Partage international no 172 – décembre 2002
Selon des experts, les Grands Lacs, situés entre le Canada et les Etats-Unis, le plus grand bassin d’eau douce (20 % de l’eau douce de surface mondiale) se régénèrent eux-mêmes de leur pollution. Ces lacs, contaminés pendant des décennies, sont en train de se purifier de leurs polluants, ceux-ci s’évaporant en quantité significative. Bien que positif, ce fait pourrait engendrer une autre sorte de problèmes.
Une étude, menée par l’Agence du gouvernement canadien pour l’environnement et des scientifiques américains, a mis en évidence que d’importantes quantités de produits chimiques comprenant des biphényls polychlorinés et des pesticides, s’évaporent de la surface des Grands Lacs selon un processus appelé dégazage.
Durant de nombreuses années, il a été conseillé aux riverains de limiter leur consommation de poisson, du fait que des biphényls polychlorinés, soupçonnés d’être cancérigènes, s’étaient concentrés dans la chaîne alimentaire. « Ces lacs se comportent comme des poumons géants qui ont aspiré les polluants au cours des cinquante dernières années, et qui maintenant commencent à les exhaler, a déclaré le docteur Keith Puckett, qui étudie ce phénomène. C’est ainsi, qu’à long terme, nous devrions assister à des baisses continuelles des niveaux de ces composants chez les poissons, ce qui diminuerait le risque encouru par les personnes dont l’alimentation en est en grande partie composée. » Mais les biphényls polychlorinés sont difficiles à éliminer et peuvent se répandre dans l’air sur des milliers de kilomètres, de sorte que si les Lacs les exhalent dans l’atmosphère, ils peuvent créer des problèmes ailleurs.
« Nous devons nous pencher sérieusement sur ces substances existantes, car des problèmes majeurs de santé pourraient bien survenir là même où nous pensions en être débarrassés », déclare Ken Olgilvie, de la station d’analyse de la pollution de Toronto. Il affirme que l’étude montre à quel point il devient difficile de se débarrasser de ces toxines dans l’environnement. Dans les régions comme l’Arctique, où le poisson est une denrée de base, on trouve de fortes concentrations de biphényls polychlorinés dans le lait des mères qui allaitent et chez les animaux comme les ours polaires et les phoques.
Amérique du Nord
Sources : BBC News Online, G.-B.
Thématiques : Sciences et santé, environnement
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)
