PARTAGE SUR LES ONDES
Partage international no 70 – juin 1994
Interview de Benjamin Creme par Monte Leach
Au cours de l’année 1991, Monte Leach, notre correspondant aux Etats-Unis, a enregistré six interviews d’une demi-heure avec Benjamin Creme, qui ont été diffusées par des stations de radio à travers le monde. Traitant des sujets sociaux et économiques de notre époque, de la nécessité du changement et, naturellement, des solutions proposées par Maitreya à ces problèmes, ainsi que des nombreux miracles survenant actuellement, ces interviews proposent, nous semble-t-il, un excellent condensé des informations et des idées que nous nous efforçons de répandre. Dans ce numéro de Partage international, nous reproduisons la sixième interview de cette série.
Monte Leach : Les soins médicaux constituent certainement l’un des droits de l’homme les plus fondamentaux, et pourtant nous assistons, dans les pays développés, à une montée en flèche des dépenses de santé. Cet accroissement des coûts de la santé est, plus qu’ailleurs, spectaculaire aux Etats-Unis, où des millions de gens n’ont plus les moyens de s’offrir des soins suffisants. Dans tous les pays en voie de développement, il y a une sévère pénurie de soins, même les plus élémentaires. Comment pouvons-nous commencer à garantir des soins médicaux en tant que droit universel et par quel moyen ?
Benjamin Creme : Cela dépend de la réforme de notre société, et en particulier de nos structures économiques. Nous vivons actuellement dans un monde dominé par les forces du marché or, procurer des soins médicaux à ceux qui en ont le plus besoin n’est pas une grande source de profits. Les personnes qui, en bout de chaîne, reçoivent des soins médicaux ne sont donc pas considérées comme pouvant rapporter de gros bénéfices à la société. C’est pourquoi la santé n’est pas prioritaire aux yeux de la plupart des gouvernements, que se soit dans les pays développés ou dans les pays en voie de développement.
La solution naîtra de l’effondrement du système économique actuel, qui est aux abois. Cette récession dont nous entendons tant parler est plus qu’une récession. Il s’agit véritablement de l’effondrement du système économique des siècles derniers. L’Instructeur mondial, le Seigneur Maitreya, a affirmé que notre système économique est une bulle sur le point d’éclater. Le marché boursier japonais va plonger, et l’effondrement se répercutera dans le monde entier.
Ceci inculquera un nouveau sens des réalités à l’humanité. Les priorités de tous les gouvernements changeront. Ces priorités seront les suivantes: donner à tous une nourriture suffisante, un abri, des soins médicaux et une éducation. Tout le monde reconnaîtra ces priorités comme un droit universel. Le financement se fera à partir d’une reconstruction économique et d’une réaffectation des innombrables milliards dépensés, chaque année, en armements. Ces quatre nécessités fondamentales (une nourriture suffisante, un logement, des soins médicaux et l’éducation) ne semblent pas être une exigence excessive de la part de quiconque, et pourtant il n’existe aucun pays au monde où elles soient considérées comme un droit universel. Lorsqu’elles le deviendront, dit Maitreya, la vie de l’humanité sera transformée.
ML. Le problème fondamental est que les soins médicaux sont essentiellement du domaine des forces du marché et, d’une manière générale, fondés sur le profit, plutôt que sur les besoins des individus.
BC. S’ils ne sont pas considérés comme une priorité, c’est parce que la principale priorité dans le monde est l’approvisionnement en armes. Cela assure la domination militaire des principaux pays. En outre, les grand pays vendent leurs surplus militaires aux pays moins riches, qui les revendent aux pays du tiers monde. Il y a un profit à tirer des armes, et non de la santé.
L’incinération comme facteur d’assainissement de notre planète
ML. Comment changer cela ?
BC. Nous devons changer nos valeurs. Les priorités de la vie résident avant tout dans la continuité de la planète Terre en tant qu’entité viable dans le système solaire. C’est pourquoi l’environnement doit être l’une de nos préoccupations essentielles. Nous finirons par comprendre qu’il existe des liens étroits entre la nature et l’humanité, entre toute forme de vie.
