L’Instructeur

Partage international no 178juin 2003

par Un collaborateur de Maitreya

Entre 1988 et 1993, Maitreya, l’Instructeur mondial, a communiqué des fragments de ses enseignements. L’un de ses plus proches collaborateurs, de la communauté de Londres, les a transmis à Partage international pour publication et diffusion sous forme de communiqués de presse aux médias du monde entier. Exprimés dans les termes de ce collaborateur, les enseignements spirituels de Maitreya sont ici regroupés par thèmes, dans le but d’en faciliter l’étude et leur application dans la vie quotidienne.

La véritable qualité de l’instructeur se révélera dans l’enseignement. « Le Maître réside en vous. Si vous suivez les disciplines de la vie, l’Instructeur vous enseigne, le Maître se révèle en vous. Ne soyez pas attaché à la forme humaine. La vérité vivante est une question d’expérience. » Maitreya ajoute : « Nul ne peut m’accaparer. J’appartiens à tous. » [Partage international, déc. 1988]

Si vous utilisez le mot Maître dans le sens d’instructeur, sachez alors que la tâche de l’instructeur est de vous apprendre à vous libérer de l’attachement au mental, à l’esprit* et au corps. Telle est votre destinée. Là se trouve le salut. [Avril 1989]

Dans le passé, lorsqu’un instructeur spirituel décédait, s’il restait attaché à sa mission, il pouvait apparaître (dans son corps astral) à ses disciples et pouvait même, en de rares occasions, se matérialiser.

Mais cela ne résolvait en rien les problèmes auxquels les disciples avaient à faire face. Au bout du compte, à chaque fois des doctrines, des « ismes » étaient créés.

Cette fois-ci, Maitreya déclare : « Je suis venu moi-même. Nul ne peut m’enfermer dans aucun « isme » d’aucune sorte. » Un temps viendra où les gens comprendront cela naturellement, sans faire d’histoires, parce qu’ils se sentiront libres intérieurement. » C’est la raison pour laquelle Maitreya déclare : « Je ne suis pas venu pour former des disciples. » L’important, c’est votre Soi, libéré de toute compulsion, capable de remplir sa tâche sans que cela ne lui pèse, insensible à la critique ou à l’éloge.

A partir du moment où vous ressentez la divinité en vous, vous comprenez que tout se trouve en vous. La clé qui ouvre toutes les portes se trouve en vous. [Juin 1989]

Chacun aujourd’hui recherche un Messie. C’est en fait notre Soi qui est à la recherche d’un guide. Maitreya est une force qui nous guide au sein de la création, et nous indique que notre destin est la liberté. Il est la main secourable dont ont besoin la majorité des hommes. L’indication donnée par Maitreya nous incite simplement à prendre conscience des forces d’évolution qui nous entourent. A partir du moment où vous comprenez cela, alors la conscience devient la force qui vous guide.

Mais rappelez-vous que Maitreya obéit lui aussi aux lois de la création. Il ne les abolit pas, mais signale leur existence. [Mars 1990]

« D’abord vous êtes un disciple, affirme Maitreya, et lorsque vous prenez conscience, comme le fit Jésus, que « le Père et moi sommes Un », vous devenez un Maître. Le Maître est en vous. Le Tout-Puissant est en vous. » [Juillet/août 1991]

Qui est le Maître ? Vous pouvez le trouver en vous. [Septembre 1989]

Les autres enseignements

« Je suis avec vous. Si des personnes n’ont pas compris certaines vérités de la vie, donnez-leur ces vérités en toute liberté, mais ne prétendez pas que ces vérités sont vôtres. »

« Au lieu d’enseigner le salut, les religions créent des sphères d’emprisonnement. Vous devez enseigner que la réalisation du Soi est la destinée de l’individu – son ultime liberté et son ultime salut. A partir du moment où vous personnifiez l’enseignement, vous créez des demi-dieux et des dogmes qui emprisonnent. Si vous personnifiez l’enseignement, vous créez, en l’incarnant, une chose différente. »

« Même lorsque vous avez atteint un niveau d’évolution très élevé, vous ne pouvez pas dire « Je suis le Seigneur ». Vous pouvez simplement dire, « Je suis un messager du Seigneur. »

Une mauvaise instruction, l’accent excessif porté sur les valeurs matérielles et la compétition, aboutissent au désespoir. Actuellement, l’éducation n’engendre pas la conscience de soi. C’est pourtant la conscience de soi qui conduit à la réalisation de soi, notre destinée à tous. [Septembre 1988]

La tâche du Maître consiste à éveiller le Soi intérieur. Lorsqu’à votre tour vous connaissez le Soi, vous pouvez éveiller les autres. Eveiller un autre ne signifie pas projeter son ombre sur lui. Lorsque le Soi s’éveille, le développement s’ensuit naturellement. La personne accomplit son propre destin et jouit des bénédictions du Seigneur. Le rythme de développement de chacun peut ainsi être respecté. C’est la raison pour laquelle Maitreya déclare : « Laissez le païen croire à la matière, car il ne peut y avoir de matière sans le Seigneur. » Ce qui importe, c’est d’établir une relation correcte entre le Soi et le mental, l’esprit et le corps. [Déc. 1988]

