Partage international no 232 – décembre 2007
Pas à pas, les hommes feront le nécessaire pour satisfaire aux exigences de l’avenir. En premier lieu, la destinée et le libre arbitre de chacun devront être respectés. Le droit de tous aux nécessités fondamentales de la vie, nourriture, logement, santé et éducation, devra déterminer les priorités des gouvernements. La protection de l’environnement – avec tout ce que cela implique – doit devenir une obligation sacrée qui permettra aux hommes, avec le temps, de rétablir la santé de cette planète. [Un Maître parle]
GEO-4 est le dernier d’une série de rapports phares du Pnue (Programme des Nations unies pour l’environnement). Préparé sur cinq ans par 390 experts et révisé par plus d’un millier d’autres, il évalue l’état de l’atmosphère, de la terre et de l’eau, ainsi que de la biodiversité, décrit les changements intervenus depuis vingt ans et identifie les actions prioritaires.
Ce rapport souligne à quel point les ressources naturelles nécessaires à la vie ont souffert depuis le premier rapport de 1987, qui déjà nous pressait d’agir sans attendre. Si les experts reconnaissent que quelques mesures ont été prises, ils jettent un cri d’alarme sur l’insuffisance de notre réaction, liée à un manque de conscience de la gravité de la situation.
GEO-4 remarque que si la richesse financière de la population mondiale s’est accrue d’environ un tiers depuis vingt ans, cette augmentation a surtout profité aux pays en développement, et s’est faite au prix d’une dégradation sans précédent de la santé écologique de la planète. « Une bonne part du capital naturel sur lequel repose essentiellement le bien-être des hommes et l’activité économique – l’eau, la terre, l’air et l’atmosphère, la biodiversité et les ressources maritimes – continuent leur déclin d’une manière apparemment inexorable », a déclaré Achim Steiner, directeur exécutif du Pnue lors de la présentation du rapport. Parmi les découvertes de GEO-4, citons :
– Prévenir le bouleversement climatique devrait constituer la première priorité mondiale, mais le rapport souligne « un remarquable manque de conscience de cette urgence » dans l’esprit du public à ce jour. Les experts appellent à un effort tout particulier pour ramener la production des gaz à effet de serre à 50 %au-dessous du niveau de 1990 d’ici 2050, voire à 60 %, et même 80 % pour les pays développés. « Il est essentiel de changer radicalement nos structures sociales et économiques, voire nos styles de vie si l’on veut accélérer le progrès dans ce domaine de manière significative. »
– La population mondiale vit largement au-dessus de ses moyens. « L’empreinte de l’humanité (sa consommation en matières naturelles) se monte à 21,9 hectares par personne tandis que la capacité biologique de la Terre se situe, en moyenne, à 15,7 hectares per capita… »
– Les changements actuels de la biodiversité sont les plus rapides qu’aient connus l’histoire humaine. L’extinction des espèces s’est accélérée de cent fois comparée à ce que l’on connaît des fossiles. Des principaux groupes de vertébrés étudiés, plus de 30 % des amphibiens, 23 % des mammifères et 12 % des oiseaux risquent de disparaître.
– La pêche prélève deux fois et demi ce que l’océan peut reconstituer chaque année. Quelque 30 % des espèces de poissons ont quasiment disparu, tandis que l’on considère que 40 % sont surexploitées.
– L’eau usable et potable est elle-même en baisse : d’ici 2025, on s’attend à une augmentation de 50 % de son utilisation dans les pays en développement et de 18 % dans les développés. Si cette tendance continue, près de 1,8 milliard de personnes vivront dans des pays ou des régions caractérisés par un manque sévère de ressources en eau d’ici 2025, tandis que deux tiers du monde pourrait se trouver dans une situation à peine plus enviable (« water stress »). La qualité également diminue. A l’échelle mondiale, l’eau contaminée demeure la première cause des maladies et de la mort.
– Plus de deux millions d’humains meurent chaque année prématurément de pollution, domestique et extérieure. Même si cette dernière a décru dans quelques villes grâce à l’application de mesures technologiques et politiques, les émissions dans d’autres cités empirent. La pollution domestique (dans les logements) vient d’un mauvais usage du biocombustible solide.
Ces questions ne sauraient être traitées que par une action déterminée des gouvernements, de l’industrie et des individus. Les solutions existent. Seule manque la volonté de les appliquer.
GEO-4 conclut ainsi : « Tandis qu’on attend des gouvernements qu’ils prennent la direction des opérations, d’autres acteurs sont tout aussi importants pour mettre en place un système de développement durable. C’est un besoin qui ne saurait être plus urgent, ni le temps plus opportun, car notre conscience s’accroît des enjeux auxquels nous avons à faire face pour assurer dès maintenant notre survie et l’avenir des générations à venir. »
Sources : Pnue ; The New York Times
Thématiques : environnement, politique
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)
