trouver des moyens d’aller au-delà, ou de l’utiliser pour des transformations galactiques qui confondraient notre imagination si nous pouvions en avoir la moindre idée. Ils ont, par exemple, mis un grand anneau de lumière autour de notre planète. Celui-ci permet à la Terre de garder son équilibre dans le système solaire. Les histoires de renversement des pôles, du nord qui deviendrait le sud, sont absurdes. Les frères de l’espace, plus particulièrement les Martiens, ont mis en place cet anneau de lumière cosmique afin de maintenir la Terre sur son axe et de préserver son intégrité. Les Martiens sont capables d’utiliser la lumière parce qu’ils n’ont pas fait les mêmes erreurs que nous.
L’époque atlante
Il y a environ cent mille ans, à la fin de la civilisation atlante, une grande guerre opposa les Forces de Lumière à ceux que les Maîtres appellent les Seigneurs de la matérialité. Nous les appelons les forces des ténèbres ; ce sont des êtres qui viennent d’un système solaire précédent et dont la tâche est de maintenir l’aspect matière de la planète. Les Maîtres ont travaillé avec la race atlante pendant douze millions d’années et l’humanité avançait plutôt bien et en suivant une ligne juste. De grandes civilisations se succédèrent. Les Maîtres travaillaient ouvertement et ils firent don à l’humanité de grandes connaissances scientifiques que nous avons perdues. La science était alors beaucoup plus évoluée qu’elle ne l’est de nos jours. Les Maîtres avaient mis à la disposition des hommes la science de la lumière.
L’humanité de l’époque apprenait à parfaire l’appareil sensitif, émotionnel, le corps astral. Elle y parvint si bien que c’est aujourd’hui encore le corps le plus puissant dont nous disposions. Ce fut la grande réalisation de la race racine atlante. Et c’est la raison pour laquelle, tant que nous ne sommes pas arrivés à mi-chemin entre la 1re et la 2e initiation, nous sommes « polarisés » sur le plan astral. La polarisation astrale signifie que le plan astral est le siège de notre conscience.
Vers la fin de cette longue période, les Maîtres s’efforçaient de guider les hommes vers une perfection de plus en plus grande dans l’expression de leurs émotions, mais aussi vers l’acquisition d’un certain niveau de capacité mentale. Certains individus étaient capables de penser, mais ils étaient très peu nombreux, comparés au reste de la population. Et celui qui était capable de penser acquérait un certain pouvoir. Il se trouvait dans la situation qui est aujourd’hui celle d’un fermier avec son troupeau. Les animaux ne peuvent penser ; ils peuvent ressentir des émotions, ressentir de la douleur. Il n’est pas nécessaire de se rendre dans un abattoir pour le constater. Les animaux ne pensent pas à la manière dont les hommes pensent, mais ils commencent à répondre à la pensée humaine. Les chiens, par exemple, montrent un certain degré de télépathie astrale et de réponse au mental des hommes, de ceux dont ils sont proches. Il en est de même pour les chevaux, les éléphants et les chameaux. Les hommes ordinaires de l’époque atlante devinrent comme de simples biens, à la disposition des individus puissants qui étaient capables de penser et qui commençaient à devenir très riches, et à faire preuve d’une grande cupidité et de séparatisme. Ces derniers répondaient davantage aux forces des ténèbres, aux seigneurs de la matérialité. Si vous pensez que le mercantilisme d’aujourd’hui a mis dangereusement l’accent sur le matérialisme, ce n’est rien comparé à l’époque atlante où il existait des gens beaucoup plus riches que le plus riche de nos contemporains. Je ne veux pas nécessairement dire riches en termes d’argent, mais en termes de pouvoir. Il y eut une grande guerre entre les Forces de lumière, les Maîtres de l’époque, et les forces de la matérialité, qui étaient très puissantes. Ces dernières exerçaient une grande influence car les gens aimaient le matérialisme. Ceux qui étaient capables de penser forçaient des troupeaux humains à construire leurs empires. La situation aboutit finalement à une impasse et les Maîtres se retirèrent dans les montagnes et les déserts du monde : les Andes, les Montagnes Rocheuses, et plus tard, dans l’Himalaya, les Carpathes, l’Oural, l’Atlas, etc. Le désert de Gobi devint un lieu de retraite où de nombreux Maîtres attendirent le moment où ils pourraient revenir dans le monde. Ils ont enterré dans le désert de Gobi, l’Himalaya, les Rocheuses et les Andes des documents concernant ces civilisations passées, magnifiques témoignages de la pensée et de la créativité des Maîtres de l’époque. Ces civilisations ne furent pas l’œuvre de l’humanité atlante, mais celle des Maîtres et de leurs proches disciples.
