L’humanité à la croisée des chemins

Partage international no 295mars 2013

Interview de Ross Ashcroft par Gill Fry

Four Horsemen [Les Quatre Cavaliers] est un documentaire anglais, sorti en 2012, qui remet en question le système économique mondial et propose des solutions pour le transformer. Le film est un mélange d’images percutantes, de dessins animés et de 23 interviews d’intellectuels réputés dont Noam Chomsky, Joseph Stiglitz, l’auteur John Perkins, la protectrice des droits des enfants Camilla Batmanghelidjh et le journaliste Max Keiser qui fut aussi trader à Wall Street.

Sur le site Internet du film les réalisateurs déclarent : « Si davantage de gens pouvaient améliorer leur compréhension de la façon dont le monde fonctionne vraiment, on pourrait changer les systèmes et les structures qui condamnent des milliards d’êtres humains à la misère ou à l’insécurité chronique. Aujourd’hui plus que jamais il est urgent de trouver des solutions aux multiples crises qui accablent l’humanité, et en même temps, les conditions de ce changement n’ont jamais été aussi favorables. »

Le réalisateur du film, Ross Ashcroft, est né à Liverpool (G.-B.). Après des études en gestion de la terre au Collège Royal d’Agriculture, il a travaillé comme assistant metteur en scène dans les théâtres de Londres. Il a participé à la création de la société indépendante de production Motherlode dont la première production a été Four Horsemen. Gill Fry a interviewé Ross Ashcroft pour Partage international.

Partage international : Qu’est-ce qui vous a amené à démarrer ce projet ?
Ross Ashcroft : Vers l’année 2006, on a réalisé que quelque chose clochait dans le secteur de la finance. Beaucoup de corruption et des pratiques vraiment intolérables. A partir de là, on avait le choix : rester assis les bras croisés et laisser faire, ou agir. J’ai commencé à lire des livres d’économistes et intellectuels alternatifs et j’ai appris plein de choses. J’ai compris que notre système économique était malade, complètement fou, et que tôt ou tard, ça allait mal se finir.
Jusque là, je pensais : « Laissons faire les économistes, ils vont mettre de l’ordre dans tout ça », mais finalement j’ai compris que l’économie est trop importante pour être laissée entre les mains des économistes. La grande révélation de ce film, c’est que l’économie néo-classique enseignée dans toutes les grandes universités, partout, c’est n’importe quoi, une énorme mystification.
Alors on a voulu raconter une histoire qui ne se contente pas de prendre les banquiers pour cible en leur disant « vous êtes tous nuls » ; on a voulu prendre de la hauteur et montrer que les règles du jeu économique ne fonctionnent pas, ne sont pas adaptées. En fait, ces règles nous encouragent activement à piller la planète et à nous exploiter les uns les autres au nom d’un progrès totalement illusoire. Voilà ce qui nous a motivés, il fallait dire ces choses.
On a essayé de trouver de l’argent pour faire le film, mais impossible : à cette époque, l’immobilier était à la hausse et pour les gens tout allait bien. Et puis en 2008, la bulle immobilière a explosé et on a pu dire : « Nous vous l’avions bien dit. » Mais on nous a répondu : « Ne vous inquiétez pas, ils vont nous arranger ça et tout va repartir. » Alors on s’est débrouillés pour faire le film tous seuls.

PI. Pourquoi avez-vous appelé le film Les Quatre Cavaliers ?
RA. L’histoire des Quatre Cavaliers se trouve dans le livre de l’Apocalypse et elle est dans la conscience collective depuis longtemps. Nous voulions donner une version moderne des quatre cavaliers : un système financier prédateur, l’escalade de la violence organisée, la pauvreté et la famine pour des milliards d’êtres et l’épuisement des ressources naturelles de la planète. Aujourd’hui, ces « Quatre Cavaliers » entrent en conflit pour la première fois dans l’histoire humaine.