Une énergie d’équilibre imprègne la planète. Les hommes et la nature réagiront d’une manière constructive à cette nouvelle influence. Il en résultera pour l’humanité une vie en contact plus étroit avec la nature. Il y aura une plus grande harmonie. Lorsqu’il y aura davantage d’harmonie, la santé s’améliorera. La mauvaise santé de la planète est due en majeure partie au stress. L’hérédité est l’autre cause du mal. En outre, depuis d’innombrables éons, nous enterrons nos morts avec toutes leurs maladies. Celles-ci s’infiltrent dans le règne végétal, lequel est absorbé par le règne animal; les hommes mangent les animaux et le cycle se perpétue de siècle en siècle. Nous ingérons les mêmes aliments contaminés depuis des temps immémoriaux. Jusqu’à ce que nous reconnaissions l’incinération comme la seule manière hygiénique de restituer le corps physique à la Terre après la mort, nous entretiendrons ce schéma de mauvaise santé de génération en génération.
ML. Comment développer une approche de la santé plus efficace ?
BC. La plupart des individus s’accommodent d’un état de santé très médiocre et sont plus ou moins malades. Il ne peut en être autrement pour ceux qui vivent dans des villes surpeuplées.
Tout au long du XIXe siècle, la révolution industrielle a fait s’accroître les villes et durant cette période, toutes les maladies sont remontées à la surface. Beaucoup de ces maladies ont été progressivement vaincues, à mesure que, dans les pays développés, les habitants des centres urbains ont quitté leur ville pour les banlieues plus salubres où il y a des arbres, du soleil et un environnement reposant. La fréquence de la maladie dans les groupes les plus aisés a diminué de façon spectaculaire. Mais elle demeure toujours parmi les pauvres qui vivent dans les centres urbains.
Si vous mettez trop de rats dans un espace réduits, ils deviennent fous et commencent à s’entretuer. Dans un environnement moins restreint, le même nombre de rats cohabite dans une harmonie totale. De la même manière, la plupart des maux sociaux, la violence et la discorde, dans les centres urbains, sont dus à la surpopulation. Il existe des individus qui cohabitent à 10 ou 12 dans une pièce. Ces situations n’appartiennent pas au passé, sauf dans les régions les plus développées des pays industrialisés. Cela constitue la norme au sein du tiers monde et dans maintes parties du monde développé, surtout dans les quartiers pauvres des centres urbains. La mauvaise santé en est la conséquence naturelle. Ce sont là des problèmes qu’il importe d’aborder et de résoudre.
Nos aliments industriels sont dénaturés
ML. Vous avez mentionné qu’une nourriture suffisante pour tous était l’une des priorités. Cela pourrait certainement aussi contribuer à une meilleure santé.
BC. Certainement. L’un des problèmes actuels est que même ceux qui ont une nourriture suffisante restent malades, parce que les aliments eux-mêmes sont dénaturés. Avec les engrais chimiques, nous avons dénaturé le sol même sur lequel poussent les aliments. Ce n’est pas le volume d’aliments ingérés qui importe, c’est l’énergie des vitamines contenues dans les aliments qui nous maintient en bonne santé et nous protège des maladies. Aucun supplément vitaminique ne peut compenser cette énergie qui provient directement du soleil. Lorsque les aliments sont dénaturés par les méthodes d’agricultures chimiques, le volume de nourriture que nous ingérons n’a que peu ou pas d’effet dans la nutrition du corps. Un retour à des méthodes agricoles biologiques plus traditionnelles restaurera la vitalité des aliments.
ML. Actuellement, le sida est l’une des maladies les plus destructrices à laquelle l’humanité doit faire face. D’après vous, quelle en est la cause et comment pouvons-nous le traiter ? Un vaccin sera-t-il mis au point ?
BC. Tel que je comprends le phénomène, le virus du sida s’est développé tout d’abord chez un très petit nombre d’individus qui, à partir d’une sorte d’obsession sexuelle, ont transféré l’activité sexuelle du plan physique, où elle est normale, jusque sur le plan mental, où elle ne l’est pas. Ce transfert vers le plan mental a considérablement accru la puissance de cette obsession, et l’effet, sur le corps physique de ces quelques individus a été la détérioration du système de soutien vital, l’effondrement de leur système immunitaire. Cet effondrement a donné naissance au virus connu sous le nom de HIV. Mais cela ne s’est produit que chez un nombre très restreint d’individus. Le problème vient du fait que ce virus est incroyablement contagieux. Il peut être très facilement transmis par l’intermédiaire de toutes les substances liquides du corps. Mais il est évident que tous ceux qui sont infectés par le virus ne meurent pas du sida. Tout dépend du système immunitaire du corps. Certains individus possèdent un système immunitaire très puissant et, d’une manière ou d’une autre, bravent le virus HIV. Mais dans de nombreux cas, bien entendu, cela ne se produit pas et la maladie devient un fléau.
