Partage international no 82 – juin 1995
par Patricia Pitchon
Le jeudi 27 avril 1995, j’ai reçu la visite d’un Français de Perpignan, M. Henri S. Il m’expliqua qu’il avait lu les livres de Benjamin Creme et qu’il était abonné à Partage international depuis cinq ans. Il avait crée un groupe de transmission et, outre ses obligations professionnelles, il travaillait quotidiennement pour les sans-abri de Perpignan. Il était arrivé récemment à Londres et depuis plusieurs jours, il circulait à Brick Lane avec la photo de Maitreya prise à Nairobi, en demandant aux gens qu’il rencontrait s’ils le connaissaient.
La veille de sa visite chez moi, le mercredi 26 avril, Henri avait fait une rencontre étonnante dans Hanbury Street, à proximité de Brick Lane. Il l’a relatée dans une lettre adressée à M. Creme. La voici :
Cher Monsieur,
Le mercredi 26 avril à 14 h 15, alors que j’étais dans Hanbury Street, je suis entré dans un restaurant-salon de thé au mobilier sobre et fonctionnel.
Un homme portant un costume gris clair à l’occidentale y était installé, en train de boire un thé. Il semblait d’origine indienne. Soudain, son regard attira mon attention de manière extrêmement forte : j’y ressentis tant de vérité, de calme et de sérénité…
Sans vouloir être impoli, je me suis assis en lui tournant le dos.
Mais ce sentiment inexplicable ne fit que s’accroître. Sentant son regard sur moi, je me suis retourné, et le regardant dans les yeux, je me suis soudainement senti calme, en paix, et tellement en sécurité que, sans pouvoir m’expliquer ce geste, je lui montrai la photo de Maitreya prise à Nairobi en 1988 et lui demandai s’il avait déjà vu cet homme. Il répondit qu’il l’apercevait très épisodiquement à Brick Lane, et de temps à autre à la mosquée Jamme de Brick Lane, ainsi qu’à la mosquée de Whitechapel.
Je lui ai demandé s’il savait quand il y aurait un office et il a répondu : « Vendredi soir. » Ensuite, je me suis retourné. J’étais si heureux par cette réponse que pendant un instant je fus incapable de faire quoi que ce soit. Néanmoins, une nouvelle question surgit en moi : qui était cet homme qui m’a fait une telle impression ? Etait-ce le Seigneur Maitreya ?
Henri S.
La description qu’Henri me fit de cet homme, lors de sa visite, me frappa ; il déclara qu’il était vêtu de façon simple et néanmoins élégante, et que son regard était très spécial. J’ai rencontré, au fil des ans, de très nombreuses personnes qui se sont rendues à Brick Lane, mais aucune n’avait jamais reçu confirmation de la présence de Maitreya dans ce quartier, et encore moins une indication de l’endroit où le trouver. J’ai alors téléphoné à M. Creme de la part d’Henri, et le Maître de M. Creme a confirmé que l’homme du salon de thé était bien Maitreya en personne.
Mon époux et moi-même avons pris des dispositions pour accompagner Henri, le vendredi 28 avril, à la mosquée de Whitechapel, Henri ayant indiqué que l’homme du salon de thé avait mis davantage l’accent sur cette mosquée que sur la mosquée Jamme. J’appelai un ami journaliste musulman d’origine indienne pour m’informer de l’heure et des modalités des prières du soir, afin de savoir quels vêtements porter et l’attitude à adopter en ces circonstances. Je me sentais un peu mal à l’aise, sachant qu’il y aurait peu de femmes présentes à la prière du soir, et je n’étais d’ailleurs pas du tout certaine qu’il soit indiqué que j’y aille.
Nous nous sommes rendus au salon de thé de Hanbury Street en premier lieu et de là, à la mosquée. Nous avons ôté nos chaussures à l’entrée, et on me conduisit à l’étage, aux salles réservées à la prière des femmes, tandis qu’Henri et mon époux se rendirent dans le grand hall de prière au rez-de-chaussée. A l’étage, j’aperçus la salle principale réservée à la prière des femmes, ornée de somptueux petits tapis verts. A travers des ouvertures cintrées, je pus observer le déroulement de l’office, mais les portes de la salle étaient fermées à clef. Une femme originaire du Bengladesh, qui dispensait l’instruction religieuse aux filles, eu l’amabilité d’envoyer l’un de ses enfants chercher les clés, lesquelles restèrent introuvables. Je continuai à discuter quelques instants avec cette femme, mais elle devait s’en aller. Comme j’eus l’impression qu’il ne serait pas convenable que je reste seule à l’étage, et qu’il valait donc mieux que je quitte la mosquée, il me fallait trouver un moyen de prévenir Henri et mon époux, car je ne pouvais pénétrer dans la salle réservée aux hommes. Elle pria donc sa fille de m’accompagner au rez-de-chaussée à un bureau où je pourrais parler à un responsable de la mosquée.
On me dirigea vers un vestibule, où une porte vitrée donnait sur un bureau. Je regardai à travers la vitre et fus surprise de voir un homme imposant, de très grande taille, entièrement vêtu de blanc, qui semblait se pencher pour nouer ses lacets. Il était assis derrière un bureau et il émanait de lui une telle puissance que j’en restai sidérée. Je ne pus distinguer son visage, mais je me demandai qui cela pouvait bien être. Peut-être l’Imam de la mosquée ? Ou pouvait-il s’agir de Maitreya ?
L’employé qui se trouvait en face de cet homme sortit rapidement et m’éloigna gentiment de la pièce. Je lui expliquai mon problème et il alla chercher Henri et mon époux. Il fut décidé que je les attendrais au restaurant Clifton, dans Brick Lane, et ils retournèrent dans la salle de prière.
Lorsque nous nous retrouvâmes au restaurant, Henri raconta que lors des prières, son attention avait été constamment attirée par un bel homme, de grande taille, qui se trouvait à quelque distance derrière lui. Il avait des yeux empreints d’une très grande assurance, dénués de toute peur. Cet homme ne regardait pas Henri, mais Henri ne pouvait s’empêcher de le regarder. Mon époux déclara que pendant les prières, il avait ressenti une très forte énergie et une atmosphère de grande dévotion.
Je leur parlai de l’homme que j’avais aperçu dans le bureau. Je demandai à mon époux de décrire l’Imam qui avait conduit les prières, et de toute évidence, ce n’était pas l’homme que j’avais vu dans le bureau. Je ne cessai de répéter qu’une puissance énorme semblait émaner de cet homme, qu’il avait quelque chose d’extraordinaire. Aurait-il pu s’agir de Maitreya ? Nous nous interrogâmes également à propos de l’homme qu’Henri avait vu dans la salle de prière. Etait-ce Maitreya ?
Henri fit alors la remarque suivante : « S’il était vrai que je l’aie vu à deux reprises en une semaine, je serais plus que comblé. C’est la semaine la plus importante de ma vie. Cela va m’encourager à travailler d’autant plus fort pour tous ces gens que j’essaie d’aider. »
[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que Maitreya était effectivement apparu à ces trois occasions : au salon de thé à Hanbury Street, dans le bureau à la mosquée, et dans la salle de prière.]
Royaume Uni
Auteur : Patricia Pitchon, autrefois journaliste au quotidien colombien El Tiempo. Aujourd’hui basée à Londres, elle est journaliste indépendante. Egalement psychothérapeute, elle travaille avec les réfugiés.
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Divers ()