La Hiérarchie cachée
Depuis cent mille ans, nous n’avons plus sous les yeux l’exemple de la Lumière de la Hiérarchie. Elle a toujours été présente dans les coulisses, mais, comme elle était cachée, l’humanité dans son ensemble a nécessairement oublié son héritage. Nous avons dû nous battre apparemment seuls, mais, en fait, nous n’avons jamais été seuls car, dans les moments de grande nécessité, la Hiérarchie a toujours envoyé l’un des siens dans le monde afin qu’il agisse en tant qu’Instructeur pour une époque donnée, d’une ère à l’autre, d’un cycle à l’autre. Au cours de ces cent mille ans, il en a toujours été ainsi. Cette aide n’a jamais fait défaut ; la lumière a toujours été disponible.
Les enseignements
A une époque plus récente, cette lumière a été largement révélée à travers les écrits d’Helena Petrovna Blavatsky, d’Helena Roerich et d’Alice Bailey. Leurs ouvrages ont éclairé le monde d’une manière très significative en faisant connaître les Enseignements à des centaines de milliers de personnes qui avaient atteint un stade où il leur était possible de répondre à la lumière de l’âme et de s’éveiller à la lumière de la connaissance. La lumière de la connaissance, la prise de conscience de ce qui se cache derrière les apparences, de ce qui constitue le monde du sens et la nature de l’Etre, est maintenant disponible pour tous ceux qui sont prêts à l’absorber. Aucun aspect de cet enseignement, de cette lumière de la connaissance, n’est jamais refusé à l’humanité si nous sommes prêts à le recevoir. C’est nous-mêmes qui, suivant notre réceptivité et la mesure où nous sommes prêts, fixons les limites du degré de lumière qui peut être révélé.
La lumière de la connaissance
Avec le retour dans le monde des Maîtres, en tant que groupe, après une absence de cent mille ans, cette lumière de la connaissance galvanisera l’humanité d’une manière extraordinaire. On assistera à des progrès spectaculaires dans tous les domaines de la connaissance, particulièrement en ce qui concerne la science de la Lumière et la compréhension de la nature de l’Etre. Les Maîtres continuent à explorer et à développer l’Etre alors que nous avons dû jusqu’à présent, et que nous devrons longtemps encore, confiner notre activité à la nature de la conscience, à la compréhension de ce que signifie le fait d’être un être humain conscient.
L’Ere du Verseau
« A travers l’immensité de l’univers, cette lumière persiste ; à travers toutes les dimensions et tous les plans elle exprime sa nature, conditionnée seulement par les formes dans lesquelles elle se montre. A ceux dont la conscience demeure dans le monde de la matière, ces formes donnent accès à la lumière ; pourtant, la lumière est essentiellement sans forme, n’ayant pas besoin de structure pour soutenir son Etre. »
Pour la plupart des individus, non seulement la lumière nécessite une forme pour être reconnue, mais la mesure dans laquelle elle peut être reconnue, comprise et utilisée dépend du niveau d’évolution de chacun. Les Maîtres peuvent contacter, absorber et rediriger la lumière venant d’entités cosmiques fort éloignées, comme les constellations. Par exemple, nous entrons aujourd’hui dans l’ère du Verseau. Cela signifie que la lumière du Verseau est transmise, sous forme d’énergie cosmique, jour après jour, à chaque heure, à tout instant, dans notre système solaire. C’est la nouvelle lumière, la nouvelle vie qui galvanisera l’humanité au cours de l’ère qui vient.
