Partage international no 176 – avril 2003
« L’atmosphère se réchauffe, l’air, les cours d’eau et les mers du monde entier atteignent un tel niveau de pollution que nous nous empoisonnons en permanence. » [B. Creme, la Mission de Maitreya, tome III, p. 200]
Une étude publiée par le magazine Science suggère que la sécheresse qui a affecté l’ouest des Etats-Unis, le sud de l’Europe et l’Asie centrale au cours des quatre dernières années, peut être mise en relation avec le réchauffement de la planète, et laisse présager d’autres sécheresses à venir.
Martin Hoerling et Arun Kumar, de l’United States National Oceanic and Atmospheric Administration, affirment que les changements de température dans l’océan Pacifique, de 1998 à 2002, n’étaient comparables à rien d’autre dans les annales de l’Histoire.
Selon M. Hoerling, alors que les eaux de l’océan Indien et de l’océan Pacifique occidental étaient exceptionnellement chaudes, les températures de l’océan Pacifique oriental étaient plus fraîches. Il en a résulté une zone presque ininterrompue de hautes pressions dans les latitudes moyennes, réduisant les précipitations au cours des quatre années de sécheresse. Certaines zones affectées par la sécheresse n’auraient reçu que la moitié des précipitations normales.
Les chercheurs déclarent que le réchauffement du Pacifique occidental est « vraisemblablement inexorable ». En pareil cas, les sécheresses pourraient devenir plus fréquentes à l’avenir. Le réchauffement dans le Pacifique oriental, associé au refroidissement à l’ouest, est relié au phénomène météorologique el Niño, à l’origine de la perturbation des moussons en Inde et des inondations dans les régions arides. Mais les chercheurs doivent toujours déterminer comment de légères modifications des températures marines dans une seule région – le Pacifique – peuvent avoir un tel impact sur le reste du globe.
Deux autres études, publiées dans le magazine Nature, émanant d’équipes de chercheurs des universités du Texas, de Wesleyen et de Stanford, ont mis en évidence que le réchauffement planétaire force de nombreuses espèces à changer de zones d’implantation et d’habitudes, provoquant des ruptures dans les écosystèmes et l’extinction de certaines espèces. La faune et la flore ont toujours opéré des ajustements face aux changements climatiques, mais cette étude rapporte, avec une grande certitude, que ces déplacements et ces changements d’habitudes sont maintenant beaucoup plus importants. Et au cours des récentes décennies, ils sont presque certainement dus au réchauffement planétaire, à l’exclusion d’autres facteurs.
Le Dr Terry Root, écologiste à l’Université de Stanford, a déclaré : « D’ores et déjà nous sommes les témoins de changements spectaculaires. Il est assez terrifiant de penser à ce qu’il en sera au cours des cent prochaines années. »
Sources : The Guardian, Grande-Bretagne
Thématiques : environnement
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)
