Partage international no 98 – octobre 1996
Au cours des dix dernières années, on a constaté une régression importante de la filariose, en raison notamment du forage de nouveaux puits qui ont amélioré l'accès à l'eau potable. Au Niger, l'Unicef a montré que le travail des bénévoles pouvait se révéler essentiel pour l'éradication de cette maladie qui devrait, selon les experts, intervenir au cours des années à venir.
Il s'agit d'un ver parasite que l'on trouve dans l'eau non traitée. Il se développe à l'intérieur du corps humain et, arrivé à maturité, en sort en faisant un trou dans la peau du patient, donnant lieu à une lésion douloureuse et traumatisante.
Bien que la filariose soit encore très répandue dans 16 pays africains ainsi qu'en Inde et au Yémen, elle a globalement reculé de plus de 95 % au cours des dix dernières années. Au milieu des années 1980, le nombre total des malades était estimé à 3,5 millions, nombre qui était descendu à 110 000 à la fin de l'année 1995.
Après une tentative d'action par les pesticides qui s'est révélée coûteuse et incertaine, Unicef-Niger a tenté une autre approche : éloigner des points d'eau les personnes infectées, informer les populations quant aux modes de transmission du parasite, et attirer leur attention sur l'importance de purifier l'eau. Afin de s'assurer d'être entendus d'une population en majorité illettrée, les bénévoles organisent des démonstrations et des distributions gratuites de filtres.
Selon l'Unicef, le travail de 2 000 bénévoles dans plus de 800 villages a contribué à réduire de moitié le nombre des cas depuis 1993, résultat particulièrement positif si l'on considère que près de la moitié de la population nigérienne n'a pas accès à l'eau potable. La mise en place d'un traitement inspiré de la médecine locale traditionnelle est venu confirmer la crédibilité du travail des bénévoles aux yeux des autochtones : l'utilisation d'huile de tamale permet en effet d'accélerer grandement la sortie du ver.
Sources : Unicef
Thématiques : Sciences et santé
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)
