Partage international no 236 – avril 2008
Interview de Greg Mortenson par McNair Ezzard
Au retour d’une expédition infructueuse sur le deuxième sommet du monde, le K2, en 1993, Greg Mortenson, s’étant trouvé coupé de son groupe, avait erré une semaine dans la montagne, cherchant son chemin vers la civilisation. Il finit dans le village reculé de Korphe, épuisé et émacié, dont les habitants firent leur possible pour le remettre sur pieds.
Au cours de sa convalescence, il put prendre la mesure de la situation difficile du village, en particulier de la quasi-absence de toute structure éducative. Par exemple, une « salle de classe » dans un hameau haut perché, où 82 enfants recopiaient les tables de multiplication avec un bâton à même le sol glacial. Il promit à ses bienfaiteurs de leur construire une école digne de ce nom.
Un peu plus d’une dizaine d’années plus tard, après avoir surmonté ses difficultés personnelles et financières, ainsi que de multiples menaces de morts, il a largement tenu sa promesse. En témoignent les centaines de milliers d’enfants qui bénéficient aujourd’hui d’écoles de haute qualité.
Pour asseoir plus solidement la mission qu’il s’est donnée, il a fondé Central Asia Institute (CAI), organisation non lucrative.
McNair Ezzard l’a interviewé pour Partage international.
Partage international : Quels sont les principaux objectifs de CAI ?
Greg Mortenson : Nous nous sommes fixés comme mission première de promouvoir l’alphabétisation et l’éducation, notamment en commençant par construire des écoles, en particulier des écoles de filles, dans les régions reculées du Pakistan et de l’Afghanistan. Nous sommes strictement apolitiques et laïcs.
Plus fondamentalement, notre objectif central est de promouvoir la paix par l’éducation – ce fut d’ailleurs le sous-titre de la première édition de mon ouvrage, le best-seller Three Cups of Tea – et non de lutter contre le terrorisme. J’ai combattu dans l’armée américaine, et j’ai passé deux ans comme médecin volontaire. Cela faisait 8 ans et demi que je construisais des écoles pour lutter contre l’illettrisme féminin lorsqu’est survenu le 11 Septembre. La lutte contre le terrorisme figure en fin de liste de mes priorités.
Cette lutte naît de la peur. La promotion de la paix repose sur l’espérance. En fin de compte, l’ennemi véritable, c’est l’ignorance. Elle nourrit la haine. Il nous faut trouver le courage, la foi et la volonté de servir la cause de la paix plutôt que de faire une fixation sur le terrorisme.
PI. Cette idée selon laquelle la meilleure manière de remplacer la guerre et le terrorisme, c’est de construire des ponts et de donner du pouvoir à ceux qui n’en ont pas, n’est-elle pas au cœur de votre ouvrage ?
GM. Absolument. Ce travail est très difficile, parfois même dangereux. Les partisans de la violence, du terrorisme et de la haine sont prêts à tout. Y compris ici, en Amérique. Je reçois des lettres de soldats qui servent au Pakistan et en Afghanistan, et aussi de leurs parents. Toutes ont pour commun dénominateur de clamer que ce que nous sommes en train de faire ne sert à rien tant que nous ne faisons pas le maximum pour scolariser les enfants de ces régions et leur donner d’autres perspectives.
PI. Combien y a-t-il d’enfants dans les écoles du Central Asia Institute ? Et dans quelles régions en avez vous créées ?
GM. Nous avons en ce moment 25 000 élèves répartis dans 61 écoles, plus une quarantaine d’autres sous des tentes, dans des locaux ou dans des salles loués. En tout, une centaine « d’établissements ». Nous concentrons particulièrement nos efforts dans les régions qui ont peu, sinon aucune infrastructure scolaire. Les plus touchées sont, de ce point de vue, celles qui sont isolées, situées la plupart du temps dans les zones frontalières, difficiles d’accès ; en second lieu, celles qui sont ravagées par des conflits et des guerres – en ce qui concerne mon action, celles qui se trouvent sur la frontière entre ces deux pays ; enfin, là où sévit le fanatisme religieux.
