Partage international no 454 – juin 2026
« Nous avons besoin de tout le monde, sans exception. Personne n’est trop insignifiant ou trop jeune pour prendre part à ce Grand Plan visant à sauver et à restaurer notre monde. »
Maitreya, l’Instructeur mondial.
Cette citation s’inscrit dans le thème des prix Goldman pour l’environnement de cette année : « Le changement commence là où vous vous trouvez. »
« Cela signifie que nous sommes tous des acteurs du changement, chacun d’entre nous », a déclaré la journaliste Vanessa Hauc, animatrice de la cérémonie de remise des prix.
« Le changement naît des choix que nous faisons chaque jour. Il jaillit de la conviction, du refus d’accepter l’injustice comme inévitable, des voix qui ne se laisseront pas réduire au silence. Il commence à côté de chez soi, chez nos voisins, au bout de la rue, au sein de nos communautés […] et il prend de l’ampleur lorsque des gens ordinaires décident qu’ils ne peuvent plus rester les bras croisés. Le changement est une question de courage. C’est se lever quand c’est difficile, s’exprimer même quand c’est risqué, et persévérer face à l’adversité. »
Lors de la cérémonie de remise des prix à San Francisco, Vanessa Hauc a également salué la présence de 350 futurs leaders, des jeunes de toute la région « qui vont hériter de notre planète et forment la prochaine génération de défenseurs de l’environnement. »
Le Prix Goldman, décerné chaque année à des héros de l’environnement issus de chacun des six continents, rend hommage aux réalisations et au leadership de militants écologistes de terrain du monde entier, inspirant ainsi les populations à agir pour protéger la planète.

En 37 ans, le Prix a récompensé 239 lauréats issus de 98 pays, dont 112 femmes. Beaucoup ont ensuite occupé des postes à responsabilité gouvernementale, de chefs d’État, de dirigeants d’ONG et de lauréats du prix Nobel.
Cette année, pour la première fois, les six lauréats sont des femmes, témoignant de leur rôle essentiel dans le mouvement écologiste.
Chacune des lauréates de cette année – originaires du Nigeria, de Corée du Sud, des États-Unis, de Colombie, du Royaume-Uni et de Papouasie-Nouvelle-Guinée – a reçu un soutien financier pour poursuivre son travail en faveur de l’environnement.
Protéger les forêts tropicales et les chauves-souris au Nigeria
La réserve naturelle des monts d’Afi, d’une superficie de 10 120 hectares et située dans le sud-est du Nigeria, abrite certaines des dernières forêts tropicales primaires d’Afrique de l’Ouest.
Véritable pôle de biodiversité, elle accueille de nombreux animaux endémiques et menacés, dont plusieurs espèces de chauves-souris. Les feux de forêt constituent désormais une menace croissante tant pour la forêt tropicale que pour les 16 communautés agricoles environnantes.
« Le problème avec les feux de forêt, c’est qu’ils prennent naissance dans les exploitations agricoles et que ce n’est pas intentionnel », explique Iroro Tanshi, écologiste spécialisée dans la conservation. « Auparavant, les agriculteurs pratiquaient tous les ans le brûlage dirigé pour nettoyer leurs terres, mais le changement climatique a complètement bouleversé le régime des précipitations et il est devenu impossible de prévoir en toute sécurité les périodes propices aux brûlages dirigés. »
Avec son mari Ben, elle a cofondé la Small Mammal Conservation Organization, ou Organisation de conservation des petits mammifères (SMACO), afin de protéger l’habitat des petits mammifères en Afrique de l’Ouest, en mettant l’accent sur la recherche et la sensibilisation concernant les chauves-souris.
« Les gens n’accordent pas aux chauves-souris toute l’importance qu’elles méritent », explique I. Tanshi. « Elles sont importantes car elles sèment des graines. Elles pollinisent de nombreuses fleurs et rendent ainsi de précieux services à l’écosystème. »
En 2016, elle a découvert dans les monts d’Afi la présence de chauves-souris à queue courte et à oreilles rondes, que l’on croyait éteintes dans la région et gravement menacées d’extinction à l’échelle mondiale.