La vie
Nous imaginons que rien n’existe en dehors de la vie et que ce que l’on peut appeler vie est limité. Lorsque nous sommes morts, nous ne vivons plus. Tant que nous ne sommes pas morts, nous vivons. Mais il existe vie et vie. Il existe des degrés de vie comme il existe des degrés de connaissance. La vie a des niveaux différents qui dépendent de l’état de conscience de celui qui vit. Pour un Maître, être est quelque chose de tout à fait différent de ce que cela représente pour nous. Pour un enfant, être, c’est probablement accomplir toutes sortes de choses qui se présentent spontanément, qui stimulent son cerveau, qu’il prend plaisir à faire. L’enfant ne fait rien qui puisse avoir sur lui un effet déprimant. Il fait des choses qui l’amusent et le stimulent, qui satisfont son besoin de mouvement, d’action, de connaissance – de vie. La vie de l’enfant est différente de la nôtre. Nous laissons place à la dépression, à l’inertie, à l’ignorance, à l’inconscience. Tout cela fait partie de notre sensation de vivre. Si nous sommes avisés, nous acceptons l’idée que nous ne savons pas tout et nous essayons d’y remédier en lisant ou en nous rendant à des conférences. Nous essayons de faire de notre mieux avec les possibilités dont nous disposons. Il est naturel et intelligent d’agir ainsi. Certaines personnes, au contraire, ne font qu’aggraver les choses, mais nous ne pouvons empêcher cela.
La lumière à travers laquelle nous comprenons la nature du Cosmos, de la Vie, de l’Etre, n’a pas besoin d’un corps. En elle-même, elle est dépourvue de forme car elle englobe toute chose. Cependant, pour que nous puissions la voir, nous en rapprocher, l’enregistrer, il est nécessaire qu’elle ait une forme. Si notre conscience se situe sur le plan physique, ce que nous appelons la lumière électrique signifie quelque chose pour nous. Mais vous est-il jamais arrivé de penser qu’il existe un aspect de l’électricité dont nous ne savons rien, un aspect que nous n’avons pas vu, auquel nous ne pouvons accéder parce qu’il ne possède pas de forme ? Nous connaissons seulement la lumière électrique parce qu’elle peut éclairer la pièce. Nous pouvons allumer ou éteindre. Nous pouvons le faire jusqu’à ce que l’ampoule soit usée ; lorsque cela se produit, l’électricité n’a plus de forme. Nous pouvons mettre de la nourriture dans un simple casier, elle ne se réchauffera pas pour autant. Mais mettez-la dans un four, tournez le bouton, et soudain cette électricité sans forme devient de la chaleur. C’est donner forme à quelque chose qui par essence en est dépourvu.
Sans forme
Puisque cela ne possède pas de forme, nous ne pouvons savoir combien il existe de niveaux dans cet état sans forme. S’agit-il d’un état sans forme unique, total, simple, qui se trouve partout, mais qui est invisible, ou en existe-t-il différents niveaux ? En ce qui concerne l’électricité, il existe différentes tensions correspondant à différents niveaux de puissance : feu, chaleur ou lumière, de cette « chose » que nous appelons électricité. Mais l’électricité en elle-même est essentiellement dépourvue de forme ; elle n’a pas besoin de forme pour exister. Il est seulement nécessaire qu’elle ait une forme pour que nous puissions la reconnaître. Il en est de même avec la technologie de la lumière. La lumière elle-même, étant de l’électricité, n’a pas de forme, mais avec la technologie avancée que nous appelons manipulation génétique, nous pouvons utiliser des qualités particulières de l’électricité. L’électricité agit en donnant sa cohésion à la forme. Elle maintient ensemble les molécules du corps, par exemple, et on peut donc l’utiliser dans ce but.