PI. Pourquoi l’économie mondiale est-elle dans un tel pétrin ?
RA. La théorie économique néo-classique a engendré le monde qu’on attendait d’elle. Ce monde est l’expression d’une idéologie qui est la cause de tous nos problèmes. Un de ces problèmes est que les gens confondent argent et richesse. La richesse ce sont les produits, les services, tout ce qui se fait réellement dans les endroits où vous et moi travaillons. L’argent, lui, est créé à partir de rien par les banques, aussi facilement qu’un nombre que l’on inscrit sur un écran d’ordinateur, et il met la pression sur l’économie réelle, parce que cet argent virtuel est utilisé pour acquérir des richesses et des services qui eux sont bien réels. Tout, de la nourriture aux beaux-arts devrait être accessible à tout le monde, mais la création artificielle de monnaie fait augmenter les prix, ce qui rend la vie très dure pour les moins favorisés. Tant que nous n’aurons pas compris que l’argent et la richesse ne sont pas la même chose, nous ferons marcher la planche à billets, ce qui continuera de mettre la pression sur l’économie réelle.
Une masse monétaire stable est la pierre angulaire d’une économie prospère, pas une masse monétaire qui peut être augmentée à tout moment pour financer une ressource – ou la guerre, par exemple. Je ne préconise pas une masse monétaire fixe, mais une masse monétaire stable, en lien avec la croissance démographique et le volume des échanges. L’offre monétaire doit être contrôlée par les gouvernements, pas par des banques privées, et elle doit être soigneusement auditée. On ne peut plus permettre la libre augmentation de la masse monétaire et laisser l’inflation s’envoler, comme aujourd’hui.

PI. Pouvez-vous raconter ce qui s’est passé en 1989 sous la présidence de Bill Clinton?
RA. Robert Rubin et Larry Summers, deux anciens de la banque Goldman Sachs, ont fait pression sur le président Clinton pour se débarrasser de la loi Glass-Steagall. Ça a été une catastrophe parce que votre banque au coin de la rue peut maintenant prendre votre argent sur votre compte et l’utiliser pour spéculer et s’enrichir. On a vu ce que ça a donné. [La loi Glass-Steagall avait été votée en 1933 pendant la Grande Dépression pour séparer les activités bancaires traditionnelles des opérations d’investissement.]

PI. J’ai été choquée de voir le coût du renflouement des banques en 2008 (8 500 milliards de dollars) par rapport au coût – en valeurs actualisées de la Première Guerre mondiale (3 500 milliards de dollars) et de la guerre du Vietnam (670 milliards de dollars).
RA. En fait, le renflouement a coûté bien plus que ça. Les gens craignent parfois une troisième guerre mondiale, mais ils ne voient pas que nous sommes déjà en plein milieu de cette troisième guerre mondiale, une guerre économique, silencieuse et mortelle. Au cours des cinq prochaines années, il faut nous attendre à des guerres de devises entre les pays, et le coût humain va être terrible. Avec notre film, nous avons voulu faire œuvre éducative. Aujourd’hui, peu de gens sont capables de décrypter les nouvelles provenant des médias pour comprendre ce qui se passe réellement dans le monde.

PI. Le but du film est donc d’aider les gens à prendre conscience des failles de notre système ?
RA. Oui, et on a voulu proposer des solutions de rechange, ce dont les médias traditionnels ne parlent jamais. Au contraire, ils nous disent plutôt qu’il n’y en a pas. Si nous parvenons à nous débarrasser du paradigme économique néo-classique, nous aurons fait un pas dans la bonne direction.
C’est par le contrôle idéologique que le système actuel se maintient en place depuis des années. Mais le pouvoir ne s’attendait pas à l’émergence d’Internet, qui permet à tous de s’informer et apprendre par soi-même pour se forger ses propres opinions. La propagande et les mensonges doivent être rabâchés sans cesse pour que les gens les croient, mais avec Internet, ça marche de moins en moins. Nous avons voulu que le film aide les gens à comprendre la situation du monde pour pouvoir la faire évoluer.