La plupart de ces zones se caractérisent par une grande pauvreté. Les écoles y sont très rares, quasiment inexistantes pour les filles.
PI. CAI se félicite, entre autres succès, d’avoir appris aux gens à se prendre en charge, à se sentir responsables de leur bien-être, de leur santé…
GM. Une fois les gens convaincus de la nécessité de la scolarisation, nous leur fournissons des programmes et du matériel, du ciment, par exemple, du ciment armé. Charge à eux de fournir le terrain et la collaboration des membres de la communauté, chaque foyer devant fournir de 10 à 30 jours de travail manuel bénévole, ainsi que le bois, le sable et la pierre pilée.
Nous fonctionnons généralement sur le mode du 50-50 avec les villages. On nous reproche parfois d’être un peu « radins ». Mais dès que les villageois ont fait la preuve qu’ils se sont investis dans leur projet (nous avons des centaines de villages candidats), nous les soutenons sans réserve.
Comparez avec ce que fait l’Equipe de construction régionale américaine, le bras civil de l’armée américaine. Elle a construit des douzaines d’écoles flambant neuves en Afghanistan. Mais elles sont désertes ! A 200 ou 300 m autour, on croise des centaines d’enfants, soit dans des tentes, soit sur le bord de la route. Quand je leur demande pourquoi ils ne vont pas à l’école, ils me répondent qu’on ne leur a pas demandé d’y aller. Ayant pris contact avec l’officier responsable de cette question, il m’a répondu que le responsable du projet d’école n’avait pas reçu ses subventions ou l’ordre d’ouvrir l’établissement. En fait, les communautés concernées n’ont jamais été associées à ces projets. Elles ne savent tout simplement pas de quoi il s’agit.
PI. Les élèves de vos écoles reçoivent une éducation équilibrée, ni fondamentaliste, ni pro-occidentales.
GM. Nos écoles sont laïques. On y apprend l’écriture, la lecture, le calcul et la science, exactement comme ici aux États-Unis. Mais elles ont trois particularités.
La première, c’est l’importance de l’enseignement oral. C’est une tradition très vivace dans ces pays, que nous ne voulons pas faire disparaître en leur imposant notre culture livresque. C’est pourquoi, deux ou trois fois par semaine, nous invitons les anciens à venir s’entretenir avec les enfants. Ils parlent du folklore, de la culture, du patrimoine.
Nous proposons également dès la première année des cours d’hygiène, de santé et de diététique. C’est vital. Nous le faisons depuis une douzaine d’années.
Nous avons également des cours d’instruction religieuse [musulmane], deux à trois heures par semaine. Ils nous sont imposés par les gouvernements pakistanais et afghans. On nous le reproche parfois, mais, en ce qui me concerne, je les considère plutôt comme des cours sur le « fait religieux ». On donne aux enfants des éléments sur le christianisme, le judaïsme et l’Islam. Cela a plus à voir avec une étude comparée des religions. Nous ne faisons de réclame pour aucune. Nous nous bornons à mettre les élèves en face des différences.
PI. Quel est le taux d’analphabétisme dans le monde ?
GM. Il faut d’abord signaler qu’il y a une immense disparité dans le monde entre les nantis et les autres. Environ un milliard d’humains vivent avec moins d’un dollar par jour. Selon l’Unicef, près de 145 millions d’enfants de 5 à 15 ans ne sont pas scolarisés. Les causes en sont multiples : la pauvreté, l’esclavage, le fanatisme religieux, la discrimination sexuelle, la corruption des pouvoirs publics, etc. L’éradication de l’analphabétisme coûterait, pour l’ensemble de la planète, entre 6 et 8 milliards de dollars par an sur 15 ans. A comparer avec les 94 milliards de dollars dépensés pour la seule année 2006 par le Pentagone en Irak, les 14 milliards en Afghanistan, où, de plus, notre pays a consacré 624 millions de dollars à l’éradication de l’opium – soit deux fois plus qu’en 2005. Ce qui n’a pas empêché sa production d’augmenter de 60 %. Le budget total affecté par les États-Unis à l’éducation des jeunes Afghans s’est monté, quant à lui, à 42 millions de dollars…
PI. Pourquoi privilégiez-vous l’alphabétisation des filles ?
