Maitreya, un « enseignant tout à fait exceptionnel »

Partage international no 417mai 2023

Il y a quelques années, probablement entre 1983 et 1985, je regardai sur une chaîne de télévision néo-zélandaise un documentaire de la télévision britannique. Il s’agissait d’un documentaire de sciences sociales dont le sujet était une réflexion approfondie sur la vie des immigrés pakistanais et indiens au Royaume-Uni. Le reportage s’intéressait à leurs progrès et à leurs conditions de vie (principalement des ouvriers d’usine et autres) et établissait des comparaisons avec leurs homologues restés en Inde. L’émission a commencé par évoquer la vie des immigrants dans les villes industrielles du nord de l’Angleterre, puis a soudainement changé pour se concentrer sur les immigrants de l’est de Londres. Ensuite, le contenu s’est orienté davantage vers la vie spirituelle et communautaire des immigrés. L’équipe de production a eu accès à une grande maison (l’extérieur ressemblait à une prison) qui servait de centre communautaire et d’ashram pour les Pakistanais. Les activités au sein du centre semblaient riches et variées : activités culturelles, mariages, etc.

Les chefs spirituels du centre ont alors révélé au journaliste de la télévision qu’ils avaient en leur sein un « enseignant tout à fait exceptionnel » qui, selon eux, était la réincarnation de Krishna. A l’époque, j’eus l’impression que ces musulmans étaient très tolérants de prétendre avoir pour maître spirituel la réincarnation de Krishna plutôt que celle de Mahomet. Etudiant depuis de nombreuses années des enseignements d’Alice Bailey, dont l’ouvrage Le Retour du Christ, j’ai pensé : « Qui sait, c’est peut-être ça ! »

La demande du journaliste de filmer cet « enseignant exceptionnel » a été refusée par les dirigeants de la communauté, qui ont estimé que l’énergie émanant de leur enseignant était beaucoup trop puissante pour être montrée au public. L’ayant ensuite rencontré en privé, le journaliste a compris ce refus et a avoué s’être senti complètement subjugué par le regard et la présence de cet homme. Plus tard, nous, les téléspectateurs, eûmes le droit d’apercevoir le dos du Maître alors qu’il se mêlait à son peuple. Il était grand et vêtu de blanc.

Je ne peux pas ajouter d’autres détails et je regrette de ne pas avoir noté le nom de la société de production, n’ayant pas réalisé que le nombre de téléspectateurs était si restreint. J’imagine que le contenu de l’émission n’intéressait guère les Néo-Zélandais, car je n’en ai jamais rencontré qui s’en souvienne. Mon intérêt avait été éveillé par le travail social que j’avais effectué auprès des premiers immigrants asiatiques au début des années 1960, lorsque j’étais jeune et que je vivais dans le nord de l’Angleterre.

D.E. D., Christchurch, Nouvelle-Zélande


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Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)