Partage international no 177 – mai 2003
Selon un rapport de la Commission mondiale pour l’eau, plus de la moitié des grands fleuves du monde se tariraient ou seraient pollués. Cette commission, financée par les Nations unies, la Banque mondiale et l’Organisation des Etats américains, a publié un rapport sur l’état des fleuves à travers le monde. D’après cette commission, l’Amazone, en Amérique du Sud, et le Congo, en Afrique sub-saharienne, sont les plus propres parmi les 500 grands fleuves du monde, car il se trouve peu d’industries le long de leur cours. A moins que des systèmes d’irrigation économes en eau et des méthodes de gestion plus efficaces soient mises en place et que la pollution soit réduite, le monde connaîtra au cours des prochaines décennies des difficultés à faire face à la demande en eau potable ainsi qu’aux nécessités du développement agricole et économique.
– Le Nil (Egypte) : son débit est utilisé à plus de 90 % pour l’irrigation ou perdu suite à l’évaporation dans des réservoirs. En raison des dommages dus à l’irrigation et des rejets industriels et urbains, l’eau qui parvient à la mer Méditerranée est très polluée.
– Le fleuve jaune (Chine) : les zones agricoles sont polluées et le fleuve s’est tari pendant plus de six mois en 1997.
– Le Jourdain (Moyen-Orient) : d’une importance cruciale pour les communautés du désert, ce fleuve ne répond plus aux besoins humains et environnementaux. A l’heure actuelle, seulement un tiers de son débit naturel atteint la Mer Morte, ce qui cause la disparition progressive de celle-ci.
– Le Colorado (Etats-Unis) : son eau étant utilisée pour l’irrigation de 1,5 millions d’hectares de terres agricoles, les écosystèmes situés en aval du fleuve se transforment en marécages salés et sans vie. Le rapport met également en évidence le fait que la contamination des fleuves et de leurs bassins fut responsable, en 1998, de l’exode d’un nombre de réfugiés « écologiques » estimé à 25 millions, nombre qui dépassa pour la première fois au niveau mondial les 21 millions de réfugiés de guerre.
Ismail Segrageldin, président de la commission, déclare : « A moins que nous ne changions nos façons de procéder, nous aurons bientôt à faire face à une grave pénurie d’eau. Les besoins des consommateurs, issus d’un même pays ou de pays différents, devront être traités dans un esprit de coopération plutôt que de concurrence. Il faut s’assurer que les besoins des pauvres ainsi que des générations futures soient satisfaits et s’occuper des questions relatives à la quantité et à la qualité de l’eau. »
Sources : Environment News Service/ Cox News Service, Etats-Unis
Thématiques : environnement
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)
