Partage international no 113 – février 1998
Norman Borlaug, lauréat du Prix Nobel de la Paix 1970, dénonce l’Occident bien nourri qui n’assume pas ses responsabilités vis-à-vis des pays pauvres. Les riches font un usage mesquin de leur argent, ils ne s’investissent pas suffisamment dans les projets qui pourraient contribuer à nourrir les 800 millions d’affamés de la planète. Notre richesse et nos privilèges finiront par nous détruire, dit-il. Norman Borlaug avait été récompensé pour ses travaux sur de nouveaux types de semences, qui permirent à l’Asie d’éviter des famines catastrophiques. On l’avait surnommé « le père de la révoltution verte ». C’est au cours de la remise du World’s Food Prize Award 1997 que Borlaug, âgé de 83 ans et toujours actif comme partenaire de nombreux projets agro-alimentaires dans les pays en développement, a tiré une nouvelle fois le signal d’alarme. Le prix a été décerné cette année aux Américains Berry Adkisson et Ray Smith pour leurs progrès significatifs dans la mise au point de méthodes de protection contre les parasites agricoles qui n’impliquent pas l’usage massif de dangereux pesticides.
Sources : Aftenposten, Norvège
Thématiques : Société, environnement, Économie
Rubrique : Tendances (Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.)
