Chère Amérique

Partage international no 434octobre 2024

Nous t’adressons ce message car tu as le pouvoir d’assurer l’avenir de notre monde ou de tous nous condamner, nous, humains de toutes nationalités, à une tragédie inimaginable. Il ne reste plus beaucoup de temps avant de te rendre aux urnes.

Citoyens américains, lorsque vous irez voter en novembre prochain, vous aurez « l’opportunité de changer le cours de l’histoire », écrit le Maître de Benjamin Creme dans son article « Le choix de l’Amérique1 ». Par le simple fait d’exercer ce droit démocratique, votre destin est de prendre une décision sur laquelle « dépendra en grande partie la tournure des événements dans l’avenir proche ».

Avez-vous réalisé que vous êtes si importants et si puissants ? Peut-être pensez-vous que vous êtes puissants grâce à votre armée, à vos armes et à votre empressement à faire la guerre. C’est précisément là que vous êtes le plus faibles ; votre complexe militaro-industriel, les milliardaires et les lobbies vous ont inculqué un comportement de faucon, un conditionnement militariste qui vous prépare à sacrifier la jeunesse. Vous demandez-vous à qui cela profite ? Certainement pas aux héros morts.

Chaque pays a son propre destin divin. Le vôtre vous offre la possibilité inouïe de devenir de vrais héros et de littéralement tous nous sauver.

En 2004, le Maître de Benjamin Creme vous a lancé un appel, en insistant sur la gravité et la grandeur potentielle de votre réponse : « Les citoyens américains voient aujourd’hui s’approcher une échéance critique. De la décision qu’ils prendront cette année en novembre peut dépendre l’avenir et le bonheur d’un grand nombre d’hommes, pas seulement aux Etats-Unis, mais dans bien d’autres pays du monde. On aurait pu penser que cette décision ne serait pas difficile à prendre, que le choix irait de soi pour tous ceux qui sont épris de paix et de relations justes2. »

Aujourd’hui, vingt ans après, une nouvelle occasion vous est offerte de créer, à partir de ce moment décisif, une période de prospérité historique. Il y a vraiment tout à gagner. Et vous savez que vous aimez gagner. Faites le bon choix et faites un « pas vers la divinité ». Peu de ce que vous avez accompli au cours de votre histoire a revêtu cette importance : celle de faire un choix judicieux lors des élections de novembre est une opportunité et un devoir. Il est presque impossible de décrire à quel point chaque vote est crucial pour l’avenir de l’humanité. Chaque vote compte. Le résultat des prochaines élections déterminera la façon dont notre planète et toutes les formes de vie qui s’y trouvent prospéreront ou disparaîtront.

Pensez-vous que vous détenez ce « vote décisif » donné par Dieu parce que vous êtes riches, que vous avez développé une grande économie, que vous êtes très compétitifs et que vous jouez pour gagner dans tout ce que vous entreprenez ? Votre sens de l’importance réside-t-il dans votre empire commercial dominant, en tant qu’unique superpuissance mondiale ?

Ce n’est pas le cas. Malgré votre approche dure de la vie, c’est votre désir inné de coopérer, d’aider, d’être un bon citoyen qui vous montre votre véritable vocation. C’est votre générosité d’esprit qui a permis le plan Marshall, de venir en aide à des personnes qui souffraient – comme c’est le cas actuellement pour des millions de personnes – de la faim (à Gaza, il s’agit d’un cas de famine délibérément induite) ; de la dévastation climatique, que les politiques de votre gouvernement (et les nôtres dans le monde entier) peuvent changer ; du massacre infligé par vos alliés, qui manipulent cyniquement votre idéalisme, au point de prendre les commandes et de te laisser, chère Amérique, permettre un génocide et fermer les yeux sur une cruauté indescriptible.

C’est votre idéalisme et votre courage qui vous ont permis de rejoindre les forces alliées en 1941. Poussés par votre conscience idéaliste, vous avez souvent appelé vos dirigeants et ceux d’autres pays à faire ce qu’il fallait. C’est ainsi que le Maître de Benjamin Creme vous décrit, lui qui est bien placé pour savoir !

« L’Amérique est une grande nation qui a beaucoup à apporter à l’humanité. Elle doit maintenant s’ouvrir à l’aspiration de son âme qui est de servir, de vivre dans la paix et la justice, et d’œuvrer en harmonie et en coopération avec toutes les autres nations pour rebâtir ce monde.»