Selon mes informations, dans un avenir pas très lointain, un vaccin sera mis au point. Ce vaccin ne guérira pas la maladie, au sens absolu du terme, mais la refrénera et atténuera ses effets. La guérison à long terme, d’après moi, dépendra d’une modification de la pensée humaine, d’une aptitude à reconnaître en nous-mêmes notre véritable lumière et à être conscients de nous-mêmes, en tant que Soi ou Dieu, selon les termes de Maitreya. Plutôt que de nous identifier avec le Soi ou Dieu, nous nous identifions avec ses véhicules, que Maitreya appelle les « temples » du Soi — les corps physique, émotionnel et mental. Nous les prenons pour le Soi, ce qu’ils ne sont pas. Ils ne sont que les véhicules dont le Soi se sert pour acquérir de l’expérience sur ces différents niveaux.Si nous nous identifions au corps, nous souffrons des maux et des limitations du corps; si nous nous identifions aux émotions ou au mental, nous souffrons de maladies émotionnelles et mentales. Si, grâce aux enseignements de Maitreya, nous pouvons nous identifier au Soi qui se trouve derrière ces véhicules, alors l’énergie du Soi inonde les véhicules de sa lumière et guérit le sida ou toute autre maladie. Aucune maladie ne peut résister à ce flot d’énergie émanant du Soi. En fait, beaucoup d’individus, à présent, commencent à guérir du sida grâce à la pratique de diverses formes de méditations.
Maitreya a également créé un réseau de sources et de puits d’« eau miraculeuse » dans diverses parties du globe. A Tlacote, par exemple, à deux heures de route de Mexico, 10 000 personnes font la queue chaque jour pour puiser l’eau d’une source aux propriétés curatives miraculeuses, qui peut guérir le sida, le cancer ou n’importe quelle maladie connue, souvent en l’espace de quelques jours. Il ne s’agit pas d’une panacée, parce que la loi du karma agit toujours, pour chaque individu, mais six personnes sur sept qui prennent de cette eau en tirent profit. Une autre source a été découverte près de New Delhi, où chaque jour 2 000 personnes puisent l’eau d’un puits qui était totalement vide et s’est subitement rempli de cette eau curative. Un phénomène semblable a été découvert en Allemagne, à Nordenau, à environ 100 km à l’est de Düsseldorf. De telles sources existent dans de nombreuses régions du monde, et Maitreya continuera à en produire. Elles contribueront énormément à l’efficacité de la guérison dans un avenir très proche.
ML. Que pensez-vous des possibilités offertes par la prière ?
BC. Maitreya a déclaré que ceux qui, souffrant du sida ou du cancer, lui adresseront leurs prières, recevront sa bénédiction et son aide.
La vie après la mort
ML. Au sujet de la santé dans son ensemble, se pose le problème de la mort et de l’agonie. La majorité d’entre nous sommes effrayés par la perspective de la mort. Comment pouvons-nous développer une nouvelle approche de la mort et de l’agonie plus positive et suscitant moins de craintes ?
BC. Il s’agit d’une prise de conscience progressive du fait que la mort n’est pas une fin. J’aurais pensé que le travail des diverses sociétés spirites, du XIXe siècle et du début de celui-ci, avaient démontré à tout esprit ouvert qu’il existe une vie après la mort, qu’une certaine forme de conscience se perpétue. Nous prendrons conscience de ce fait, qui sera progressivement accepté, à mesure qu’un nombre croissant d’individus commencera à en faire l’expérience, comme cela se produit déjà. Beaucoup de personnes, à l’heure actuelle, expérimentent le seuil de la mort, et il existe de nombreux livres sur ce sujet.
Sous hypnose, certains ont revécu leur vie à rebours, jusqu’au décès de leur vie précédente et encore au-delà, jusqu’à des incarnations passées. Je ne suis pas sûr que cela prouve la doctrine de la réincarnation (dont personnellement je ne doute absolument pas), mais cela prouve certainement l’existence de la continuité de la conscience après la mort. Lorsque cette connaissance sera suffisamment répandue, elle deviendra respectable et les gens auront de moins en moins peur de la mort.