Maitreya nous a dit qu’elle serait utilisée pour créer de nouveaux organes, que les transplantations d’organes deviendraient inutiles car la technologie de la lumière nous permettra d’en créer de nouveaux.
Voici une citation du Maître D.K., au sujet de la lumière ou de l’illumination qui, à mon avis, a quelque chose à voir avec la technologie de la lumière bien qu’il ne l’appelle pas ainsi. « Une des découvertes imminentes, dit-il, sera le pouvoir intégrant de l’électricité qui assure la cohésion au sein de toutes les formes et soutient toute vie dans la forme au cours du cycle de l’existence manifestée. »
Vous vous demandez peut-être pourquoi notre corps conserve sa forme. La forme de notre menton et de notre mâchoire reste pratiquement identique de notre naissance à notre mort, même si de subtils changements se produisent, la peau devenant plus flasque par exemple et se couvrant de rides. Mais la structure osseuse, relativement parlant, reste la même. Le cœur, le foie et les reins peuvent parfois présenter certaines déficiences, mais il arrive aussi qu’ils fonctionnent parfaitement bien jusqu’à la fin de notre vie, si longue soit-elle. C’est tout à fait extraordinaire. Le corps éthérique lui-même possède une forme, même s’il s’agit d’une forme subtile qui se déplace et qui change. Il existe un mécanisme qui fait qu’une fois créé, le corps humain, à moins d’être renversé par une voiture ou de tomber du haut d’une falaise, garde intacts sa forme, son pouvoir de fonctionnement interne et ses organes.
Le secret de tout cela, c’est l’électricité. L’énergie de l’électricité, à un niveau plus élevé que celui qui permet à une ampoule de nous éclairer, « assure la cohésion au sein de toutes les formes et soutient toute vie dans la forme au cours du cycle de l’existence manifestée ». Elle produit également la cohésion des atomes et celle des organismes au sein de la forme, nos organes, construisant ainsi ce qui est nécessaire pour exprimer le principe vital. Nous touchons là à un mystère fondamental, profond, celui de l’électricité, qui sera révélé d’ici 40 ou 50 ans. Cette découverte révolutionnera la médecine et plus particulièrement la chirurgie, d’une manière tout à fait extraordinaire.
L’alignement avec l’âme
« Au plus profond de chacun de nous demeure une telle lumière, qui n’attend que l’opportunité de rayonner autour d’elle. En chacun luisent les potentialités de tout le Cosmos. En chacun réside également la volonté d’exprimer cette lumière et de manifester ainsi la nature de Dieu. Une telle lumière et une telle volonté sont du domaine de l’âme, et entrent en activité lorsque l’alignement le permet. »
Sans alignement avec l’âme, rien de cela ne serait possible. La vie sur Terre est ainsi constituée que l’alignement avec l’âme se produit inévitablement parce que nous sommes des âmes en incarnation.
Chacun d’entre nous possède cette lumière, la lumière, le potentiel de tout le Cosmos avec tout ce que cela signifie : la conscience qui enregistre, lorsque l’être humain devient parfait, la volonté, l’amour et l’intelligence de Dieu, ou quelque autre aspect de Dieu que nous puissions réaliser. Nous n’avons de noms que pour trois de ces aspects. Il doit exister des douzaines de qualités de la nature de Dieu que nous n’avons pas encore reconnues mais qui attendent d’être révélées. Tout cela, s’étendant à tout le Cosmos, jusqu’à l’infini, constitue notre potentiel. C’est une idée absolument extraordinaire.