Alors, chère Amérique, ouvre-toi à la souffrance du monde. Dans l’introspection, entends la voix claire de ta grande âme qui t’appelle à agir selon ses directives et à aider le monde. Nous, le reste du monde, avons besoin du meilleur de toi-même.

Ecoutons la voix du Maître de Benjamin Creme, qui plaide en faveur d’une justice universelle : « L’Amérique n’est bien sûr pas la seule fautive pour les inégalités du monde, ce fléau de notre temps qui est à la source de tous nos problèmes. Elle en partage la responsabilité avec toutes les nations développées qui traitent de façon cavalière et arrogante les pays qui se débattent dans la pauvreté. Ces nations doivent prendre conscience que la misère représente aujourd’hui le plus grand des foyers de tensions – et de terrorisme.»

 

Les torts du monde occidental

« C’est là que le bât blesse pour le monde occidental : c’est en grande partie à l’Histoire qu’il doit sa « réussite », sa richesse et sa position dominante, ainsi qu’à sa capacité à manipuler l’économie mondiale dans son propre intérêt par le jeu agressif des forces du marché. Les pauvres et les déshérités du monde revendiquent désormais la part qui leur revient.

Si l’on continue de leur dénier ce simple droit, le monde ne connaîtra pas la paix. Le terrorisme continuera de couver et donnera naissance à une guerre qui menacera la survie des peuples de la Terre.

Nous, vos Frères aînés, ne pouvons-nous tenir à l’écart quand l’avenir même du monde est menacé. L’Amérique est une grande nation qui a beaucoup à apporter à l’humanité. Elle doit maintenant s’ouvrir à l’aspiration de son âme qui est de servir, de vivre dans la paix et la justice, et d’œuvrer en harmonie et en coopération avec toutes les autres nations pour rebâtir ce monde.

Cette élection peut marquer un tournant majeur dans les affaires des hommes. »

En 2004, à propos de la réponse de l’administration américaine à la « guerre contre le terrorisme », le Maître de Benjamin Creme commentait la triste absurdité des politiques et des actions du gouvernement américain censées lutter contre le terrorisme : « Faire la guerre au terrorisme revient à combattre un fantôme : exercice inutile, coûteux et dangereux. Le terrorisme est une hydre, un monstre à plusieurs têtes, dont chaque tête coupée – Hercule eut l’occasion de s’en apercevoir – est immédiatement remplacée par deux autres. Le gouvernement des Etats-Unis, dans son arrogance et son ignorance, est tombé aveuglément dans le piège. Ceux qui en souffrent sont le peuple américain, ses victimes, et le monde tout entier.

Il n’y a qu’un seul moyen de combattre le terrorisme et d’en finir, pour toujours, avec ce fléau : en rechercher l’origine. Le terrorisme a bien sûr plusieurs causes, mais la plus importante de toutes est le déséquilibre existant dans la répartition des ressources mondiales. C’est ce déséquilibre qui creuse un fossé dangereux entre les nations et conduit des hommes à recourir au terrorisme pour réaliser leurs rêves. Il s’agit d’individus désespérés qui ont le sentiment de n’avoir rien à perdre. Ils forment une immense armée potentielle et sont prêts à mourir si nécessaire pour la justice à laquelle ils aspirent, et qu’ils revendiquent à juste titre. Aucune guerre contre le terrorisme ne peut vaincre pareille armée. Ce ne sont pas la morgue et l’arrogance qui parviendront à l’éloigner des bastions du monde occidental.

Aucune nation, si puissante soit-elle, ne peut par elle-même vaincre le terrorisme, ce rejeton de l’injustice qui défigure notre monde. […]

Nous en appelons à vous, citoyens de la grande nation bénie des Etats-Unis d’Amérique ; réfléchissez, et mettez tout votre cœur, comme vous en avez l’habitude, dans le choix qui vous attend. »

Vos frères et sœurs de tous les pays de notre planète en souffrance

  1. Le choix de l’Amérique. Voir Partage international, novembre 2004.
  2. Appel à la raison. Voir Partage international, octobre 2004.

Etats-Unis
Thématiques : politique
Rubrique : Editorial ()