L’intérêt de l’éducation des filles

Partage international no 197février 2005

Peu d’actions ont un impact aussi profond sur les enfants, et sur l’ensemble de la société, que celles visant à leur assurer un enseignement de qualité. L’éducation, qui est à la base du développement de chacun d’entre nous, met les personnes en mesure de choisir véritablement le genre de vie qu’elles veulent mener. Pourtant, des millions d’enfants – et pour la grande majorité des filles – se voient refuser ce droit.

La perte de potentiel qui en résulte n’affecte pas seulement les filles, car l’éducation de la population féminine bénéficie tant à la société qu’à l’économie :

– Les enfants de mères éduquées ont plus de chances de survivre et de rester en bonne santé du fait de leur meilleure alimentation et de leur taux d’immunité. Les femmes qui ont été scolarisées se marient plus tard, ont moins d’enfants et risquent moins de mourir en couches que celles qui ont été peu ou pas scolarisées.

– L’éducation des filles est peut-être la seule arme véritablement efficace dans la prévention du sida. Elle ralentit et réduit l’expansion de la maladie en contribuant à l’indépendance économique des femmes, en retardant le mariage, et en leur donnant les moyens de comprendre ce qu’est cette maladie et comment l’éviter.

– Les enquêtes menées à l’échelle internationale ont montré que chaque année de scolarisation, tant pour les filles que pour les garçons, se traduit par une augmentation du salaire d’environ 10 %. Les mères qui ont eu un cursus scolaire minimum tendent davantage à en faire bénéficier à leur tour leurs enfants, ce qui est essentiel pour briser le cycle de la pauvreté inter-générationnel.

– La scolarisation des filles a montré des effets multiplicateurs dans d’autres domaines. Elle potentialise les autres facteurs de développement. Une éducation de qualité garde les enfants à l’école et les rend ainsi moins vulnérables à l’exploitation, au viol et à la maltraitance. Elle fait naître très tôt chez eux une certaine compréhension de la justice et de la paix sociales et leur fait percevoir la fragilité de l’environnement dans lequel nous vivons.

Les pays qui ont les meilleurs taux de scolarisation primaire et qui sont les plus proches de la parité entre garçons et filles sont généralement ceux qui sont les plus démocratiques. Et les investissements faits dans l’éducation des filles – en particulier si c’est dans une éducation de qualité – profitent aussi aux garçons. L’inverse n’étant pas toujours le cas.


Sources : Unicef
Thématiques : femmes, politique, Économie, éducation
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)