Maitreya dit : « Les jeunes enfants dépendent des parents pour s’orienter. Mais par la suite, l’école est largement responsable de leur développement. Et là, il ne faudrait pas imposer de religion ni d’idéologie. »

Les valeurs inculquées aux enfants par le système éducatif ne doivent jamais être imposées au nom des traditions, des philosophies, des religions, etc. Sinon, les enfants se trouvent comme entravés dans leur vie, et deviennent au bout d’un certain temps des bombes à retardement, ce qui signifie qu’ils peuvent « exploser ». [Juil./août 1990]

De l’avis de Maitreya, on doit enseigner aux enfants « les trois matières fondamentales » (la lecture, l’écriture et l’arithmétique). Mais ce n’est pas suffisant. On doit également leur enseigner qui ils sont réellement. Les enfants d’aujourd’hui sont capables de comprendre la relation existant entre le Soi et le mental, l’esprit et le corps, plus facilement que les adultes ne l’imaginent. Même un enfant maltraité et qui n’a personne vers qui se tourner, peut être guéri grâce à cette compréhension. Il peut reconnaître et éprouver que ce qui a été maltraité, que ce soit dans le mental, dans l’esprit ou dans le corps, n’est pas le Soi véritable. [Décembre 1988]

Inciter un très jeune enfant à chercher Dieu n’est pas divin, car c’est de cette manière qu’on crée des « ismes », des idéologies. La conscience est une graine qui se trouve dans toute la création et dans chaque individu. Si vous permettez à l’enfant de poursuivre sa croissance de manière naturelle, vous permettez également à sa conscience de se développer. L’enfant jouira alors d’une vie normale, et ne deviendra pas dogmatique. Eveillés à la conscience, vous ne posséderez pas les enfants, mais pourtant ils se rapprocheront de vous. Dès aujourd’hui, on voit des enfants de neuf à dix ans collecter des fonds afin de nourrir les affamés. Imaginez ce que ces enfants deviendront lorsque, demain, ils seront des citoyens. Des enfants peuvent accomplir de telles choses. Les hommes politiques ne peuvent le faire. [Juin 1989]

Il n’est pas divin d’endoctriner un enfant. Pas plus que d’imposer une idéologie à quiconque. [Décembre 1991]

Lorsqu’un enseignement est exempt de moralité, il engendre la destruction. Sans moralité, les forces de la vie se tarissent et se cristallisent sous forme « d’ismes ». La moralité est l’eau qui lave le mental, l’esprit et le corps des différents « ismes ». La moralité apporte un parfum à la vie. Sans parfum, tout semble « mort ». Les « ismes » sont une maladie. La moralité protège les forces de la vie et les empêche de se transformer en « ismes ». La moralité engendre le respect de soi qui, lorsqu’il est présent, empêche la profanation de soi. [Juil./août 1989]

Si vous souhaitez réellement enseigner à un individu qu’il existe une meilleure manière de faire, vous ne pourrez le lui apprendre qu’en éveillant sa conscience, en lui montrant dans quelle direction les changements devraient être opérés, comment et à quel rythme ils devraient s’effectuer.

Instaurer brutalement une nouvelle législation, comme vient de le faire le gouvernement britannique, ne peut qu’engendrer la disharmonie et la confusion. Si vous coupez les individus de leur passé, comme cela vient d’être fait, vous les privez de gouvernail et il leur faut alors faire face de nouveau aux mêmes vieux conflits. On ne peut imposer au peuple une idéologie sous la contrainte de la loi et de l’ordre. [Mai 1989]

Maitreya déclare : « Soyez un miroir sans tâche. » Alors, les autres se verront en vous. Lorsque vous verrez votre Soi en Moi, courrez-vous après Moi ? Soyez ce que vous êtes. Je vous enseigne. Je suis avec vous. Gardez le miroir sans tâche. [Juil./août 1989]

Si un voleur vient vous voir, ne prêchez pas ; cela ne marchera pas. Apprenez-lui à être honnête dans ce qu’il fait. Il acquerra peu à peu le détachement. Cela lui permettra de mieux comprendre les mystères de la vie. En pratiquant le détachement, éventuellement, le voleur se rendra compte que le mental réagit à une forme-pensée en particulier.