Ce serait intimidant si nous devions réaliser ce potentiel immédiatement, mais cela ne se fait pas en un jour. Il s’agit d’une ouverture progressive, qui s’étend sur des éons, et nous avons tout le temps de nous y habituer. De la pratique naît la perfection. Lorsque les Maîtres parlent de perfection, il s’agit simplement de pratique. Pratiquer une manière de vivre juste. «… En chacun réside également la volonté d’exprimer cette lumière et de manifester ainsi la nature de Dieu. »
L’aspect volonté du Divin
« Les choses ne se font pas d’elles-mêmes. L’homme doit agir et accomplir sa volonté » (message de Maitreya, n° 31). Cette affirmation est de Maitreya et je suis certain que la même chose a été dite des milliers de fois auparavant. Pour mener à bien le plan de Dieu, la volonté est nécessaire. Chacun de nous possède cet aspect volonté, qu’il le sache ou non, qu’il l’utilise ou non. Quel que soit notre niveau dans une vie donnée, en tant qu’être humain, dieu en incarnation, chacun d’entre nous possède cet aspect volonté du divin, qui incarne le dessein ; la volonté manifeste le dessein. Lorsque nous connaissons le dessein de Dieu, nous pouvons être Dieu. Tout cela met l’accent sur le fait que nous ne sommes pas séparés de Dieu. Il n’existe rien d’autre que Dieu ou la lumière dans l’ensemble de l’univers manifesté et non manifesté. Et nous sommes tout cela. Nous avons le potentiel de tout cela, et tout ce que vous avons à faire, c’est de le reconnaître, d’en devenir conscients et de le manifester. Ce n’est pas facile, mais certainement possible puisque les Maîtres l’ont fait.
« Une telle lumière et une telle volonté sont du domaine de l’âme, et entrent en activité lorsque l’alignement le permet. »
Nous devons parvenir à l’alignement avec l’âme. Nous devons aligner la personnalité et ses véhicules avec l’âme. Progressivement, la volonté, l’amour et l’intelligence de l’âme se manifestent dans la personnalité du plan physique et ainsi le travail se fait.
La spiritualisation de la matière
« Cherchez en vous, et découvrez la source de toute connaissance et de tout amour. » La connaissance et l’amour existent déjà dans l’âme qui est parfaite. L’âme ne se perfectionne pas elle-même. Elle s’efforce de perfectionner ses véhicules et, à partir de sa propre nature, elle spiritualise la matière de cette planète. Le but du processus d’incarnation de l’âme est la spiritualisation de la matière. En s’incarnant à maintes et maintes reprises, elle attire magnétiquement vers elle de plus en plus de lumière, de matière sub-atomique, jus-qu’à ce que le corps tout entier soit fait de lumière.
L’initié du 4e degré, qui n’est pas encore un Maître, possède un corps composé aux trois-quarts de lumière. Chaque initiation augmente considérablement la capacité de radiation de l’individu. C’est le résultat de l’action du Sceptre d’initiation qui projette sa lumière dans les chakras de l’initié, produisant ainsi un changement considérable dans sa capacité de radiation.
On reconnaît le stade où un individu est parvenu dans son développement évolutif par la radiation de son activité. (Je connais cependant des personnes qui pensent être arrivées au seuil de la quatrième initiation alors qu’en fait elles en sont au niveau 1,2.)
Les gens semblent avoir une idée très vague de ce que signifie le fait d’être un initié. Toutes les grandes actions de ce monde ont été accomplies par des initiés d’un certain niveau. Tout changement majeur dans le monde est avant tout le résultat du stimulus apporté par la Hiérarchie qui travaille par l’intermédiaire des initiés et des disciples de degrés divers. Les initiés émettent les grandes idées. Ces idées deviennent nos idéaux. Nous mettons ces idéaux en pratique et la civilisation progresse. Il en a toujours été ainsi.
