Partage international no 130 – juin 1999
par Laura Fernandez
Laura Fernandez, une amie espagnole de Partage international, décrit sa rencontre avec Gabriel Moyano, un jeune Argentin, âgé de cinq ans, célèbre pour ses dons extraordinaires de guérison (voir l’article à ce sujet paru dans la rubrique « Signes des temps », p 46 de notre numéro de janvier-février 1999).
Lors d’un récent voyage en Argentine, effectué dans le but de rendre visite à des parents, ma famille et moi-même décidâmes de nous rendre chez Gabriel Moyano, l’enfant de cinq ans qui a acquis des pouvoirs de guérison après que la Vierge lui soit apparue. Nous eûmes la possibilité de nous entretenir avec Gabriel et ses parents, Dora et Carlos, qui vivent dans la province de San Juan, dans un petit village aux maisons modestes et aux rues de terre battue.
Nous avions convenu d’un rendez-vous, car les gens viennent de tout le pays pour rencontrer « l’enfant qui accomplit des miracles ». Dora et Carlos nous accueillirent avec une certaine réserve, étant donné que les médias et l’Eglise ont pris des positions mitigées et contradictoires concernant les pouvoirs de leur fils. « Qui sont ces gens venus d’Espagne, apportant une revue appelée Share internacional – una llamada a compartir (un appel au partage), la version espagnole de Partage international, comment ont-ils entendu parler de Gabriel et que veulent-ils ? » Telles étaient les questions inscrites sur leurs visages.
« Avant que Gabriel ne voit la Vierge sur le mur du garage, nous n’aurions jamais pu imaginer une chose pareille, expliqua Dora. Au début, je ne voulais pas que mon fils fasse tout cela. Je voulais le protéger : il est encore si jeune. Mais j’ai réalisé par la suite qu’il était plus intelligent que moi. Il peut faire la différence entre sa vie d’écolier, sa vie d’enfant normal qui joue avec les autres, et sa « mission » comme il l’appelle. Il n’invente pas ce qu’il dit ni ce qu’il fait, et il n’est pas fou. Nous n’avons pas peur, bien que l’Eglise n’approuve pas ses faits et gestes et affirme même, sans avoir parlé directement avec nous ou avec Gabriel, que nous tirons un profit matériel de tout cela, alors que c’est faux. » Comme il nous le sera confirmé par la suite, les Moyano ne font pas payer les services rendus par leur fils, et n’acceptent ni argent ni cadeaux.
Gabriel reçoit la visite de la Vierge Marie toutes les nuits. Elle lui donne la vision des personnes qu’il peut guérir à distance, et de celles au chevet desquelles il doit se rendre pour effectuer la guérison. Deux brèves séances suffisent. Il place sa petite main et un chapelet de la Vierge sur la tête du patient, murmure quelques mots et dit : « C’est fait ! Dieu apporte sa guérison chaque fois que c’est possible ! » De nombreuses personnes ont été guéries de cette manière, comme le racontent témoins et patients : cela va du diabète et des fractures osseuses au cancer et aux problèmes cardiaques. Les médecins ne peuvent expliquer comment les tumeurs ou les fractures de leurs patients ont disparu, même si, à ce jour, aucun rapport clinique n’a encore authentifié ces guérisons miraculeuses.
Dora, plus ouverte et plus détendue après avoir feuilleté Share internacional, nous posa une question étonnant : « Savez–vous pourquoi Gabriel parle toujours de deux individus différents, le Christ et Jésus, comme s’il s’agissait de deux personnes distinctes ? Je n’y comprends rien. Mon fils sait-il de quoi il parle ? »
Nous lui montrâmes la photographie de Maitreya à Nairobi, en lui expliquant ce que nous savions au sujet de la réapparition du Christ. Nous lui dîmes qui était le Maître Jésus et parlâmes également de la Hiérarchie spirituelle. Elle nous écouta avec beaucoup d’attention, puis se mit à parler d’autre chose. Soudain, elle s’interrompit et dit, en montrant la photographie de Maitreya : « Voyons si Gabriel reconnaît l’homme qui se trouve sur cette photo. Il parle toujours d’un Homme en blanc.» Elle appela son fils qui jouait dans la cour avec d’autres enfants, et elle lui montra la photographie, en lui demandant gentiment : « Regarde cet homme, regarde la robe qu’il porte, sa barbe et son espèce de chapeau, c’est très étrange. » L’enfant, qui est de très petite taille, lança un regard taquin à sa mère et sourit en disant, nullement surpris par la question : « Oui, je le connais. » – « Sais-tu qui c’est ? » demanda-t-elle. « Mais, maman, c’est le Christ », répondit l’enfant avec une assurance extraordinaire. Sa mère parut quelque peu troublée, mais ne put s’empêcher de demander : « Mais où l’as-tu rencontré ? » – « Au ciel, maman, quand la Vierge m’emmène avec elle et qu’ils me parlent tous les deux. » Aussitôt dit, il repartit en courant jouer dans la cour avec les autres enfants.