Maitreya dit : « Même lorsque vous êtes en train de voler, sachez que sans la main divine du Seigneur, vous ne pourriez pas le faire. » Le Soi n’est que le témoin. Petit à petit, le Soi devient conscient de sa maîtrise. Graduellement, le Soi contrôle le mental, l’esprit et le corps. Chacun a sa propre richesse, que personne ne peut lui prendre. Cette richesse, c’est la réalisation du Soi. [Sept. 1989]

Maitreya a déclaré : « Si vous mettez en application les trois principes d’honnêteté, de sincérité et de détachement, vous développerez votre propre connaissance et sagesse sacrées. » Toutefois, des difficultés peuvent surgir lorsque vous vous mettez à décrire vos expériences. A partir du moment où vous vous ouvrez, des âmes moins évoluées que la vôtre seront attirées par les merveilles de connaissance et de sagesse que vous aurez développées, tout comme les abeilles sont attirées par le pollen, et s’y cramponneront. Si vous vous attachez à cette attention qu’on vous porte, vous deviendrez prisonnier et tomberez dans un cycle karmique (de cause et d’effet) – ce qui est une autre forme de conditionnement. Votre expérience est votre bénédiction personnelle. Ce que vous avez expérimenté, vous le savez. Les autres ne pourront comprendre que lorsque eux-mêmes auront expérimenté.  Maitreya a expliqué que certains effets sont nécessairement engendrés par le fait de narrer ses propres expériences. Si vous vous attachez à ces effets, il n’y a pas de salut.

Supposons que vous soyez éclairé et que vous ayez franchi certaines étapes. Que se produirait-il si vous incitiez quelqu’un de moins évolué que vous à « courir » pour vous rejoindre ? Cet individu s’épuiserait. Et si le processus était encore accéléré, il détruirait cette personne. [Mars 1990]

Ne donnez pas aux autres l’impression que vous êtes un saint. Si vous agissez ainsi, vous créez des barrières. Vous créez, dans le mental, une division entre ce qui est saint et ce qui ne l’est pas. Dans la création, tout est relatif. Ce qui est bon pour vous peut ne pas l’être pour d’autres. Si vous faites étalage de votre sainteté, vous affirmez ainsi que « seuls les justes vont au Paradis, et les méchants vont en enfer ». [Avril 1990]

Maitreya dit : « Avant de sauter dans la rivière, vous devriez apprendre à nager. Avant de parler de liberté, apprenez à faire l’expérience de ce qu’est la liberté. » [Sept. 1992]

Si le gourou est fourbe, comment peut-on s’attendre à ce que le disciple se développe en toute honnêteté et droiture ? [Sept. 1991]

Lorsque certaines personnes paralysées furent mises en présence de Jésus, elles furent énergétisées par un simple contact et elles furent délivrées de la douleur.

Lorsque Saï Baba est présent, les personnes qui l’approchent sont transformées. Dans ces situations, il n’existe aucun « comment, pourquoi, quoi, quand, où ? » Vous pouvez vous attacher à ces questions qui deviennent alors des germes de confusion. Si ces questions sont envisagées avec l’esprit de possession, les personnes qui les posent s’accaparent de la connaissance et de la sagesse avec l’illusion qu’elles leur appartiennent. Elles créent leurs propres sociétés secrètes et commencent à diriger les hommes qui les entourent. Ceux qui ont acquis quelque connaissance particulière la rendent ésotérique et créent une attente. Cette attente à son tour engendre l’attachement. C’est ainsi que ces personnes exigent le respect et une position de leader par rapport à leurs adeptes.

Maitreya dit : « Tous les cadeaux proviennent du Seigneur. Rien n’est secret. Si vous êtes « moins » qu’une personne, vous êtes moins que Moi. Une nature saine naît de l’honnêteté, de la sincérité et du détachement. »

Vous possédez des yeux physiques. Vous pouvez voir ce qui est bon et ce qui est mauvais, ce qui est agréable ou douloureux. Lorsque vous pratiquez l’honnêteté, la sincérité et le détachement, la conscience grandit. Vous pouvez alors connaître la paix, la grâce, la joie et la sérénité. Il en va ainsi même si tout autour de vous est totalement négatif.
Une personne illuminée peut en illuminer d’autres qui l’entourent. Les individus qui côtoient cette personne seront énergétisés.
Si vous enseignez avec attachement, vous créez un plaisir « forcé », fait d’habitudes et de rituels. « Lorsque vous me verrez, affirme Maitreya, vous saurez que je suis en vous, et la lutte s’achèvera. Même si vous habitez une simple maisonnette, vous n’envierez pas ceux qui vivent dans un palais. » [Mars 1991]

La vérité se révèle sous de multiples facettes, mais son fondement se trouve au sein même de l’individu. Si vous parlez au moment où vous ressentez l’Unité, la vérité résonne en vous. C’est pourquoi Maitreya dit : « Expérimentez moi. Soyez ce que vous êtes. A partir du moment où vous essayez d’être ce que vous êtes, vous faites l’expérience de qui vous êtes et de pourquoi vous êtes. Les gens y sont sensibles. Mais si vous essayez de travestir la vérité ou d’en tirer de l’argent, vous la déformerez tellement que les gens commenceront à s’en désintéresser. » [Juin 1992]

Auteur : Un collaborateur de Maitreya,
Thématiques : religions, sagesse éternelle, spiritualité, éducation, émergence
Rubrique : Les enseignements de Maitreya ()