Nous n’avons qu’une seule Terre

Partage international no 368avril 2019

Youth for Climate Justice Slovenia (Jeunesse slovène pour la justice climatique) a rejoint le mouvement international de la jeunesse pour le climat. Le nombre de jeunes qui s’y inscrivent augmente de semaine en semaine. En 2018, le mouvement a organisé des réunions dans les universités slovènes sur le thème d’une politique énergétique nationale et a décidé de participer à des grèves scolaires mondiales et à des manifestations de jeunes contre le changement climatique.

En février 2019, le mouvement s’est familiarisé avec les questions climatiques et a défini de nouvelles actions ; il a envisagé un certain nombre de solutions aux problèmes environnementaux et sociaux qui sont interdépendants. De multiples questions sont interconnectées : transports publics abordables, transition équitable vers les sources d’énergie renouvelables, production et consommation respectueuses des humains et de l’environnement, nutrition durable, préservation et gestion de multiples écosystèmes naturels, ainsi que nécessité de modifier les programmes d’enseignement à tous les niveaux pour s’occuper immédiatement de la crise environnementale. Les membres se sont mis d’accord sur la gravité de l’urgence climatique et ont préconisé des mesures immédiates, progressives et équitables pour y faire face en Slovénie et dans le monde. « La crise environnementale peut être contrée, mais des mesures doivent être prises tout de suite », a déclaré le groupe.

Youth for Climate Justice Slovenia montre clairement que la résolution de la crise environnementale implique également des questions d’égalité, de droits de l’homme et des animaux, de droits collectifs, de droits des générations futures, de responsabilité historique dans le changement climatique et la nécessité de prendre des mesures de solidarité. De telles mesures impliquent également une organisation plus démocratique de la société et des ressources communautaires en matière de soins de santé.

« Ne jouons pas avec notre avenir, construisons ensemble une société respectueuse de l’homme et de l’environnement ! » Le groupe invite tous les jeunes à parler, à informer les autres et à organiser des activités au sein des communautés locales, des écoles, des clubs de loisirs, ainsi que d’autres animations qui contribueront au mouvement climatique émergent. Ils ont également appelé les collectifs scolaires, les parents et les autres à soutenir et à participer aux manifestations du 15 mars 2019, en soulignant l’intérêt des jeunes pour cette cause et la gravité de la crise environnementale.

Le groupe l’affirme : « La destruction de notre avenir est une conséquence des décisions prises aujourd’hui par les politiciens du pays et de l’étranger. Nous paierons le prix fort pour des actes dont nous ne sommes pas coupables. » Ils savent qu’il n’y a pas d’autre solution que de s’organiser et de manifester : « Ce n’est qu’ensemble, bien connectés, que nous pourrons réaliser les changements nécessaires dans une direction positive. » Leurs revendications incluent des emplois verts décents, des centrales énergétiques locales appartenant à la communauté, plus de moyens pour le bien-être des personnes et pour l’environnement, des villes conçues pour les personnes et non pour les voitures, l’accès à une alimentation saine et une distribution plus équitable de la richesse. « Des changements sont possibles et réalisables », pensent-ils avec confiance, et avec ces objectifs, ils participeront avec les jeunes du monde entier à la journée mondiale de protestation contre le changement climatique : « Nous nous unirons le 15 mars, et plusieurs fois par la suite, jusqu’à ce que nous parvenions à la justice climatique. La jeunesse du monde a fusionné en un mouvement et nous ne nous arrêterons pas. »

Slovénie
Sources : Facebook : The youth for climate justice Slovenia ; Delo newspaper, Veèer newspaper, Slovenia ; Lettre ouverte du mouvement des jeunes pour le climat
Thématiques : environnement
Rubrique : S.O.P. — Sauvons notre planète (« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade... Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.)