Partage international no 104 – avril 1997
« Contre toute attente, l’armée israélienne se retirera de la rive occidentale du Jourdain et de la bande de Gaza. » (un collaborateur de Maitreya, PI, juin 1989)
Il devient de plus en plus évident que le processus de paix se remet en marche. Les négociateurs israéliens et palestiniens ont entamé une nouvelle série de rencontres pour discuter de l’extension de l’autodétermination palestinienne sur la Rive gauche du Jourdain et à Gaza. L’ouverture de ces négociations fait suite à une rencontre jugée « constructive » entre le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, et le chef de l’autorité palestinienne, Yasser Arafat.
B. Netanyahu s’est employé à honorer son engagement à libérer trente femmes palestiniennes retenues en détention. Pour la seconde fois, il a ainsi accompli un geste majeur dans la mise en œuvre des accords conclus avec l’autorité palestinienne, après le retrait des soldats israéliens de Hebron, la dernière ville de la Rive gauche sous occupation israélienne. Les femmes détenues auraient dû être libérées immédiatement après la signature de l’accord de paix en 1995. Mais cette libération a pris une année de retard. Ces femmes ont toutes signé un engagement à renoncer au terrorisme.
Israël a tenu une autre de ses promesses faites aux Palestiniens, en réouvrant un marché arabe de légumes situé près d’une enclave où vivent des colons juifs. Les Israéliens avaient fermé ce marché en 1994, à la suite du massacre de 29 fidèles musulmans, perpétré par un colon juif, sur le tombeau des Patriarches.
L’objectif de ces gestes de bonne volonté est d’établir une certaine confiance entre Israéliens et Palestiniens. Israël estime en effet que les Palestiniens font une démarche similaire pour respecter leur engagement à combattre le terrorisme.
Aucun progrès n’aurait pu être accompli sans la convergence de vues qui s’est instaurée entre les forces politiques libérales et conservatrices en Israël. Jusqu’à une date récente, la société israélienne était très divisée. Les travaillistes exerçaient des pressions en faveur d’une solution à la question territoriale, tandis que le parti du Likoud était déterminé à garder le contrôle de la Rive gauche et s’opposait au retrait des troupes. Toutefois, six députés travaillistes et six députés du Likoud se sont réunis tous les mardis, pendant dix-neuf semaines, afin de produire un document proposant une ligne directrice commune pour la paix. Ils sont parvenus à forger un consensus, qui paraissait auparavant impossible, en vue d’une paix négociée avec les Palestiniens. Les deux camps ont accepté des concessions pour bâtir ce guide des négociations, qui reconnaît la nécessité d’une entité autonome palestinienne, le droit d’Israël à la sécurité et le maintien des colonies juives existantes. Bien qu’elles n’aient pas de caractère contraignant, ces propositions représentent un consensus en faveur de la paix, sans lequel les négociations portant sur certaines questions brûlantes ne connaîtraient certainement qu’un succès très aléatoire.
Moyen-Orient
Sources : New York Times, San Francisco Chronicle, New York Daily News
Thématiques : politique
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)