GM. Il y a, en Afrique de l’Est où j’ai grandi, un proverbe qui dit : « Eduquez un garçon, et vous éduquez une personne. Éduquez une fille, et vous éduquez une communauté. » Les garçons quittent souvent leur village, et quand ils en sont partis ils n’envoient pas toujours d’argent. Mais les filles restent.
Toutes les études montrent qu’éduquer une fille au moins jusqu’au 5e degré (8-10 ans) réduit la mortalité infantile et l’explosion démographique, et entraîne une nette amélioration du niveau sanitaire et, plus généralement, de la qualité de vie. Cela prend une ou deux générations.
On en trouve une bonne illustration au Bangladesh. Dans les années 1960, le taux d’alphabétisation de la population féminine était inférieur à 20 %. Une campagne nationale intensive l’a porté à 70 % en 2000. Pour les hommes, il est passé de 50 à 85 %.
La scolarisation des femmes se fait également sentir sur la conception du jihad chez les jeunes hommes. J’ai discuté de l’islam avec nombre de mollahs parmi les plus éclairés et les plus modérés. Le jihad peut prendre de nombreuses formes. Ce peut être, par exemple, une entreprise noble, comme un effort spirituel, un projet d’études universitaires aussi bien que l’entrée dans un groupe terroriste. En fait, il est synonyme de quête.
Un jeune ne peut s’engager dans un jihad sans avoir au préalable obtenu l’autorisation et la bénédiction de sa mère. Passer outre le condamnerait inévitablement à une sorte de bannissement de la communauté. S’il devenait un martyr, il n’irait pas au ciel. Plus le niveau d’éducation des mères est élevé, plus il y a de chances qu’elles s’opposent à ce que leurs fils rejoignent les Talibans.
Après le 11 Septembre, avant que l’armée américaine n’envahisse l’Afghanistan en octobre 2001, les rangs des Talibans connaissaient un taux élevé de désertion, et ils avaient toutes les peines du monde à trouver de nouvelles recrues. Ils en étaient réduits à marauder dans le pays pour enrôler de force de larges fractions appartenant à la population illettrée et miséreuse, car les mères éduquées refusaient que leurs fils, même sous la menace d’une arme, s’engagent dans le terrorisme.
Un colonel américain servant en Afghanistan ajoutait sur ce point une autre observation révélatrice. Dans les 18 mois précédant l’invasion, les Talibans avaient bombardé ou détruit plus de 400 écoles, dont 90 % d’écoles de filles. Il était rare qu’ils s’en prennent aux écoles de garçons. Car pour eux, la plus grande menace pour leur « cause » était l’éducation des filles qui, une fois mères, seraient devenues imperméables à leur idéologie. C’est leur défaite assurée. Ils ne pourraient plus jamais recruter d’étudiants…
PI. Combien avez-vous d’écoles dans les zones touchées par l’extrémisme religieux ?
GM. Une douzaine d’écoles de filles. Il y en a une particulièrement remarquable dans la vallée de Char Asiab, au sud de Kaboul, où vit l’un des Talibans les plus recherchés. Nous avons une école de 147 filles au centre même de son « territoire ». Fin juin-début juillet 2007, un groupe d’une quinzaine de Talibans l’ont attaqué de nuit après avoir ligoté le gardien, et menacé de tuer quiconque rentrerait dans l’établissement. Furieux, le commandant local, Fahim, qui n’avait rien à voir avec leur mouvement, arriva aussitôt avec 150 miliciens. Il tua deux Talibans et arrêta les autres. Il découvrit que l’un d’eux avait reçu l’équivalent de 3 000 dollars. Il s’avéra très vite qu’ils venaient d’un mollah local. Ce dernier a été condamné à huit ans de prison, les autres Talibans à des peines de deux à trois ans d’emprisonnement.
