L’eau – source de vie : ses propriétés physico-chimiques et électromagnétiques

L’eau, première partie

Partage international no 435novembre 2024

par Dominique Abdelnour

Cet article explore quelques-unes des nombreuses propriétés physico-chimiques et électromagnétiques atypiques de l’eau, permettant la vie sur Terre. Sauf indication contraire, il s’inspire du livre du professeur Marc Henry : L’eau et la physique quantique. La deuxième partie présentera les principales utilisations de l’eau douce et montrera comment le partage et la gestion de l’eau sont des éléments clés de la paix dans le monde.

L’eau est une molécule apparemment simple, dénommée H2O en chimie. Cette formule indique qu’elle est composée de deux atomes d’hydrogène, chacun lié à l’atome d’oxygène. Cette apparente simplicité contraste avec ses nombreuses propriétés physico-chimiques atypiques, qu’aucun autre liquide ne possède, et qui expliquent son rôle essentiel pour la vie. Certaines bactéries peuvent vivre sans oxygène, par exemple en réduisant des sulfates ou du dioxyde de carbone ; mais sur terre, la vie sans eau n’existe pas.

Sur son site Water Structure and Science (Structure de l’eau et science), Martin Chaplin recense 74 propriétés atypiques de l’eau. Dans son livre L’eau et la physique quantique, le professeur Henry décrit certaines de ces propriétés d’une façon plus facile à appréhender. Il montre également comment ces propriétés très particulières ont façonné la vie sur Terre.

 

Quelques propriétés physico-chimiques

Tout d’abord, les molécules d’eau sont extrêmement stables d’un point de vue chimique. « Le cycle de l’eau a commencé à tourner il y a 3,9 milliards d’années. […] Nous buvons la même eau que les dinosaures. » Ensuite, l’eau est extrêmement mobile : elle peut parcourir des milliers de kilomètres très rapidement, emportant avec elle le limon et le sable, et elle circule dans notre corps, transportant les globules rouges, les plaquettes, les nutriments, etc. jusque dans nos cellules. Avec la sève des arbres, elle fait monter les sels minéraux jusqu’à leur sommet, et descendre les sucres jusqu’aux racines et aux habitants du sol.

Certaines de ses propriétés exceptionnelles sont essentielles au métabolisme de nos cellules : une capacité thermique élevée à volume constant qui réduit les fluctuations de température à l’intérieur des cellules et stabilise le métabolisme ; un minima de fluctuations entropiques[1] à la température de 36°C, proche de 37°C – la température du corps humain – qui maximise l’activité enzymatique.

Par ailleurs, le professeur Henry note que, contrairement à la plupart des liquides qui sont moins denses que leur état solide[2] et qui n’ont pas de maximum de densité, l’eau passe par un maximum de densité à 4°C. Sans cela, toute la masse liquide de l’eau pourrait atteindre 0°C, et la glace descendrait en s’accumulant tout au long des hivers, à un point tel que la chaleur de l’été ne pourrait pas la faire fondre. « Au cours d’un nombre suffisant d’hivers, toute l’eau liquide de la Terre serait transformée en glace jusqu’à la fin des temps. »

Le PHenry note également la forte cohésion des molécules d’eau entre elles, qui lui permet de maintenir en suspension et de transporter des corps étrangers de toutes sortes (globules rouges, sels minéraux, limon, etc.). Sa forte tension superficielle, responsable du bruit caractéristique de l’eau qui tombe (avec une pression de plusieurs centaines d’atmosphères), en fait un puissant agent d’érosion des sols et des roches, première étape vers la création de sols fertiles. Elle permet à un brin d’herbe de traverser l’asphalte et à la sève d’un arbre de s’élever de plusieurs dizaines de mètres.

Selon les principes de la mécanique quantique, les électrons n’ont pas de trajectoire définie et précise ; il existe toujours une probabilité qu’ils soient partagés avec des atomes voisins, reliant ainsi les atomes aux molécules ou les molécules entre elles.

L’eau, par exemple, est dipolaire : son atome d’oxygène peut devenir négatif en attirant un électron d’un de ses atomes d’hydrogène, dont la charge électrique devient alors positive. Ainsi, l’oxygène d’une molécule d’eau peut attirer l’hydrogène d’une autre molécule, formant des liaisons entre les molécules d’eau. Ou encore, la molécule d’eau peut attirer des corps ioniques tels que les sels, le chlorure de sodium (Na+Cl) ou d’autres, en les enveloppant. C’est ainsi que l’eau de mer est devenue salée. Ainsi polarisée, la molécule d’eau est sensible aux champs électriques et magnétiques. Le corps humain étant composé en grande partie d’eau, cela explique notre sensibilité à ces champs.

L’eau arrive à toutes ces magnifiques propriétés malgré ses petites taille et masse qui lui permettent de se faufiler partout, entre les particules et jusqu’à l’intérieur des grosses molécules. L’eau a une forte affinité avec toutes les matières minérales et organiques, ce qui lui permet de tout mouiller, de laver le ciel et la terre, ainsi que nos cellules. Toutes ces propriétés sont-elles le fruit du hasard ?

