L’évolution de l’humanité

Partage international no 395juillet 2021

par Aart Jurriaanse

L’histoire de l’humanité est beaucoup plus ancienne que ce qui est généralement admis. Les Enseignements de la Sagesse éternelle postulent qu’il s’est écoulé pas moins de 18,5 millions d’années depuis l’individualisation de l’homme-animal. L’article suivant est un bref résumé de certains des développements les plus significatifs de son évolution.

Il y a environ 21 millions d’années, l’homme-animal a fait son apparition sur la scène terrestre, en tant qu’espèce distincte du règne animal. Ces spécimens étaient encore dépourvus de mental et devraient donc être considérés comme des animaux, mais avec la constitution physique et l’apparence d’êtres humains primitifs.

Quelque 2,5 millions d’années plus tard, c’est-à-dire il y a 18,5 millions d’années, un groupe d’êtres venus d’autres schémas planétaires, en particulier de Vénus, vint sur Terre pour aider à éveiller le principe mental et conduire à l’individualisation de l’homme-animal. Ce groupe forma le noyau de ces Etres supérieurs qui furent par la suite connus sous le nom de Fraternité Blanche ou de Hiérarchie des Maîtres de Sagesse. Ils ont établi leur quartier général sur les niveaux éthériques, en un lieu que les ésotéristes appellent Shamballa, dans le désert de Gobi.

Après un autre laps de temps de 1,5 million d’années, soit il y a environ 17 millions d’années, il fut décidé que des résultats plus efficaces seraient obtenus si les représentants de la Fraternité opéraient dans des corps matériels denses sur le plan physique, ce qui leur permettrait de servir de guides en contact direct avec la race en évolution. Le premier avant-poste de la Fraternité fut établi à un endroit alors connu sous le nom d’Ibez, en Amérique centrale. Des millions d’années plus tard, des vestiges de cette culture originale sont encore visibles dans les ruines de la civilisation maya.

Une deuxième branche de la Fraternité s’est établie en Asie, donnant naissance, entre autres, aux lignées de Maîtres de l’Himalaya et de l’Inde du Sud. A ce propos, le Maître Djwal Khul, connu sous le nom de Tibétain, prophétise qu’à une date future, une grande partie du mystère qui entoure encore la préhistoire en général, et l’histoire ancienne du Proche-Orient, du désert de Gobi et de l’Asie centrale en particulier, sera révélée par la découverte de certains monuments et documents anciens.

Certains d’entre eux seront découverts en surface, d’autres dans des forteresses souterraines –  où beaucoup de ces chroniques anciennes sont encore conservées intactes comme un témoignage convaincant de la réalité de ces faits remontant à une préhistoire très éloignée, qui se sont produits sous ce qui est aujourd’hui l’océan Pacifique, ainsi que dans certaines régions de l’Amérique du Nord et du Sud.

Après une longue période de quelque trois millions d’années de lent développement, la plus grande partie de la Lémurie fut détruite par un séisme et disparut sous les mers, ne laissant émerger que quelques petites îles là où s’était trouvé un vaste continent. Certains membres de la race purent cependant survivre et devinrent les fondateurs de la future race atlante, qui naquit il y a environ 12 millions d’années.

Alors que la Lémurie se trouvait à l’ouest des Amériques, le continent de l’Atlantide était situé principalement à l’est de ce continent. Il comprenait une région aujourd’hui en grande partie recouverte par l’océan Atlantique, et s’étendait loin des Amériques vers l’Europe et l’Afrique du Nord.

On dispose de peu de connaissances sur ces deux premières races humaines, mais on peut donner une description générale des différentes étapes de leur évolution.

L’étincelle du mental, premier attribut distinctif de l’âme, qui servit à faire passer les Lémuriens du règne animal au règne humain, resta longtemps quelque peu en sommeil. Au fil du temps, cet éveil progressif a produit des hommes conservant encore largement leurs tendances animales. Seules les formes primitives d’émotion, telles que le désir sexuel et la peur de la douleur physique, étaient déjà apparentes.

La destruction de l’Atlantide

L’éveil des principes du désir et de l’émotion indiquait l’approche de la phase atlante, lorsque l’homme ne se contenta plus de sa condition animale, restreinte au plan physique. En ces premiers temps de la Lémurie et de l’Atlantide, les masses primitives étaient dirigées par leurs rois-prêtres, assistés par des Adeptes (des Maîtres), des initiés et des disciples, les descendants directs de l’ancienne Fraternité Blanche, qui formaient alors la seule véritable source de conseils éclairés, tant sur le plan pratique que spirituel, émanant d’un intellect développé.

La Hiérarchie prit finalement la décision de retirer ses représentants du plan physique et de détruire l’Atlantide, y compris la majeure partie de sa population. Cet événement s’est produit par des convulsions cataclysmiques de la croûte terrestre et la submersion subséquente de la plus grande partie du continent.

D’après Helena Blavatsky dans La Doctrine Secrète, cette inondation de la partie continentale de l’Atlantide se produisit il y a plusieurs millions d’années. Quelques grandes îles purent cependant réchapper de la catastrophe et servir de sanctuaire à certains groupes privilégiés plus avancés qui furent épargnés pour servir de noyau à la nouvelle race, afin de permettre au processus d’évolution de l’homme de se poursuivre sans interruption excessive.

Quelque 98 000 ans avant notre époque, la majeure partie de ces îles furent à leur tour englouties par les mers, ne laissant qu’un vestige relativement petit à l’ouest des piliers de Gibraltar, que Platon appela Poseidonis (ou Atlantide). Ce dernier fragment a finalement lui aussi disparu sous les eaux 15 à 16 000 ans avant J.-C., mais seulement après qu’un certain nombre d’habitants aient été autorisés à s’échapper pour refonder la civilisation dans des régions appartenant à ce qui est aujourd’hui l’Europe, le bassin méditerranéen, le Proche et le Moyen-Orient. C’est cette submersion de l’Atlantide qui a donné naissance à la chronique biblique symbolique du Déluge et de l’Arche de Noé.

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Auteur : Aart Jurriaanse, (1907-2002) : auteur sud-africain qui a effectué des compilations des livres d’Alice Bailey. Il est l’auteur de Bridges (Ponts, non traduit) qui est un commentaire de ces enseignements.
Sources : Bridges, Aart Jurriaanse, non traduit
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Rubrique : Divers ()