Mais un incendie dévastateur a ravagé la forêt quelques jours seulement après cette découverte. « Cet incendie, qui nous a obligés à partir en 2016, a brûlé les terres jusqu’à l’arrivée des pluies. Il n’y avait aucun moyen de l’éteindre. La moitié du parc a été touchée. »
Cet incident a été un véritable électrochoc pour son équipe. S’ils ne parvenaient pas à réduire les incendies de forêt dans la région, les chauves-souris à queue courte et à oreilles rondes ainsi que d’autres animaux menacés d’extinction risquaient de disparaître à jamais.
C’est ainsi qu’en 2017, I. Tanshi a présenté l’idée d’une campagne Zéro incendie aux habitants de la région. « Nous avons organisé une réunion communautaire et les gens sont venus en masse. On sentait qu’on touchait un point sensible. Les gens voulaient parler des incendies, car si nous étions préoccupés par les incendies de forêt pour les chauves-souris, les habitants craignaient surtout que les incendies ne détruisent leurs fermes. »

Bénéficiant du soutien total de la communauté, la campagne Zéro incendie a collaboré avec les chefs de village pour renforcer les lois existantes en matière de prévention des incendies. L’équipe d’I. Tanshi a également mis en œuvre une campagne de sensibilisation auprès des communautés locales afin de les informer sur les incendies et la conservation de la nature.
« Comme nous cherchions aussi à sensibiliser le public aux chauves-souris, c’était une situation gagnante-gagnante pour les chauves-souris et pour la prévention des incendies. Nous avons alors décidé de collecter des données météorologiques afin de pouvoir détecter les départs de feu. »
En installant des stations météorologiques et en étudiant les tendances climatiques, l’équipe d’I. Tanshi a pu prédire avec précision les jours propices et les jours défavorables aux brûlages dirigés nécessaires pour les exploitations agricoles. Mais son équipe avait besoin d’un moyen de communiquer ces informations aux agriculteurs. Elle a donc mis en place des systèmes d’alerte incendie, notamment une signalétique inspirée des pratiques de prévention des incendies utilisées aux États-Unis.
« Nous collectons les données, les analysons, évaluons les risques, puis nous communiquons ces informations. Mais comme nous voulions réduire à zéro le nombre d’incendies de forêt, nous avons mis en place un système de gardiens de la forêt dans les villages, capables d’intervenir immédiatement en cas de départ de feu. Nous les équipons de matériel de lutte contre les incendies à distance et ils se tiennent prêts à intervenir les jours de haut risque. »
De 2022 à 2025, les gardiens de la forêt ont éteint 74 foyers d’incendie, concrétisant ainsi la vision d’I. Tanshi d’un monde sans feu de forêt dans les monts d’Afi.
La collaboration entre son équipe et les communautés locales a contribué à préserver ce refuge de biodiversité pour les chauves-souris à queue courte et à oreilles rondes ainsi que de nombreuses autres espèces menacées, tout en protégeant les exploitations agricoles et en créant de nouveaux emplois pour les habitants.
Lorsqu’elle a reçu son prix, I. Tanshi a déclaré : « Notre planète est en feu et nous devrions tous nous mobiliser. »
Sous la pression du changement climatique, les incendies dévastateurs sont désormais la principale cause de déforestation, contribuant davantage au carbone atmosphérique que toutes les émissions de véhicules réunies.
« Mais la bonne nouvelle, c’est que nous pouvons mettre fin à ces incendies. J’espère… Non, je vous promets que nous mettrons fin à ces incendies. Pourquoi suis-je si confiante ? Parce que cette mise en lumière par le Prix Goldman inspirera un garde forestier dans une région rurale de Madagascar. Une petite fille quelque part au Congo rêvera de sauver la forêt de ses ancêtres. Et un agriculteur au Brésil imaginera une autre façon de protéger ses cultures. »
Corée du Sud : victoire historique dans un procès environnemental
La Corée du Sud est l’un des pays les plus densément peuplés de la planète. Malgré sa superficie relativement restreinte, le pays figure parmi les plus grands émetteurs de gaz à effet de serre au monde, en raison de sa forte dépendance aux importations d’énergies fossiles et de ses investissements historiques dans le charbon à l’étranger. À mesure que les températures mondiales augmentent, des phénomènes climatiques extrêmes tels que les vagues de chaleur, les moussons et les inondations frappent déjà la Corée du Sud de plus en plus fréquemment.