PI. Qu’est-ce que les madrassas ?
GM. Il y en a littéralement des centaines. Le moindre hameau du monde musulman en a une, et 99 % d’entre elles sont comparables à nos écoles du dimanche : les enfants y apprennent les éléments de leur foi et le Coran. Mais ont proliféré en parallèle des madrassas wahabites, qui comptent parmi les plus fanatiques.
La population musulmane mondiale tourne autour de 1,2 milliard de personnes, dont 82 % sont sunnites et 17 % chiites. Le 1 % restant est constitué d’autres rameaux. Les Sunnites, quant à eux, se répartissent entre quatre courants, dont le wahabisme.
Ahmed Rachid a écrit un best-seller intitulé Taliban, dans lequel il estime qu’en 1980, il y avait de 800 à 900 madrassas wahabites extrémistes au Pakistan et en Afghanistan. Il y en a aujourd’hui plus de 25 000, qui reçoivent 4 millions d’élèves et qui connaissent, au fil des ans, une croissance exponentielle.
Une des raisons de ce succès tient souvent à ce que, dans ces régions très pauvres, les pères reçoivent 50 dollars par an en échange de l’instruction de leurs enfants. Quand il y a une école, la plupart des enfants y vont. Quand il n’y a qu’une madrassa, ils vont dans cette madrassa.
On ne peut constater sans un sentiment d’ironie que les groupes terroristes sont plus conscients de la valeur de l’éducation (au moins telle qu’ils la conçoivent) que les modérés, que les demandeurs d’école.
PI. Quel est le principal obstacle à l’alphabétisation, dans ces pays ?
GM. Le premier pas à faire, c’est de comprendre à quel point l’alphabétisation des filles est essentielle. Dans de nombreux endroits, une poignée de mollahs instruits contrôlent de larges fractions illettrées de la population. Ils ont beaucoup de pouvoir – qui est progressivement rogné par le progrès de l’instruction dans la société. C’est pourquoi l’un des principaux obstacles à franchir dans cette tâche est d’obtenir la collaboration du clergé et des extrémistes de tous poils à notre effort. C’est presque mission impossible. Cela peut prendre des décennies.
PI. Les habitants du monde développé ont souvent du mal à prendre véritablement conscience des besoins des pauvres de la planète, que ce soit en Afrique ou au Pakistan. Ce n’est guère mieux du côté des gouvernements, qui ne commencent à se démener que lorsque des intérêts stratégiques sont en jeu. Comment surmonter une telle inertie ?
GM. Nous, adultes, avons échoué à apporter la paix, à soulager la pauvreté. C’est pourquoi l’espoir réside en vérité en nos enfants et petits-enfants. J’ai consacré une part considérable de mon activité à faire le tour des écoles américaines. Je me rends, bien sûr aussi, dans les mosquées, les synagogues, les églises, etc., mais je m’adresse en priorité aux enfants. Le Central Asia Institute a lancé un programme appelé Pennies for Peace (Des Sous pour la paix) dans le but de persuader tout un chacun que son action peut faire une différence, dans le but d’apprendre aux enfants la tolérance et la compassion, et que si l’on veut changer le monde, il faut commencer petit – par le don d’une pièce, d’un crayon, en s’occupant d’un enfant déshérité à la fois ; bref, en partant sur une petite échelle. Il faut penser globalement et agir localement. Semer des graines.
PI. Vous avez pris part, à diverses reprises, que ce soit au Pakistan ou en Afghanistan, à des cérémonies musulmanes. Êtes-vous religieux, au sens traditionnel ?
GM. Je suis pratiquant de ma religion de naissance, la religion luthérienne. Mais je crois que le Dieu des chrétiens, des juifs et des musulmans est le même. La foi, pour moi, c’est ce que j’ai appris de mon père. Ce qui importe, ce n’est pas ce qu’on dit, mais ce qu’on fait, nos engagements.
