Partage international no 227 – juillet 2007
Le réchauffement climatique n’affecte pas seulement notre environnement. Dans un rapport publié en mai 2007, l’ONG britannique Christian Aid estime que plus d’un milliard de personnes seront forcées d’émigrer d’ici à 2050 du fait du réchauffement planétaire.
« Nous pensons que la migration forcée est désormais la menace la plus pressante contre les populations pauvres dans les pays en voie de développement », affirme John Davison, l’un des auteurs du rapport.
Dans cette étude intitulée Marée humaine : la véritable crise migratoire, Christian Aid émet un avertissement sur « l’accélération du rythme des déplacements de population au XXIe siècle ». Selon leurs estimations, 163 millions de personnes ont déjà été contraintes de quitter leur foyer à cause de conflits, de catastrophes naturelles, et de grands projets comme la construction de barrages. « Au rythme actuel, un milliard de personnes supplémentaires seront obligées de quitter leur foyer d’ici à 2050 », écrit l’organisation. En 2050, ce sont 645 millions de personnes qui auront été forcées d’émigrer à cause de grands projets, 250 millions du fait de phénomènes liées au réchauffement planétaire – comme des inondations, la sécheresse ou la famine – et 50 millions auront dû fuir sous la pression de conflits et de violations des droits de l’homme.
Citant des données du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, le rapport de Christian Aid souligne qu’à long terme, à l’horizon 2080, entre 1,1 et 3,2 milliards de personnes manqueront d’eau, et entre 200 et 600 millions souffriront de la faim. Chaque année, entre deux et sept millions de personnes seront affectées par la hausse du niveau des océans. Les déplacements massifs de populations « vont alimenter les conflits existants et en générer de nouveaux dans des régions du monde où les ressources sont les plus rares. Un monde avec de nombreux autres Darfour devient un scénario cauchemar de plus en plus probable ».
Le rapport met également en exergue les déplacements à l’intérieur des frontières de certains pays : la Colombie, le Mali et le Myanmar (ex Birmanie). C’est pourquoi l’ONG appelle la communauté internationale à une « action urgente » afin de prendre de « fortes mesures de prévention ».
Sources : Le Monde, France
Thématiques : environnement, politique
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)
