Partage international no 169 – septembre 2002
par Un collaborateur de Maitreya
Entre 1988 et 1993, Maitreya, l’Instructeur mondial, a communiqué des fragments de ses enseignements. L’un de ses plus proches collaborateurs, de la communauté de Londres, les a transmis à Partage international pour publication et diffusion sous forme de communiqués de presse aux médias du monde entier. Exprimés dans les termes de ce collaborateur, les enseignements spirituels de Maitreya sont ici regroupés par thèmes, dans le but d’en faciliter l’étude et leur application dans la vie quotidienne.
Le Maître a déclaré : « Ne soyez pas effrayés ni bouleversés. Je suis avec vous, maintenant. Je suis venu pour vous aider à comprendre que le mental, l’esprit et le corps sont les temples à l’intérieur desquels vous réalisez l’Etre suprême. Vous n’êtes ni le mental, ni l’esprit, ni le corps, mais le Soi qui est au-dessus d’eux et qui s’exerce à les utiliser au mieux. » [Partage international, nov. 1989]
Les personnes conditionnées craignent les personnes non conditionnées. Quiconque abrite un enseignement conditionné vivra dans la crainte. Celui qui n’est pas conditionné est sans peur. [Janv./fév. 1990]
« N’engendrez pas la peur dans le mental des enfants. La peur est un poison. » [Sept. 1988]
L’aube du rassemblement approchant, les forces du mal essaieront de l’empêcher de naître, à nouveau par la peur. [Nov.1990]
« Il ne faut pas avoir peur, parce que je suis avec vous. Sans le Seigneur, il n’y a pas de création. C’est l’héritage de chacun et de tous que de faire l’expérience de la création du Seigneur et de jouir des bénédictions de la vie, qui sont la paix, la sérénité et le bonheur, dans lesquels il n’y a pas de peur. » [Nov. 1990]
Maitrey dit : « Observez le mental, l’esprit et le corps d’un petit bébé, qui est honnête, sincère et détaché. Le bébé, dans son innocence, aime aller partout, sans peur. Chacun d’entre nous est passé par cet état d’intrépidité.
Dans la vie adulte, on ne devient conscient, grâce à la connaissance et à la sagesse, qu’en devenant égoïste durant le processus de lutte entre le bien et le mal, le juste et le faux, l’ombre de la peur s’abat alors sur soi. Mais si l’on reste détaché et humble, on est exempt de cette ombre de crainte. » [Nov. 1990]
Le sacrifice
Maitreya dit : « Me connaître ne demande aucun sacrifice. On doit seulement faire l’expérience de ce qu’est la création. Me comprendre et me ressentir est le destin de tous. Les gourous, les saints et les chefs religieux qui parlent de sacrifice pour réaliser le Seigneur n’expriment pas la Vérité. Me connaître n’est pas se sacrifier. Me connaître c’est se réaliser. » [Sept. 1990]
« Personne n’a le droit de tuer au nom de la spiritualité, a dit Maitreya. Me connaître, c’est me réaliser. Cela n’implique aucun sacrifice d’aucune sorte. » [Juil./août 1990]
Dieu n’a pas besoin de sacrifice. Il n’a nul besoin qu’on lui fasse plaisir, pas plus que de charité ou de compassion. Il n’a pas besoin que les êtres soient « bons ». Dieu dit : « Je ne suis ni bon ni mauvais, ni ceci ni cela. Je suis toute chose. Pourquoi avoir le ciel et l’enfer ? Cela suffit comme cela. » [Sept. 1990]
L’intégrisme
Il n’y a pas de place pour l’intégrisme dans le nouvel âge. Dans le nouvel âge, il y aura une aura de conscience, une prise de conscience, et une ouverture intérieure qui permettront aux gens de trouver en eux-mêmes la paix, la grâce, le bonheur. Les « ismes » conduisent à l’autodestruction. Tous les types de tentation se trouvent dans les « ismes » ; la corruption, la duplicité et la malhonnêteté dans la vie proviennent des « ismes ». Les personnes qui se complaisent dans l’extrémisme (qu’il soit économique, religieux ou politique), fuient, ou alors, si elles restent sur place, se détruisent elles-mêmes. [Janv./fév. 1992]
Maitreya a déclaré : « Pourquoi porter l’accent sur votre nationalité ? Qui affirme : « Je suis Anglais, ou je suis Indien » ? Ce n’est pas le Soi, mais l’ego. Soyez ce que vous êtes. C’est à dire vous, le Soi, ni le mental, ni l’esprit, ni le corps. » [Mars 1990]
L’intégrisme au nom du Christ produit également des effets inverses de ceux escomptés. Le Christ est UN. Maitreya exhorte : « Ne demandez pas de dons aux pauvres, alors que vous, les responsables, vivez dans l’opulence. » [Déc. 1991]
Tout ce que vous glorifiez vous amène inévitablement à la destruction. Si vous glorifiez Dieu en termes d’« ismes », vous créez des « croisades » au niveau du mental, de l’esprit et du corps. Au lieu d’établir l’harmonie et l’équilibre, vous créez des « hauts » et des « bas ». Lorsque vous glorifiez, demandez-vous qui glorifie ? [Sept. 1990]
Maitreya déclare : « Dans ce monde, dès l’instant où une chose s’institutionnalise, elle perd sa divinité. Tout karma (toute activité) organisé en institution devient non-divin. La totalité de la création se situe dans un schéma évolutif, non-institutionnel, embrassant toute situation et tout domaine de la vie. Dans une institution, toute activité (karma) dépourvue du gouvernail de la liberté ressemble à un aveugle avançant dans le monde à tâtons mais incapable de voir les choses.
Une situation peut être comparée à une gare : un endroit où il y a beaucoup de passagers, de trains ; de nombreuses communications s’y déroulent. En s’institutionnalisant, cela devient un département, un domaine d’activité. Les institutions, les situations, les domaines d’activité sont importants, mais ils devraient posséder leur propre gouvernail de liberté afin de pouvoir évoluer. » [Sept. 1992]
Lorsque vous déclarez : « Ma voie est la bonne. Ce que les autres expérimentent n’est pas conforme à la vérité », vous créez la destruction. Chacun expérimente le Seigneur d’une manière différente. Ne jugez pas les autres. Jugez des situations et devenez conscients, mais restez détachés. [Avril 1989]
Maitreya dit : « Comment un individu peut-il en juger un autre, lui dire ce qu’il ne devrait pas faire, et ensuite passer outre à cette injonction et agir de la même manière que celui qu’il a condamné ? » [Juin 1989]
Maitreya a déclaré que nul n’a le droit de juger une autre personne, et de la condamner à mort. [Avril 1989]
Lorsque vous jugez en disant « J’ai raison, vous avez tort », vous devenez prisonnier de l’attachement. [Janv./fév. 1990]
Auteur : Un collaborateur de Maitreya,
Thématiques : sagesse éternelle, spiritualité
Rubrique : Les enseignements de Maitreya ()
