L’humanité à la croisée des chemins

Partage international no 364décembre 2018

Le 28 octobre 2018, nous nous apprêtions à projeter la vidéo de la conférence : L’Humanité à la croisée des chemins lorsque deux joyeuses Surinamaises nommées Pearl et Stella, entrèrent, l’une d’elles avec notre dépliant à la main. Elles nous expliquèrent que, ce matin-là, elles avaient assisté à un service à la communauté pentecôtiste, et qu’elles étaient venues car elles avaient trouvé ce dépliant annonçant la projection au Centre d’information de Share Nederland à Amsterdam. Nous leur demandâmes si elles avaient assisté à un service dans une église voisine. Elles répondirent qu’il ne s’agissait pas d’un service religieux régulier, qu’elles n’appartenaient pas à cette église mais qu’elles sont un groupe de sept à s’y réunir pour chanter. Il nous sembla intéressant et surprenant que des personnes de confession religieuse réputée plutôt stricte se présentent à notre Centre d’information. Nous avions connu une situation similaire lors de la visite de deux musulmanes ; le Maître de Benjamin Creme avait indiqué qu’elles étaient des porte-paroles du Maître Jésus (voir notre numéro d’avril 2016).

Lorsque nous nous assîmes pour regarder le film, nous leur demandâmes de prendre place devant, mais elles préférèrent rester à leur place, dans le fond. Une des membres du groupe, assise juste devant elle, se retourna et leur demanda si elle ne leur cachait pas la vue, mais elles répondirent que ce n’était pas un problème : « Nous avons de longs cous. » C’était étrange, car physiquement ce n’était pas du tout le cas. Nous avons considéré cela comme un symbole.

Après la projection, nous prîmes place autour d’une table et une discussion démarra. Pearl parla la plupart du temps, Stella s’associa à la conversation de temps en temps et, à un moment donné, elle examina tout le monde autour de la table très attentivement. Pearl déclara qu’elle était venue du Surinam aux Pays-Bas à l’âge de trois ans, qu’elle connaissait très bien la mentalité des Néerlandais et que les gens ne sont pas attentifs aux autres. Nous sommes si matérialistes, nous ne nous préoccupons plus les uns des autres. Dans la rue, dans le tram, il n’y a que notre smartphone qui nous intéresse. L’écart grandissant entre riches et pauvres dans le monde entier a également fait l’objet de la discussion. Stella parla d’un garçon qui avait acheté des chaussures à 700 euros alors que sa mère avait du mal à joindre les deux bouts. Elle nous dit qu’elle leur avait fait savoir ce qu’elle en pensait. Concernant les pauvres, on sentait au timbre de sa voix, que Pearl était préoccupée et qu’elle les soutenait. On a également abordé la question de la marchandisation, en particulier dans le domaine de la santé et de l’environnement. Alors que tout le monde parlait en même temps Stella affirma doucement : « Ce que nous faisons et ce que nous disons nous revient », soulignant ses paroles d’un geste circulaire : sa main droite partit de son épaule droite et lorsqu’elle atteignit un point juste devant elle, sa main gauche prit le relais et termina le cercle à son épaule gauche. C’était un geste circulaire englobant qui illustrait parfaitement la loi du karma. On évoqua le « pouvoir du peuple » comme moyen important d’apporter le changement et tout le monde s’accorda sur le fait que nous devrions descendre dans la rue et faire entendre notre voix.

A un autre moment, Pearl demanda à une personne du groupe si elle était clairvoyante. Elle lui répondit : « Non, pas du tout. » La question suivante fut : « Mais vous êtes le chef ? » – « Non » – « Mais c’est vous qui décidez ? » De nouveau : « Non, pas du tout, nous essayons de travailler en tant que groupe sans « chef », comme l’explique Benjamin Creme, par exemple dans son livre l’Art de la coopération. » Puis Pearl demanda à la même personne si elle pouvait lui parler en privé quelques instants. Elles se retirèrent dans la cuisine. Là, Pearl la regarda bien en face et lui demanda : « Quand vous me regardez, que voyez-vous ? » Elle se vit répondre dans un rire : « Une dame qui met trop de sucre dans son thé. » Ces deux dames ont été enthousiasmées par la conférence et en partant l’une d’elles a déclaré qu’elle reviendrait pour acheter le DVD que nous avions projeté.

Des membres du groupe néerlandais du Centre d’information Share Nederland, Amsterdam, Pays-Bas

Lieu : Amsterdam, Pays-Bas
Date des faits : 28 octobre 2018
Thématiques :
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)