Il ne pourrait en être autrement car seuls ceux qui possèdent une part de lumière peuvent en absorber davantage. C’est le sens de l’affirmation biblique : « A ceux-là, il sera donné. » Cela ne veut pas dire que vous devriez avoir davantage d’argent parce que vous êtes déjà riche. Cela signifie que si vous avez en vous-même la lumière de l’esprit, la lumière de l’Etre, et que vous l’irradiez, vous pouvez en attirer davantage. C’est évident. Le plus élevé ne peut être attiré que par un instrument suffisamment élevé pour pouvoir le capter. Ce que nous faisons en fait, au cours de notre voyage évolutif, c’est créer un instrument, et à chaque vie, espérons-le, un instrument meilleur, plus subtil, plus sensible, équipé d’une meilleure « antenne » pour capter la lumière, et accéder ainsi à la compréhension et à la conscience qui sont à la disposition de tous, afin que nous puissions les absorber et les utiliser si nous possédons un instrument suffisamment adapté. Il s’agit de créer cet instrument et c’est pour cela que nous sommes en incarnation.
Le service
« Cherchez en vous, et découvrez la source de toute connaissance et de tout amour. Révélez au monde la lumière de l’âme, et entrez dans les rangs de ceux qui servent. »
Dès que vous entrez en contact avec votre âme, inévitablement vous souhaitez trouver une forme de service. C’est automatique, parce qu’il est dans la nature de l’âme de servir, mais pas dans la nature de la personnalité. L’âme cherche à plier la personnalité afin qu’elle devienne une véritable réflexion de sa propre nature et c’est la raison pour laquelle les stades où l’âme s’efforce d’absorber et d’imprégner la personnalité sont si difficiles à vivre. La personnalité est toujours en rébellion, elle ne veut pas faire l’effort nécessaire et lorsque cela devient trop difficile, elle fuit ses responsabilités.
J’ai constaté cela à maintes reprises, lorsque les gens me parlent de leurs problèmes. Ces problèmes découlent en effet presque toujours du fait qu’ils fuient ce qu’ils devraient justement affronter. Tout va bien pour chacun tant que la vie est facile, que nous faisons des progrès, que nous pouvons en voir les résultats (ce à quoi nous attachons une grande importance). Mais il vient un moment où nous ne voyons plus de résultats, où nous rencontrons ce qui nous semble être un énorme obstacle ou une difficulté dans la vie, et la tendance de la majorité des gens est alors de fuir, de ne pas faire face à cette difficulté afin de la surmonter. Nous ne réalisons pas que les obstacles sont justement mis devant nous pour que nous trouvions la force de les surmonter.
Nous ne deviendrons jamais un Maître si nous n’avons pas la force de surmonter tout ce à quoi nous pouvons être confrontés, si désagréable, si difficile ou éprouvant pour notre amour-propre que cela puisse être. Notre être véritable ne pourra réellement se manifester que lorsque nous ferons appel à toutes nos ressources intérieures pour surmonter de tels obstacles. L’obstacle peut être d’ordre pratique, se présenter sur le plan physique. Il peut aussi être purement psychologique (les problèmes sont presque toujours d’ordre psychologique chez ceux qui progressent), mais même sur le plan physique, chaque fois qu’un obstacle se présente, beaucoup de gens fuient. Ils se disent : « Si je suis là-bas, cela sera mieux que si je reste ici, et je n’aurai pas à faire face à ce problème particulier. » Cependant, tant qu’ils n’y auront pas fait face, le problème reviendra, spécialement s’il s’agit d’un problème psychologique, parce qu’ils n’ont pas relevé le défi et ne se sont pas équipés de manière à faire face à ce problème à chaque fois qu’il surgit. Si nous sommes équipés pour y faire face, il a tendance à ne plus se présenter ou, s’il le fait, ce n’est plus un réel problème.
C’est la même chose que d’apprendre à faire notre travail au bureau ou à l’usine. Les premiers jours sont terribles. Nous sommes perdus. (Je parle comme quelqu’un qui n’a jamais travaillé dans un bureau ni dans une usine, mais j’ai de l’imagination !) Pour la plupart des gens, c’est trop, à un certain moment de leur vie, que de faire face à ce que la vie leur présente dans le but de les faire progresser. La première chose à faire, à mon avis, avant d’essayer de continuer, c’est de prendre la décision intérieure de parvenir à résoudre tous les problèmes, à surmonter tous les obstacles. Au lieu de fuir, nous essayerons de résoudre la difficulté, de faire de notre mieux pour la surmonter, et, si nous agissons ainsi, cela nous rendra plus fort et tous nos problèmes deviendront d’autant plus faciles à résoudre. Plus l’obstacle est grand, plus grand est le défi à relever, et plus nous devenons aptes à devenir un initié et finalement un Maître.