PI. Le film a été projeté dans 26 festivals de cinéma. Quelle a été la réponse du public ?
RA. Partout où nous sommes allés, les salles étaient pleines. Les distributeurs nous avaient dit « ce film ne se vendra pas » et « vous n’arriverez jamais à intéresser les jeunes à l’économie ». Ils ont eu tort sur ces deux points ; 70 % du public a moins de 35 ans. Cette génération se rend compte que, pour la première fois, la règle qui veut que la nouvelle génération vive mieux que la précédente n’est plus vraie. Ils sont donc obligés de s’engager. Nous sommes reconnaissants pour tous les prix du public que nous avons reçus : ça compte beaucoup plus que le vote des « spécialistes ».

PI. Entendre les enfants du baby-boom dire : « Nous avons fait de mauvais choix », me fait penser à quel point l’obsession matérialiste a été forte au cours des 20 à 30 dernières années. Cela doit faire bizarre d’être né à cette époque.
RA. Les gens sont en train de se réveiller de l’état d’hypnose consumériste et se rendent compte qu’on a besoin de peu et qu’une vie simple est une belle vie. La « génération zéro », par exemple, est très heureuse avec moins de 100 articles pour toute propriété. Leur musique est dématérialisée grâce à l’Internet, et ils ne passent pas leurs week-ends dans les centres commerciaux pour acheter des objets dont ils n’ont pas besoin, avec de l’argent qu’ils n’ont pas, pour impressionner des gens qu’ils n’aiment pas ! Je ne suis pas sûr de ce qui est arrivé aux baby-boomers ; je crois qu’ils ont pensé que l’argent et le matérialisme pouvaient apporter le bonheur, ce qui est ironique après les idéologies des années soixante.

PI. Ces dernières années, plusieurs films ont abordé ce sujet sous des angles différents, comme The Story of Stuff (L’histoire des choses), Capitalism : A Love Story, Thrive. Est-ce le signe que l’humanité se réveille ?
RA. Oui, c’est un tsunami tranquille. Il sera désormais impossible d’imposer aux peuples le même contrôle idéologique. Un nouveau paradigme va émerger et ça commence maintenant. L’humanité est arrivée à la frontière entre deux mondes. Nous assistons en ce moment à l’agonie de l’ancien monde – mais elle ne sera pas sans douleur. Je ne souhaite pas revenir sur le passé ; il faut nous concentrer sur la création d’une nouvelle société. L’ancien système n’a besoin de personne pour se déconstruire !
Le plus important est de mettre en place des structures pour organiser la vie au niveau local, avec des coopératives au sein desquelles chacun pourra utiliser ses compétences. Dans 10 à 15 ans, lorsque les prix du pétrole seront exorbitants et que l’énergie sera devenue le nouveau grand débat, la seule façon de faire face sera par le soutien de communautés solides qui garantiront l’élévation de l’indice du bonheur. L’individualisme et l’isolement régresseront.

PI. Que pensez-vous du printemps arabe et des manifestations qui se sont propagées à travers le monde ?
RA. Je ne suis pas en faveur de révolutions violentes. Je crois que la révolution doit d’abord être d’ordre philosophique. Lorsque la qualité de nos pensées augmente, la qualité de nos actions augmente aussi. Victor Hugo a dit : « On peut résister à une armée, mais pas à une idée dont l’heure est venue ». Il faut changer nos processus mentaux. La nouvelle expression de la volonté des peuples nous offre aujourd’hui une grande opportunité, qu’il ne faudra pas gaspiller. 2013 sera une année capitale pour le changement social – vous verrez.

