Partage international no 20 – avril 1990
« Les Nations unies deviendront la force politique la plus puissante du monde. Les principaux problèmes internationaux seront alors résolus par son intermédiaire. » (Partage international, septembre 1989)
Une scène sans précédent s’est récemment déroulée à la commission des droits de l’homme des Nations Unies : début mars, des pays membres des blocs de l’Est et de l’Ouest, ainsi que des pays en voie de développement, ont manifesté leur mutuelle indignation concernant les différentes violations des traités des droits de l’homme. Avec l’appui de l’Union Soviétique et de la Bulgarie, et sans même un vote formel, la commission a adopté une résolution sur la liberté d’expression, qui pendant des années avait été sujette à d’interminables débats. La résolution a été soumise par huit pays occidentaux, plusieurs pays d’Europe de l’Est et des pays en voie de développement tels que la Gambie, le Panama, le Pérou et le Togo.
Jamais auparavant dans l’histoire des Nations Unies, une telle résolution n’avait été présentée par un groupe de pays aussi représentatifs. Deux ans plus tôt, une résolution identique avait été rejetée par l’Assemblée Générale des Nations Unies. La nouvelle résolution qui vient d’être acceptée, met l’accent sur les libertés fondamentales d’expression et de religion, et sur le droit de se rassembler et de manifester. Les diplomates ont noté que même la Chine a permis à la résolution d’être adoptée.
Thématiques : politique
Rubrique : Faits et prévisions