Nous restâmes sans voix. Seul le père de Gabriel parvint à rompre le silence : « Si vous souhaitez bénéficier d’une guérison, venez le lundi, le mercredi ou le vendredi à 15 heures. Il vous faudra faire la queue, car une centaine de personnes se présentent régulièrement. Je sais qu’il fait très chaud à ce moment de la journée, aussi nous avons demandé à notre fils de reporter ces séances de guérison à une heure plus tardive, mais tout ce qu’il a répondu, c’est : « Papa, le Seigneur n’est pas un supermarché où l’heure d’ouverture dépend de la saison. Il guérit à trois heures. » Nous avons trouvé qu’il y avait là une coïncidence frappante avec le fait que les bénédictions de Maitreya sont toujours données à quinze heures, heure locale.
Saint Martin de Porres
Dora nous raconta également que quelque temps auparavant une femme (ayant apparemment des dons de télépathie) était venue chez eux et leur avait déclaré que Gabriel était la réincarnation du frère Martin de Porres, surnommé « frère Balais », célèbre saint d’Argentine, renommé pour ses pouvoirs de guérison et qui voulait toujours accomplir les tâches les plus humbles, notamment balayer le sol, dans le monastère où il vivait. Dora et Carlos n’avaient jamais entendu parler de ce saint mais cela les fit rire car le jouet préféré de leur fils était un balai.
Quelques jours plus tard, nous tombâmes par hasard sur une pharmacie portant le nom de « Saint Martin de Porres ». Nous demandâmes à la propriétaire si elle possédait quelque portrait ou image de ce saint, et elle nous offrit aimablement une statuette de 15 cm qu’elle enveloppa comme un cadeau. Nous retournâmes à la maison de Gabriel où l’enfant pratiquait ses séances de guérison cet après-midi là. Après avoir fait la queue pendant un certain temps, nous entrâmes dans la maison et mon mari plaça la statuette encore emballée sur une table. Dora nous dit qu’ils ne pouvaient accepter de présents, mais nous expliquâmes que ce « présent » avait peut-être quelque chose à voir avec le passé de leur fils.
Gabriel entra alors dans la pièce et traita mon mari qui s’était foulé la cheville. Le petit garçon plaça son chapelet sur la tête de mon mari, dit une prière et reposa le chapelet sur sa « table de travail », couverte d’images, de fleurs et de bougies. Il semblait absent, comme s’il écoutait un message intérieur.
Puis, soudain, il se retourna et se dirigea vers la table sur laquelle était posée la statuette enveloppée. Il tendit les bras et eut quelques difficultés à l’atteindre. Lorsqu’il parvint enfin à la saisir, il s’exclama : « J’avais bien envie de savoir à quoi je ressemblais ! » Mais Gabriel ne perdit pas de temps car de nombreuses personnes attendaient.
Nous demandâmes la permission de prendre quelques photos. Dora se tourna vers son fils qui, après une pause, répondit avec détermination : « Non, on me dit de ne pas accepter que l’on prenne des photos cette fois-ci. »
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le Maître Jésus est principalement à l'origine des guérisons, et que Gabriel est effectivement la réincarnation de saint Martin de Porres (1579-1639).]
Argentine
Auteur : Laura Fernandez, correspondante espagnole de PI.
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Divers ()
