Partage international no 122 – octobre 1998
Cher Monsieur,
Je suis en train de réaliser un documentaire vidéo intitulé l’Homme qui disparaît, basé sur des expériences de Maitreya faites par des New Yorkais. On y voit des gens dans les rues de New York, en particulier des sans-abri.
Un jour où je me trouvai à la bibliothèque municipale à l’heure du déjeuner, à la recherche de gens intéressants à filmer, je passai devant une table de travail où était disposé un assortiment étonnant d’objets personnels. Je cherchai le propriétaire des yeux.
Il y avait là un livre ouvert traitant de l’histoire de la musique, des cassettes, un extrait d’une revue musicale avec des passages soigneusement soulignés, des photocopies de schémas de différentes flûtes. J’aperçus également une feuille où étaient notées des références bibliques. Je zoomai et fis la mise au point.
Dans le premier passage on pouvait lire : « De quels bienfaits ont-ils joui alors ? Vous souvenez-vous du bonheur en Israël, sous le règne du fidèle roi Salomon ? Cela donne une petite idée du bonheur qui régnera sur la Terre sous le règne de Jésus. »
Et juste au-dessous : « Il régnera une paix véritable au sein de l’humanité et entre les hommes et les animaux, comme Isaïe l’a prédit. (Psaume 46 :9. Isaïe 11 :6-9.) Tout comme Jésus a guéri les malades lorsqu’il était sur terre, il guérira toute l’humanité. (Isaïe 33-24.) »
C’est alors que j’entendis bouger derrière moi. Je me retournai, prête à recevoir de sévères reproches pour mon intrusion. « Oh, je suis vraiment désolée », dis-je à l’homme qui se trouvait en face de moi, un Noir à l’air aimable. Il se contenta de hocher la tête et de sourire. « Voyez-vous un inconvénient à ce que je fasse une prise de vue supplémentaire ? » Il hocha à nouveau la tête en souriant comme pour dire : « A votre guise. »
L’homme alla s’asseoir et je lui demandai de nouveau s’il voyait un inconvénient à ce que je le filme. Il se contenta cette fois encore de hocher la tête et de sourire. Il n’avait pas prononcé un seul mot, aussi en avais-je déduit que, sans doute, il ne parlait pas l’anglais. Ne voulant pas qu’il se sente embarrassé, je m’écartai et au lieu de regarder à travers le viseur, je surveillai la prise de vue sur l’écran LCD de la caméra. En fait, j’avais tort de me faire du souci car il avait une prestance extraordinaire.
Il se montrait si naturel que je ne pus m’empêcher de lui demander : « Etes-vous acteur ? » Il secoua la tête en souriant. Je jetai un coup d’œil sur son livre de musique. « Vous êtes sûrement musicien ! » L’homme fouilla alors dans ses affaires et en sortit une longue flûte d’aluminium. A ma grande surprise, il s’agissait d’une flûte plutôt rudimentaire. Son bec avait été joliment façonné à partir d’un sifflet cassé. L’homme porta la flûte à ses lèvres et commença à jouer doucement.
Pendant près d’une demi-heure, je restai assise près de lui, le filmant de temps à autre pendant qu’il faisait sereinement ce qu’il avait à faire. Puis un gardien me surprit et s’écria : « Il est interdit de filmer dans la bibliothèque ! » Je rangeai ma caméra et remerciai l’homme. Il hocha la tête en souriant une fois de plus. Réconfortée par son caractère accommodant et décontracté, j’ajoutai : « Que Dieu vous bénisse ! » Il eut un petit rire chaleureux.
Peu de temps après, j’étais en train de travailler dans une autre bibliothèque lorsque j’aperçus un livre pour enfants, d’Anita Genesi, posé au bout d’une table : Que savons-nous de l’hindouisme ? On pouvait y voir des descriptions et des dessins en couleur représentant les dieux hindous. Sa description de Krishna confirma mon sentiment au sujet du joueur de flûte que j’avais filmé. « Krishna, le 8e avatar de Vishnu est l’un des dieux hindous les plus populaires. Il est célèbre pour sa nature espiègle et les tours qu’il joue à ses amis… Il est le héros de nombreuses aventures. Krishna est généralement représenté avec la peau bleu foncé ou noire et portant une flûte dans la main ou en train d’en jouer. »
C. P., New York, Etats-Unis
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme de la bibliothèque était Maitreya. La séquence de trois minutes et demie le montre assis en train de lire. Ses sacs et les poches de sa veste sont bourrés de documents. Il joue ensuite quelques notes presque silencieusement sur sa flûte, sourit d'un air entendu devant la caméra, puis saisissant avec soin quelques cheveux à l'arrière de sa tête, il en coupe de petits bouts avec une paire de ciseaux.]
Lieu : New York, Etats-Unis
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
