Partage international no 160 – décembre 2001
« La bulle [économique] éclatera et cela entraînera la chute des marchés boursiers aux Etats-Unis et dans le reste du monde. Le gouvernement américain ne peut maintenir cette bulle, qui est sans rapport avec la productivité réelle de la nation. C’est tout simplement impossible, et Maitreya n’est pas le seul à avoir donné cet avertissement, il y aura un krach boursier mondial. » [The Great Approach, pp 23/24]
Le taux de croissance de l’économie américaine est descendu à 0,4 % au cours du troisième trimestre 2001, le plus faible depuis plus de dix ans. La consommation, qui constitue les deux tiers de l’ensemble de l’activité économique, a chuté de 1,8 % en septembre 2001, la plus importante baisse mensuelle depuis quinze ans. Par ailleurs, plus de 400 000 personnes ont perdu leur emploi aux Etats-Unis en octobre 2001, le maximum jamais vu en un seul mois depuis plus de vingt ans, la réaction du monde des affaires face à la détérioration de l’économie étant d’accroître les licenciements. Le taux de chômage est passé de 4,9 % en septembre à 5,4 % en octobre, le plus haut niveau depuis 1996.
Environ un quart des licenciements ont pour cause directe les attentats terroristes du 11 septembre, selon les chiffres du gouvernement américain.
La question que se posent les analystes n’est plus de savoir si les Etats-Unis sont en récession, mais quelle sera la gravité de cette récession, et combien de mois il faudra attendre avant de retrouver le plein emploi. « Le plus grave, c’est que les choses vont en empirant, a déclaré Michael Evans, responsable de l’American Economic Group, un cabinet de consultation de Washington. Les investissements se font rares, l’immobilier commence à battre de l’aile, les exportations sont en chute. Nous sommes dans une récession générale. En faisant l’addition de tout cela, on ne peut s’attendre à aucune bonne nouvelle avant au moins six mois. »