Un événement extraordinaire est sur le point de se produire, lequel aura un effet spectaculaire sur le concept humain de la vie comme sur celui de la mort: l’apparition de Maitreya, l’Instructeur mondial et de son groupe de Maîtres, dans le monde. Du point de vue chrétien, Maitreya est le Christ revenu, et un grand nombre de ces Maîtres se trouvaient avec Jésus en Palestine. Ils se feront connaître comme tels. Les gens verront que se sont les mêmes Etres, à présent dans d’autres corps, et qu’ils continuent à vivre et à évoluer sur leur propre voie supérieure. Peu à peu, la peur de la mort disparaîtra.
ML. Quelles nouvelles techniques de guérison pouvons-nous espérer voir dans le futur ?
BC. Maitreya a parlé d’une nouvelle technologie qu’il appelle la technologie de la lumière et qui utilise une énergie provenant directement du soleil. Elle nous fournira de l’énergie pour tous nos besoins — pour l’industrie, le transport, le chauffage — et pour la guérison. En fait, Maitreya déclare, qu’en ce qui concerne la guérison, grâce aux progrès de notre technologie dans la génétique actuelle, des organes pourront être reconstitués. Au lieu d’aller à l’hôpital pour avoir recours à une ablation ou à une greffe d’organe, nous pourrons obtenir la reconstitution de cet organe par cette technologie. Cela donnera un « coup de fouet » considérable à la santé de l’humanité.
ML. Quand pourrons-nous escompter voir les prémices de cette technologie ?
BC. Il existe déjà une ville en Russie où l’énergie nécessaire au chauffage et à l’éclairage provient directement du soleil, par l’intermédiaire d’un satellite. D’une manière générale, je dirais que dans un avenir très proche, peut-être dans 10 à 15 ans, la technologie de la lumière sera utilisée dans ses premiers stades élémentaires.
Santé : de grands progrès en vue
ML. Pouvons-nous nous attendre à une coopération croissante entre les guérisseurs utilisant des approches thérapeutiques différentes ?
BC. Oui, tout à fait. La spécialisation a apporté d’immenses progrès dans certains domaines, mais un spécialiste dans un seul domaine peut-être complètement aveugle dans d’autres. Des groupes de techniciens — médecins, consultants, spécialistes, guérisseurs de toutes sortes — collaboreront. Cela se fait déjà à petite échelle en Angleterre, mais deviendra pratiquement la norme dans le monde entier. Vous pouvez, par exemple, avoir un chirurgien collaborant avec un homéopathe et un expert en acupuncture, aussi bien qu’avec quelqu’un que l’on pourrait appeler un guérisseur par la foi, de même qu’un autre expert dans la science des chakras, ces centres énergétiques situés le long de la colonne vertébrale et qui existent sur le plan physico-éthérique. La santé du corps physique dépend entièrement du fonctionnement correct du système endocrinien qui, à son tour, dépend entièrement de l’équilibre énergétique des chakras.
Les scientifiques sont sur le point de découvrir l’existence des plans éthériques de la matière. Lorsque ces plans plus subtils seront connus, nous serons alors en mesure de pratiquer toutes sortes de techniques curatives que nous ne pouvons pas pratiquer actuellement.
ML. Aimeriez-vous faire d’autres commentaires en ce qui concerne les perspectives qui s’offrent à nous en matière de santé et de guérison ? Que pouvons-nous attendre dans les temps à venir ?
BC. Le stress qui existe, aujourd’hui, dans le monde, est une conséquence de la compétition et de la peur — peur de l’échec, de la maladie, de la mort, de la guerre, des désastres et de l’effondrement économique. La pression que ces peurs exercent sur l’humanité a pour résultat inévitable des maladies psychosomatiques. La guérison consiste à rétablir l’équilibre. Lorsque nous aurons restauré l’équilibre dans nos vies, grâce à une restructuration de nos institutions politiques, économiques et sociales, nous constaterons une spectaculaire amélioration de la santé de l’humanité. Nous n’aurons plus à dépenser d’énormes sommes d’argent pour le maintien de la santé. En fait, la prévention de la maladie deviendra la norme. D’une manière générale, il est plus facile de prévenir les maladies que de les guérir.
Auteur : Monte Leach, journaliste radio indépendant et éditeur de la revue Share International pour les Etats-Unis, il réside à San Francisco.
Thématiques : Sciences et santé, Société, environnement, politique
Rubrique : Entretien ()
