Partage international no 101 – février 1997
Il y a six ans, des leaders mondiaux issus de 159 pays s’étaient réunis à New-York pour convenir d’un ensemble d’objectifs précis et mesurables, en matière de développement humain. Il s’agissait de réduire la mortalité infantile et maternelle et de faire en sorte que tout enfant puisse recevoir une éducation élémentaire, disposer d’eau potable et de conditions sanitaires correctes, d’ici l’an 2 000. Ils avaient également défini un ensemble d’objectifs intermédiaires à atteindre avant la fin d’année 1995.
La réhydratation orale
Le Secrétaire général des Nations-unies, Boutros Boutros-Ghali, a fait le bilan des progrès accomplis en faveur des enfants, depuis le Sommet mondial pour l’Enfance organisé par l’Unicef en 1990. Selon lui, des progrès considérables ont été accomplis sur la plupart des objectifs du Sommet, dans la majorité des pays. Plus de 80 % des enfants du monde sont maintenant vaccinés, et l’objectif des 90 % fixé pour l’an 2000, est déjà atteint ou dépassé dans certains pays. La réhydratation orale est largement utilisée dans les pays en voie de développement, pour lutter contre diverses formes de diarrhées aux conséquences mortelles. La poliomyélite et la filariose sont sur le point d’être éradiquées et plusieurs milliers d’hôpitaux sont maintenant officiellement reconnus comme « amis des bébés », suite à leurs efforts en faveur de l’allaitement maternel.
Compenser la déficience en iode
Depuis 1990, un milliard et demi de personnes supplémentaires consomment du sel iodé. Environ 12 millions d’enfants, échappent ainsi chaque année, à l’arriération mentale, dont la déficience en iode constitue la cause principale. Le monde s’est également fixé comme objectif de pouvoir fournir de l’eau potable à tous les hommes d’ici l’an 2000. Et avant toutes choses, les droits de l’enfant sont maintenant mieux reconnu, et la ratification de la Convention des Nations-unies sur les droits de l’enfant est presque universelle. Cette Convention est devenue le traité sur les droits de l’homme ayant obtenu la plus large approbation dans l’Histoire. Elle a été ratifiée par 187 Etats en seulement six ans. Trois pays sur cinq atteindront les objectifs globaux en matière de survie infantile d’ici l’an 2000, ou s’en approcheront de très près.
Selon Carol Bellamy, Directeur exécutif de l’Unicef : « Il est indéniable que des millions d’enfants sont actuellement en vie grâce aux efforts exceptionnels mis en oeuvre depuis le Sommet mondial de l’Enfance. En fait, il y aura un million d’enfants de plus qui survivront cette année, par rapport à 1990. Et grâce à l’amélioration de la santé et de l’éducation, des millions d’enfants supplémentaires disposeront d’une meilleure chance de briser le cycle de la pauvreté et d’accomplir leurs potentialités. Beaucoup reste à faire, pourtant. »
Le rapport du Secrétaire général a été tout aussi direct sur le manque de progrès accomplis en matière de nutrition infantile. En Afrique sub-saharienne et en Asie du Sud, le nombre des enfants mal nourris est en augmentation certaine. Près du tiers de l’ensemble des enfants âgés de moins de cinq ans dans les pays en voie de développement sont mal nourris, et la malnutrition contribue toujours à plus de la moitié des décès de jeunes enfants dans ces pays.
Le rapport a souligné d’autres problèmes sérieux, notamment la discrimination croissante entre les sexes en matière d’éducation élémentaire, et l’incapacité des services d’éducation à suivre le rythme de la croissance démographique. Sur les 100 millions d’enfants qui ne vont pas à l’école, près de 60 millions sont des filles.
Bien qu’on estime que depuis 1990, 50 millions d’enfants supplémentaires fréquentent les écoles primaires, cet accroissement en chiffres réels n’arrive guère à suivre le rythme de la croissance démographique. Cette croissance démographique dépasse également les possibilités des services sanitaires. Le nombre de personnes ne disposant pas de conditions sanitaires suffisantes est passé de 2,6 milliards à la date du Sommet, à 2,9 milliards en 1994.
Sources : unicef
Thématiques : Sciences et santé, éducation
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)