PI. Et en ce qui concerne l’environnement ?
RA. Il nous reste très peu de temps pour agir. Il faut réfléchir aux raisons qui nous ont poussés à vivre en acceptant le saccage des terres et des ressources naturelles en considérant cette action comme une simple opération comptable. Nos enfants regarderont ce que nous avons fait et demanderont « comment avez-vous pu ? »

PI. Pensez-vous que les gens vont commencer à sacrifier leurs désirs personnels pour l’intérêt collectif ?
RA. Oui, mais ce n’est pas vraiment un sacrifice, plutôt une expérience incroyablement gratifiante. On ne peut pas le comprendre en théorie, seule l’expérience peut révéler la joie du sacrifice. Naturellement on a peur d’abandonner la mentalité du « moi d’abord », parce que des sociétés comme L’Oréal conditionnent les gens avec leur « Parce que je le vaux bien ». Les gens commencent à comprendre. En nombre croissant, ils se consacrent à des causes humanitaires, plutôt que de s’occuper simplement d’eux-mêmes, ce qui est essentiellement le dogme de la culture consumériste.
Partout où il y a changement, il y a une certaine fébrilité. La peur peut être un frein, mais nous devons avancer et sauter dans l’inconnu, c’est la seule façon de vivre.

PI. Le commentaire du « tueur économique » était intéressant dans le film : il disait qu’il n’avait jamais rencontré un terroriste qui ait vraiment voulu être un terroriste.
RA. L’humanité engendre toujours un certain pourcentage de psychopathes et sociopathes qui ne comprennent pas les conséquences de leurs actions. Ayant moi-même rencontré beaucoup de « terroristes », je suis d’accord avec ça. Aucun n’a voulu devenir terroriste. Ils préfèreraient rester chez eux avec leur famille. Mais lorsque vous avez tout perdu à cause d’une idéologie prédatrice, il est naturel de réagir. Je ne suis pas partisan de fermer les yeux sur les actes de terrorisme, mais on peut les comprendre. Chomsky dit que ce que les terroristes nous font est terrible, mais n’est rien en comparaison de ce que nous leur faisons. Quand il dit « nous », il parle de l’Occident, qui s’appuie sur les revenus de ses industries de l’armement, et ceux de sociétés comme Halliburton qui vont ensuite sur le terrain reconstruire après la guerre. S’il nous reste un peu de raison, nous devons prendre du recul et réexaminer les causes du terrorisme, en abandonnant tout chauvinisme. Mais je suis optimiste car je vois davantage d’empathie chez les jeunes générations.

PI. Des milliards de gens sont inquiets et se sentent marginalisés à cause de leur situation financière, mais le film montre que nous sommes face à un effondrement global. Avez-vous trouvé que le film apporte un soutien aux gens ?
RA. Avec ce film, on a voulu faire passer le message : « Ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas en train de devenir fou. » Je dirais que 85 % des emails que nous recevons proviennent de gens qui nous remercient en disant : « Je pensais que je devenais fou. » Notre réponse est « Vous n’êtes pas fou. C’est le système qui est fou et vous en faites simplement partie. » Ils nous remercient d’avoir montré que le système fonctionne contre eux et de les avoir libérés de l’angoisse.

PI. La situation est déjà assez difficile dans le monde occidental, mais qu’en est-il dans les pays en développement, où les prix des denrées alimentaires ne cessent d’augmenter ?
RA. La souffrance humaine est énorme. C’est tragique, mais en même temps il y a de l’espoir parce que nous, les humains, n’agissons le plus souvent que lorsque nous sommes poussés dans nos derniers retranchements. Et justement, les gens en sont maintenant au point où ils ne peuvent pas endurer davantage ce cauchemar et cette souffrance. Et ils commencent à bouger.
La spéculation sur les matières premières est devenue la principale source de bénéfices des banques d’investissement. Goldman Sachs, Barclays, JP Morgan, Deutsche Bank et Morgan Stanley font tout – jusqu’à l’absurde – pour s’enrichir de cette manière. Goldman Sachs seule en retire des bénéfices annuels de 5 milliards de dollars. Ces gens et leurs actions ne sont pas dignes d’occuper une place dans une société civilisée. Il faut réformer tout ça, et aider les victimes de cette torture silencieuse.