Kim Borum était étudiante à l’université lorsqu’une vague de chaleur dévastatrice a frappé Séoul en 2018, provoquant des milliers de maladies et causant la mort de dizaines de personnes, dont une femme de la région qui avait à peu près l’âge de sa mère.
K. Borum et ses camarades ont alors commencé à organiser des grèves pour le climat et des journées sans cours en signe de protestation. En mars 2020, K. Borum et son équipe ont rassemblé 19 jeunes plaignants pour engager une procédure contre le gouvernement, arguant que son inaction face au changement climatique violait fondamentalement les droits des générations futures.
Ensuite, K. Borum et son groupe, Jeunesse pour l’action pour le climat, ont organisé une vaste campagne de courriers, coordonné des actions publiques et aidé plus d’une centaine de plaignants issus de toute la société civile à déposer des recours en justice en s’appuyant sur la plainte constitutionnelle initiale.

Au fur et à mesure que la procédure judiciaire avançait lentement, le plaidoyer acharné de K. Borum a permis de mobiliser des milliers de personnes, transformant l’action pour le climat en un mouvement social qui a trouvé un écho dans toute la Corée du Sud.
En août 2024, la Cour constitutionnelle sud-coréenne a statué à l’unanimité que les politiques climatiques du gouvernement étaient inconstitutionnelles et violaient les droits des citoyens.
La décision a imposé au législateur sud-coréen d’élaborer des objectifs de réduction des émissions fondés sur un plan scientifique visant à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Si elle est mise en œuvre, cette décision pourrait permettre d’éviter plus de 1,5 milliard de tonnes d’émissions de carbone, soit l’équivalent des émissions annuelles d’environ 500 centrales à charbon, au cours des 25 prochaines années. Elle a également inspiré dans toute l’Asie des actions en justice similaires menées par des jeunes.
K. Borum a déclaré : « J’ai commencé mon parcours dans l’activisme climatique avec un espoir simple mais désespéré : susciter un véritable changement. Au cours des huit dernières années, j’ai pris conscience que la crise climatique n’est pas seulement une question de hausse des températures. Dans une société où la combustion des énergies fossiles et les émissions de gaz à effet de serre restent prioritaires, les catastrophes sont perçues comme des tragédies individuelles que chacun doit endurer seul. […]
Ceux qui n’ont aucun pouvoir ne sont même pas reconnus comme ayant des droits, comme celui de vivre en sécurité malgré la détérioration de l’environnement. Au sein d’un système où les risques ne cessent de croître de manière irréversible, les plus vulnérables, et même la vie quotidienne de ceux qui m’entourent, sont exposés au danger. […] C’est pourquoi je suis tant attachée à l’idée que chacun doit avoir un droit égal à la sécurité face à cette immense menace. »
Mettre fin à un gigantesque projet minier en Alaska
Dans le sud-ouest de l’Alaska, le bassin versant de la baie de Bristol abrite un paysage extraordinaire et riche en biodiversité. Son vaste réseau de cours d’eau interconnectés est le berceau de la plus grande migration de saumons rouges sauvages de la planète. Le saumon est au cœur des pratiques traditionnelles des Yupiks et d’autres peuples autochtones qui habitent ces terres depuis des milliers d’années.
Agissant au nom de 15 nations tribales, la dirigeante yupik Alannah Acaq Hurley a mené une campagne qui a permis de bloquer le mégaprojet minier de Pebble Mine dans la région de la baie de Bristol, en Alaska. En tant que directrice générale de l’organisation des tribus unies de la Baie de Bristol, ou UTBB, Alannah et une large coalition ont obtenu, en janvier 2023, un veto historique de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) contre ce projet d’exploitation minière de cuivre et d’or.

Cette victoire préserve la baie de Bristol et son bassin versant de la construction de ce qui aurait été la plus grande mine à ciel ouvert d’Amérique du Nord. A. A. Hurley et l’UTBB poursuivent leurs efforts pour protéger la baie de l’expansion urbaine.