C’est la seule voie. Nous devons la parcourir car lorsque nous serons devenus un Maître, nous serons seuls. Il viendra un moment où nous réaliserons que nous sommes absolument seuls, sans l’aide de qui que ce soit, si ce n’est celle de notre propre Etre. Notre propre Etre est Dieu, rien de moins que tout le cosmos. Nous ne pouvons exploiter qu’une infime partie de ce potentiel à un moment donné. Mais si nous ne commençons pas à utiliser ces ressources intérieures, nous ne les utiliserons jamais. Nous devons apprendre à exploiter notre potentiel et à ne pas demander aux autres ce que nous devons faire. Certaines personnes sont toujours en train de s’adresser aux autres : « J’ai tel problème. A ton avis, que dois-je faire ? » Si nous ne faisons pas face à nos problèmes, si nous ne prenons pas nos propres décisions, nous ne grandirons jamais. Nous ne deviendrons jamais un Maître. Nous ne deviendrons même pas des initiés du 2e degré, sans parler de devenir des Maîtres. (Je présume que vous êtes des initiés du 1er degré !)
La restauration du Plan
« Le monde se tient prêt à recevoir plus de lumière. Partout, les hommes ont soif d’une nouvelle connaissance d’eux-mêmes et de Dieu. »
Si c’est le cas, tout cela nous sera donné. Dès que l’humanité lance un appel à l’aide, réclame davantage de lumière, d’information, de technologie, autrement dit, lorsqu’elle aspire à une conscience élargie de sa propre nature et de son but, ce qu’elle demande lui est donné. Le cri est entendu par la Hiérarchie et ces mots résonnent : « Ouvrez les vannes » : les vannes de la lumière, de la connaissance, de l’inspiration, des conseils. En réponse à notre cri, les Maîtres déversent le flot de tout ces bienfaits sur nous. C’est ce qui s’est produit en 1875 avec la publication de la Doctrine secrète et d’Isis dévoilée d’H.P. Blavatsky. C’est également ce qui s’est produit avant la guerre avec les enseignements de l’Agni Yoga et ceux d’Alice Bailey qui ont mis une nouvelle lumière et une nouvelle connaissance à la disposition des esprits curieux qui étaient prêts à les absorber, à y répondre et à les utiliser pour servir le Plan.
Le Plan est en train d’être restauré. Sa mise en œuvre fut interrompue par la grande guerre qui a sévi entre les forces de lumière et les forces des ténèbres à la fin de l’époque atlante. Les Maîtres n’ont pas renoncé à ce Plan, mais sa mise en œuvre fut interrompue tandis que l’humanité évoluait lentement , à la recherche de sa propre voie. En trouvant sa voie, elle est devenue plus forte. Nous sommes beaucoup plus solides que les hommes de l’époque atlante. Ceux-ci étaient incapables de penser. Maintenant des millions d’hommes pensent. L’éducation de masse a profondément transformé l’humanité.
« Pour répondre à leur attente, les Maîtres se sont préparés à inaugurer une nouvelle ère de lumière. »
C’est quelque chose d’extraordinaire.
« D’innombrables opportunités de progrès s’offriront à l’humanité ; l’homme s’émerveillera devant des découvertes qui lui donneront la maîtrise des forces de la nature. » Toutes ces forces sont là. Nous pensons les connaître, mais il n’en est rien. Nous ne savons pas réellement ce qu’est la gravité ; nous n’avons fait qu’y réfléchir. Nous ne savons pas vraiment ce qu’est l’électricité. Nous n’en connaissons que le niveau physique et nous pouvons nous en servir si nous sommes suffisamment prudents. Nous sommes actuellement capables de l’utiliser d’une manière à peu près correcte, mais nous n’avons pas accédé à l’essence de l’électricité. C’est quelque chose de tout à fait différent de ce que nous imaginons.