PI. Pourquoi les grands médias ne parlent-ils pas des souffrances causées par cette crise ?
RA. Les médias traditionnels sont la propriété des grands trusts de la finance, de l’assurance et de l’immobilier, et ils ne veulent pas que les gens connaissent la réalité des choses. Ils gagnent beaucoup d’argent quand les gens ne savent pas vraiment ce qui se passe. Ce n’est pas une théorie du complot, c’est la pure réalité économique. Si j’étais propriétaire d’une grosse entreprise immobilière, d’une compagnie d’assurance, et d’une banque de crédit, la première chose que je ferais, c’est acheter un grand nombre d’entreprises des médias pour continuer à faire passer mon message dans la conscience collective. Et je ne parlerais ni ne programmerais jamais de films comme Les Quatre Cavaliers !

PI. Pensez-vous que l’humanité pourrait mieux partager les ressources du monde ?
RA. Il le faut. La répartition des ressources est un autre élément-clé. Deux réformes doivent intervenir immédiatement. La première pour faire cesser la spéculation sur les produits alimentaires et dérivés et les autres produits essentiels. On ne peut laisser les spéculateurs des pays riches pousser les prix des denrées alimentaires vers le haut aux dépens de tous les pauvres en Afrique et ailleurs. Ça ne tient pas debout, éthiquement et économiquement. La deuxième réforme sera pour mettre en place un système fiscal qui permette aux gens de profiter des ressources de leur propre pays. Par exemple, les revenus provenant du pétrole ou des mines de diamants en Afrique doivent financer la construction d’infrastructures sur place, écoles, cliniques, voies ferrées et toutes les choses dont une société a besoin pour prospérer. Il faut aussi rémunérer correctement les travailleurs. La notion du bien commun doit retrouver sa juste place. Au final, la propriété partagée est le ciment de la société.

PI. Quels sont vos projets maintenant ?
RA. Nous préparons une suite, appelée Four Horsemen Blueprint [Le projet des Quatre Cavaliers], pour rendre compte des modèles intéressants qui sont en train d’être mis en place par divers pays et organisations. Nous voulons leur donner une voix. C’est un bonheur de voir tout ce qui se passe en Amérique latine. Nous allons au Costa Rica où de nombreuses coopératives sont créées tous les jours. On va parler avec les élus politiques et avec les gens du peuple. Nous lançons aussi la Renegade Economist Academy (Académie des économistes renégats) pour enseigner aux enfants et aux étudiants comment bien vivre à l’âge des conséquences [expression de Winston Churchill,NdT]. Je travaille aussi sur une comédie – j’ai besoin de ça !

PI. Selon vous les êtres humains sont-ils enclins à la coopération ?
RA. Tout à fait. Les êtres humains n’entrent en compétition et ne se détruisent les uns les autres que lorsqu’ils vivent dans un système qui les y contraint. Quand vous changez le système, le désir de coopérer en harmonie reprend le dessus sur la tentation de la concurrence et du combat individuel pour la vie. Nous sommes naturellement prédisposés à nous entraider, pas à nous faire du mal. Contrairement à la phrase bien connue, l’homme n’est pas un loup pour l’homme. Les loups ne se mangent pas entre eux – ils s’entraident. Les humains sont aussi des animaux de meute, et nous avons la même prédisposition.
Je suis un grand optimiste. Je crois que l’ingéniosité de l’humanité nous sauvera. Il y aura de la douleur, on fera encore quelques erreurs, mais nous y arriverons. Je trouve qu’il n’y a jamais eu de moment plus excitant d’être en vie.

Pour plus d’informations : www.fourhorsemenfilm.com et www.renegadeeconomist.com

Four Horsemen : The Survival Manual, par Mark Braund et Ross Ashcroft, publié par Motherlode, 2012. ISBN 978-0-956 3985-1-2.

Auteur : Gill Fry, collaboratrice de Share International basée à Londres (G.-B.).
Thématiques : Société, Économie
Rubrique : Entretien ()