« Au final, c’est un combat pour l’humanité et, honnêtement, pour notre capacité à continuer d’exister en tant qu’êtres humains sur cette planète », a-t-elle déclaré.
En recevant le prix, A. A. Hurley a déclaré : « J’accepte ce prix au nom de nos chefs tribaux, des habitants de la baie de Bristol, de mes nombreux mentors et alliés, ainsi que de mes amis et de ma merveilleuse famille. […]
Ce prix nous honore tous ; ceux qui ont tenu bon malgré l’adversité ; ceux qui n’ont jamais faibli dans leur lutte contre l’avidité et la destruction […] Il honore ceux qui, année après année, se sont mobilisés en écrivant des lettres, en témoignant lors d’audiences, en manifestant et en éduquant leurs enfants à valoriser l’humain plutôt que le profit. […]
Ce prix honore nos chefs tribaux, présents ce soir pour représenter tant d’autres à Bristol Bay. […] Ce prix rend hommage au courage, au dévouement et aux sacrifices consentis pour nos communautés. Il honore celles et ceux qui, au sein de nos communautés, vivent chaque jour selon nos valeurs ancestrales, qui perpétuent et transmettent nos traditions sacrées, dont la vie même témoigne des enseignements sacrés de nos ancêtres sur l’art d’être en harmonie avec toute vie sur Terre, dans le respect, la gratitude et l’équilibre. […] Le monde a cruellement besoin de ces enseignements face aux ravages de l’avidité et de l’individualisme. […]
Ce prix rend hommage à nos nombreux aînés et aux dirigeants qui ont rejoint nos ancêtres au cœur de ce combat. Ils ont veillé à ce que nous sachions qui nous sommes, d’où nous venons, et que nous fassions tout notre possible pour protéger et transmettre nos traditions aux générations futures. Leur héritage perdure à travers ce travail essentiel et chez les jeunes qui se préparent à prendre le relais en tant que gardiens et protecteurs de nos terres ancestrales»
Mobilisation contre la fracturation hydraulique en Colombie
Le fleuve Magdalena s’écoule sur plus de 1 600 kilomètres, des Andes à la mer des Caraïbes, et constitue l’un des cours d’eau les plus riches en biodiversité de Colombie. C’est également un axe économique majeur.
Dans une région connue sous le nom de Magdalena Medio, Ecopetrol, la plus grande entreprise colombienne, exploite une immense raffinerie de pétrole qui s’étend sur plus d’un kilomètre et demi. Juste en aval de cette raffinerie, se trouve la communauté de Puerto Wilchess.

Fille d’un artisan pêcheur, Yuvelis Morales Blanco a grandi à Puerto Wilchess. Jeune adulte, elle a contribué à mobiliser sa communauté contre deux projets de forage importants, empêchant ainsi l’introduction de la fracturation hydraulique commerciale en Colombie.
En 2022, la fracturation hydraulique étant devenue un enjeu au niveau national, Ecopetrol a suspendu ses contrats relatifs à ses projets pilotes. En août 2024, alors que les projets étaient toujours à l’arrêt, la Cour constitutionnelle colombienne, en réponse à un recours déposé par une organisation locale, a confirmé que ces projets avaient violé le droit de la communauté afro-colombienne de Puerto Wilches à un consentement libre, préalable et éclairé.
Y. M. Blanco a déclaré : « Les jeunes et les enfants nous appellent à imaginer un monde sans les énergies fossiles, à croire que c’est possible et à en faire une réalité. Notre génération a vécu uniquement dans l’ère des combustibles fossiles ; mais bon sang ! voici un appel direct lancé depuis le Magdalena Medio : nous continuons à résister à la fracturation hydraulique, en puisant nos rêves de paix dans les rivières de la vie. »
Arrêt des forages pétroliers dans le sud-est de l’Angleterre
Malgré l’urgence de réduire les émissions mondiales de carbone, le Royaume-Uni, l’un des plus grands producteurs de pétrole et de gaz d’Europe, poursuit le développement de ses infrastructures liées aux énergies fossiles. Alors que la plupart des combustibles sont extraits de la mer du Nord, la région du Weald d’une superficie de 130 000 hectares, située dans le sud-est de l’Angleterre, recèle d’importantes réserves de pétrole et de gaz.