« L’homme s’émerveillera devant des découvertes qui lui donneront la maîtrise des forces de la nature ; il sera saisi par la prodigieuse beauté ainsi révélée. »
Chaque découverte de la réalité, ou d’aspects de la réalité, est empreinte de beauté. Il s’agit d’un magnifique déploiement des richesses de la vie, du système naturel dans lequel nous vivons et que nous appelons la nature. Le seul problème est que nous nous tenons séparés d’elle. Nous voyons la nature à l’extérieur. Nous considérons que Dieu est là et que nous sommes ici. Il n’existe en fait aucune séparation. Nous ne sommes pas séparés de la nature ; c’est la raison pour laquelle nous ne devrions pas détruire notre environnement. Nous ne sommes pas séparés de ce que nous appelons Dieu. Il est immanent dans tous les aspects de notre être. Nous ne sommes pas non plus séparés les uns des autres et c’est la grande découverte que nous devons faire.
La fin du mirage
La grande hérésie de la séparation nous mène à cette cause de souffrance que nous appelons mirage. Le mirage est le résultat de la séparation, de cette grande hérésie de croire que nous sommes séparés. Dès que nous en prendrons conscience, le mirage disparaîtra. Actuellement, cependant, il est la cause de toutes les souffrances, de tous les malheurs, et de toutes les limitations que nous connaissons dans nos vies et que souvent nous nous infligeons à nous-mêmes. C’est la raison qui se cache derrière l’effroyable famine qui touche des millions d’hommes, le gaspillage incroyable des ressources de la planète, les inégalités, l’injustice, la cruauté de la vie. Tout cela est dû au mirage, c’est le résultat direct de l’expérience illusoire de la séparation.
La vie une
Nous découvrirons que nous ne sommes pas séparés, et que nous ne pourrons conserver longtemps ce mirage en toute impunité. Nous disposons actuellement de forces capables de détruire toute vie. Nous disposons également du libre arbitre et il ne tient qu’à nous de changer de cap. Lorsque nous le ferons, nous serons stupéfaits. Nous nous « émerveillerons devant des découvertes qui nous donneront la maîtrise des forces de la nature », nous serons « saisis par la prodigieuse beauté ainsi révélée », nous « connaîtrons avec certitude la réalité de Dieu ». Lorsque vous prenez conscience de Dieu en vous-mêmes, de Dieu dans la machine, de Dieu dans la lumière qui jaillit de l’ampoule électrique, de Dieu qui crée les merveilles de la nouvelle science, il devient alors pour vous un fait. Vous réalisez que Dieu n’est pas un vieil homme barbu dans le ciel ; c’est un vieux symbole dont nous devons nous débarrasser. Nous devons réaliser que nous sommes Dieu. Tout autour de nous est Dieu. Tout l’espace dans le Cosmos est Dieu. Cette vie – et il n’existe qu’une Vie unique – est nous-mêmes, est en nous et autour de nous. Nous l’appelons Dieu, mais nous pourrions facilement l’appeler nous-mêmes. Nous pourrions l’appeler nature. Nous pourrions lui donner le nom de n’importe quelle personne que nous connaissons. C’est la Vie unique qui est Dieu. Elle n’est pas là-bas, en-dehors de nous, séparée de nous. Elle est inhérente à tous les aspects de notre Etre.
Auteur : Benjamin Creme, (1922-2016) : artiste et ésotériste britannique, ancien rédacteur en chef de Share International. Son contact télépathique avec un Maître de Sagesse lui permettait de recevoir les informations les plus récentes concernant l’émergence du Christ et de s’exprimer sur les enseignements de la Sagesse éternelle.
Thématiques : sagesse éternelle, spiritualité
Rubrique : Dossier ()
