L’heure est au désinvestissement

Partage international no 328décembre 2015

Le montant des capitaux que le monde a promis de retirer des combustibles fossiles dépasse maintenant les 2 600 milliards de dollars, selon une analyse de Arabella Advisors, société de conseils privée qui travaille avec des groupes philanthropiques. Ce chiffre a été multiplié par 50 en tout juste un an.

Plus de 400 sociétés et 2 000 investisseurs individuels se sont engagés à se retirer des combustibles fossiles. Parmi eux, les gouvernements de 43 pays et des investisseurs connus dans plusieurs secteurs comme les fonds de retraite, la santé, l’éducation, les fonds philanthropiques, les religions, le show-business et les administrations municipales. On peut mentionner le Fonds de pension gouvernemental de la Norvège, l’Association médicale canadienne, le Conseil œcuménique des Eglises, l’université de Californie, la Children’s Investment Fund Foundation et le Rockefeller Brothers Fund.

Les stratégies de désinvestissement varient selon les organisations. Certaines ont retiré leurs investissements de toutes les sociétés touchant aux combustibles fossiles. D’autres commencent par le charbon et/ou les sables bitumineux.

Parmi ceux qui se sont engagés à désinvestir, beaucoup se sont aussi engagés à investir dans les énergies renouvelables, l’agriculture durable et les initiatives de justice climatique (justice distributive liée aux phénomènes du changement climatique). Ces investisseurs détiennent collectivement 785 milliards de dollars d’actifs. Globalement, l’investissement dans l’énergie propre a atteint 310 milliards de dollars en 2014.

Parlant de l’augmentation rapide de ce mouvement de désinvestissement des combustibles fossiles, May Boeve, directeur exécutif du groupe 350.org environnement, a déclaré : « Ce que nous disent ces chiffres, c’est que le mouvement de désinvestissement est en marche. Il a démarré sur le campus de quelques collèges aux Etats-Unis et s’est répandu à travers le monde parmi tous ceux qui s’inquiètent du changement climatique, dont certaines des institutions les plus importantes et les plus influentes qui commencent à retirer leur argent d’investissements qui détruisent le climat. Cela me rend optimiste pour notre avenir.»


Sources : divestinvest.org ; huffingtonpost.com ; arabellaadvisors.com
Thématiques : environnement
Rubrique : S.O.P. — Sauvons notre planète (« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade... Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.)