L’écologiste et écrivaine Sarah Finch et le Weald Action Group qu’elle a cofondé, ont mené une campagne inlassable contre les forages pétroliers dans la région pendant plus d’une décennie. Ils ont persévéré pendant cinq années de batailles juridiques de plus en plus intenses contre un projet de forage pétrolier dans le comté de Surrey, jusqu’à ce que la coalition obtienne, en juin 2024, une décision de la Cour suprême qui a finalement contraint le projet à s’arrêter.

L’arrêt Finch qui en a résulté stipule que, avant d’autoriser leur extraction, les autorités doivent tenir compte des impacts que les énergies fossiles auront sur le climat mondial. Ce précédent juridique a déjà bloqué des projets d’extraction de combustibles fossiles et d’autres projets de développements industriels au Royaume-Uni, et pourrait influencer la politique de l’UE à l’avenir.
Lors de la remise du prix, S. Finch a déclaré : « Après de nombreuses années de mobilisation communautaire, de manifestations populaires et une victoire juridique historique, nous avons contribué à changer l’avenir des énergies fossiles au Royaume-Uni. […] Il a fallu cinq ans de procédures judiciaires pour y parvenir. C’est un énorme pas en avant, mais nous avons encore besoin que notre gouvernement et d’autres à travers le monde réduisent progressivement la production de combustibles fossiles et investissent dans les énergies propres qui apporteront une véritable prospérité. […]
Alors, vous tous ici présents et vous tous qui nous regardez, continuez à vous mobiliser pour cette cause là où vous vivez. Écrivez à vos élus locaux et nationaux au sujet du changement climatique. Parlez-leur des impacts que vous avez subis. Unissez vos forces à celles d’autres groupes qui travaillent dans ce domaine. Aucun secteur de la société ne sera épargné par l’urgence climatique, et nous devons nous assurer qu’elle figure en tête des priorités de chacun. »
Une société minière de Papouasie-Nouvelle-Guinée contrainte de dépolluer ses sites
Bougainville est la plus grande île de la région autonome de Bougainville, en Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG). D’une superficie d’environ 933 000 hectares, elle compte une population estimée à 350 000 habitants. L’île recèle d’importantes réserves de cuivre et d’or, des terres fertiles propices à la culture du cacao et de la noix de coco, ainsi que d’abondantes ressources marines.
La mine de cuivre et d’or de Panguna, située dans une région rurale et montagneuse du centre de l’île, a été développée par Rio Tinto, la deuxième plus grande compagnie minière au monde, et exploitée par l’intermédiaire d’une filiale de 1972 à 1989. Durant cette période, elle a été l’une des plus grandes mines à ciel ouvert au monde et a représenté 44 % des recettes d’exportation de la PNG.
Theonila Roka Matbob a mené avec succès une campagne qui a contraint Rio Tinto à signer, en novembre 2024, un protocole d’accord historique afin de remédier aux ravages environnementaux et sociaux causés par sa mine de Panguna, à l’arrêt depuis longtemps.

Bien qu’elle ait abandonné le site 35 ans plus tôt à la suite d’un soulèvement social contre la mine, la société a officiellement reconnu l’ampleur des dommages causés par la mine et a entamé un processus collaboratif de dépollution visant à traiter les risques urgents et à mettre en place un mécanisme de réparation à long terme.
T. R. Matbob a déclaré : « Nous menons un long combat pour la justice depuis le début de l’exploitation de la mine. C’est un combat que j’ai entrepris afin que mes enfants puissent hériter d’un monde différent de celui dans lequel j’ai grandi […] Ce prix me donne de l’espoir et me donne la force de continuer malgré tous les obstacles auxquels nous sommes confrontés. Il nous rappelle que nous ne sommes pas seuls dans cette lutte. Partout dans le monde, des personnes comme vous nous soutiennent. »
Sources : goldmanprize.org
Thématiques : environnement
Rubrique : Divers ()