PI. Cette conception doit vous faciliter la tâche…
GM. Je crois. Ce que j’ai trouvé de plus remarquable, durant mes 14 ans de présence au Pakistan et en Afghanistan, dont 65 mois sur le terrain, notamment dans des zones explosives, c’est que personne n’a essayé de me convertir à l’Islam. Nous ressentons, ces gens et moi, un grand respect mutuel.
PI. Vous avez été l’objet de multiples fatwas et autres menaces de mort. Avez-vous eu peur ? Et si oui, comment avez-vous fait pour tenir ?
GM. La seule fois où j’ai pensé laisser tomber, ce fut après le 11 Septembre. Je venais de passer trois ou quatre mois au Pakistan et en Afghanistan (d’août à octobre 2001). Immédiatement après l’attentat, l’Administration Bush a demandé à tous ses citoyens d’évacuer ces régions de toute urgence. J’ai appelé ma femme, pour lui dire qu’il fallait absolument que je reste pour finir mon travail. Elle m’a répondu : « Tu es avec des gens qui t’aiment. C’est l’occasion ou jamais de les aider à traverser ces moments difficiles en restant avec eux. » Partout où j’allais, on m’accueillait les bras ouverts. Une veuve très âgée, vivant dans une profonde misère, m’a chargé de donner cinq œufs sans prix aux veuves new-yorkaises. Un des mollahs les plus durs a même été jusqu’à m’inviter à venir prier dans les mosquées. Où que je fusse, les gens venaient me présenter leurs regrets de ce qui s’était passé à New York, même s’ils n’avaient rien à y voir. Peu après mon retour aux États-Unis, fin octobre 2001, j’ai commencé à recevoir des messages haineux et des menaces de mort, par mail et par téléphone. Cela a duré un an. Tous venaient d’Américains. Ils me reprochaient d’être pire que l’ennemi, parce que j’étais en plus traître à mon pays. On a même été jusqu’à me demander comment je pouvais encore me dire chrétien. Tout cela n’était inspiré que par la haine et l’ignorance. Puis, ça a cessé jusqu’à la parution de mon livre. Ma femme y vit le signe que mon travail commençait à produire ses effets. Ce qui ne m’a pas empêché de prendre ces menaces au sérieux. Il n’est jamais facile de se faire à l’idée que quelqu’un en veut à votre famille…
PI. Que diriez-vous aux personnes qui, vivant ce genre de situation, se sentent paralysés, impuissants, découragés devant une telle tâche ?
GM. Chacun de nous peut se rendre utile, « chacun peut faire une différence ». C’est un peu comme de planter une graine. Je peux vous donner l’exemple d’une personne qui vit là-bas.
C’est une jeune femme, Aziza, qui vit dans la vallée de Chipurson (Pakistan), située dans les montagnes de l’Hindou-kouch et peuplée d’environ 4 000 âmes. Lors de ses deux premières années, les garçons lui jetaient des cailloux parce qu’elle était la première fille de cette zone tribale à aller à l’école. Les deux années suivantes, les instituteurs refusèrent de la laisser poursuivre sa scolarité parce que c’était une femme. Une fois au collège, les garçons qui lui avaient autrefois jeté des pierres firent tout pour l’empêcher d’obtenir son diplôme, allant jusqu’à lui voler ses cahiers de cours et ses manuels. Finalement, elle eut la meilleure note aux examens. En 1998, on lui a financé une ou deux années de formation d’aide soignante en pédiatrie (accouchements, soins pré et post natals et vaccinations), pour environ 800 dollars. Elle revint dans sa vallée en 2000. Avant qu’elle ne commence à exercer, il n’y avait ni médecin, ni médicament ni centre de soins. De cinq à 20 femmes mouraient en couches chaque année. Depuis 7 ans qu’Aziza y travaille, il n’y a plus eu de victime. Elle gagne un dollar par jour.
PI. Chacun peut faire une différence…
GM. Chacun d’entre nous. La plupart de nos écoles n’ont pu être construites que parce qu’il y avait, dans tel ou tel village, une personne sans argent ni ressources, mais qui avait fait des pieds et des mains pour que nous venions.
Pour plus d’information : www.ikat.org
