Nouvelle étape dans l’abaissement du taux de mortalité infantile

Partage international no 231novembre 2007

Selon l’Unicef, la mortalité des enfants avant l’âge de cinq ans est tombé en dessous de 10 millions par an pour la première fois depuis que ces statistiques existent.

Des études, menées en 2005-2006 dans plus de cinquante pays, montrent en effet une chute du taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans, de 13 millions en 1990 à 9,7 millions à l’heure actuelle. C’est un « moment historique, a déclaré Ann M. Veneman, directrice de l’Unicef. Plus que jamais auparavant, les enfants ont des chances de vivre ».Cependant elle ne veut pas tomber dans la complaisance. « La perte de 9,7 millions de jeunes vies chaque année est inacceptable. La plupart de ces morts est évitable, et comme le démontre d’ailleurs le progrès récemment obtenu, des solutions sont testées et mises en œuvre. »

Le rapport de septembre 2007 fait état de chiffres publiés plus tôt dans l’année, témoignant d’une baisse de 60 % des décès dus à la rougeole depuis 1999 (75 % dans l’Afrique sub-saharienne). Depuis les études de ce type en 1999-2000, la mortalité des enfants de moins de cinq ans a nettement baissé en Amérique latine et dans les Caraïbes, en Europe centrale et de l’Est, en Asie du Sud et dans le Pacifique. Un progrès spectaculaire s’est produit au Maroc, au Vietnam et en République Dominicaine (la mortalité des enfants de moins de cinq ans a baissé de plus d’un tiers), à Madagascar (chute de 41 %), et à Sao Tomé et Principe, (chute de 48 %).

Selon l’Unicef, ce progrès est dû en grande partie à l’adoption à grande échelle d’interventions de santé basiques telles
que l’alimentation au sein précoce et exclusive des nouveaux-nés, la vaccination anti-rougeole, l’apport en vitamine A, et l’utilisation de hamacs désinsectisés pour prévenir la malaria. D’autres facteurs entrent aussi en ligne de compte tels que le traitement approprié de la pneumonie, de la dysenterie, de la malnutrition sévère, le traitement du sida infantile, la promotion de l’hygiène et l’accès à l’eau potable et à la salubrité publique.

Sur les 9,7 millions notés dans cette étude, 3,1 millions sont imputables à l’Asie du Sud, et 4,8 millions à l’Afrique sub-saharienne, où de nombreux pays sont parvenus à abaisser le taux de plus de 20 %. Les taux les plus élevés sont enregistrés dans les pays d’Afrique centrale et occidentale, et le développement du sida a malheureusement miné les progrès en Afrique australe. Mais grâce aux budgets sans précédents allouées à la santé mondiale, l’Unicef estime que l’objectif du millénaire pour le développement de voir réduit de deux tiers le taux de mortalité infantile en 2015, serait déjà atteint en Amérique latine et dans les Caraïbes. « Les nouveaux chiffres montrent que le progrès est possible si nous mettons en œuvre un plan d’urgence renforcée pour renouveler les actions qui se sont avérées efficaces », a déclaré A. Veneman.


Sources : Unicef ; BBC, G.-B.
Thématiques : Sciences et santé, politique
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)