 

Photo : Jim Holmes/AusAID , CC BY 2.0 , via Wikimedia Commons
Projet hydrique à Puware Shikhar, district Udayapu (Népal).

L’eau dans le corps humain

On dit souvent que le corps humain est composé de 70 % d’eau. C’est vrai pour sa masse. Si l’on compte en nombre de molécules, notre corps contient 99 % de molécules d’eau. Les 1 % de molécules restantes sont entourées et interpénétrées par des molécules d’eau qui les transportent. C’est l’eau qui entoure et pénètre les protéines qui leur permet de se replier et de fonctionner, qui permet aussi à la structure spatiale en double hélice de l’ADN ou à celle de l’ARN de prendre forme et de se répliquer. C’est donc l’eau qui apporte leurs fonctionnalités aux molécules organiques.

Marc Henry considère que l’eau dans les cellules, entre et à l’intérieur des grosses molécules organiques, existe en couches très fines, dans ce qu’il appelle un état morphogénique, régi par les principes de la mécanique quantique. Il cite l’étude de H. Ashmead sur les nombreuses relations entre une vingtaine de minéraux à l’intérieur d’une cellule, chaque minéral étant antagoniste de plusieurs autres, dans un réseau compliqué. Par exemple, l’antagonisme entre Zn (zinc) et Cn (cuivre) est bien connu ; en cas de carence en cuivre, si l’on absorbe du cuivre, on résout la carence en cuivre, mais on peut aussi inhiber des enzymes liées au zinc. Compte tenu des nombreux antagonismes et interférences extrêmes qui peuvent se produire entre tant de minéraux lors de l’absorption intestinale, le Pr Henry recommande : « La règle d’or qui découle de cette intrication minérale est de toujours amener les minéraux ensemble et non de manière séparée, afin que l’organisme gère lui-même ses carences éventuelles. C’est la raison pour laquelle boire de l’eau de mer ayant été traitée par le plancton marin, ou de la sève de bouleau ayant été traitée par un arbre, est à coup sûr une très bonne chose, parfaitement en phase avec une pensée quantique concernant le mode de fonctionnement d’une cellule. »

En bref, l’eau, qui semble si commune sur Terre, façonne notre planète et toutes les formes de vie qui l’habitent : au niveau global par son action sur le climat, et jusqu’à l’échelle microscopique pour assurer le fonctionnement de nos molécules organiques.

 

La mémoire de l’eau

Jacques Benveniste et Luc Montagnier (et bien d’autres) ont réalisé des expériences démontrant la mémoire de l’eau. Ces expériences leur ont valu les critiques et les sarcasmes de la communauté scientifique.

Dans son livre « Ma vérité sur la mémoire de l’eau », J. Benveniste raconte comment il a mis au point un système permettant de capter les signaux électromagnétiques d’une eau inoculée avec un réactif cardiaque (l’ovalbumine), puis de numériser ces signaux. Un test en aveugle a été mis en place avec un laboratoire de Chicago, qui a enregistré ces signaux et les a transmis par Internet à l’équipe du Dr Benveniste. Celui-ci a ensuite appliqué ces signaux à de l’eau pure ; ainsi « informée », cette eau pure a agi sur le cœur de cobayes de laboratoire, tout comme le produit chimique l’avait fait à des milliers de kilomètres de là.

De même, Luc Montagnier a extrait l’ADN d’un virus pathogène et l’a introduit dans de l’eau pure, diluée d’un facteur 10, dix fois de suite. A la fin de ce processus, qui ressemble beaucoup à une dilution homéopathique, l’eau est généralement considérée comme exempte d’ADN viral. Son équipe a enregistré les signaux électriques de la dilution finale, puis les a numérisés sur une clé USB, sans aucun contact physique. La clé a ensuite été transférée dans un autre laboratoire. La lecture de ce fichier numérique a ensuite alimenté une bobine électromagnétique, placée devant un tube d’eau pure. L’eau de ce tube a alors été testée par un test PCR, qui a détecté la présence du virus original.

Dans les deux cas, la signature électronique (d’un virus ou d’une substance) a été enregistrée dans l’eau et transmise par ordinateur. La diffusion de l’enregistrement dans un tube d’eau pure à distance du tube initial (géré par une autre équipe en aveugle) a produit des effets similaires à la présence de la substance.

En résumé, ces expériences ont montré que l’eau pure « mémorise » la signature électromagnétique qui lui a été diffusée et que cette mémoire peut avoir des effets physiologiques.

Bien sûr, ces expériences demandent à être confirmées par d’autres équipes, en utilisant d’autres protocoles, et en analysant leurs causes, leurs interprétations et leurs limites. En attendant, elles ouvrent la porte à un tout nouveau champ d’investigation pour améliorer notre santé, et la nécessité de prendre conscience que toute pollution, même filtrée, informe l’eau que nous buvons et l’eau de nos cellules.

 

Le quatrième état de l’eau

Dans son livre « Le quatrième état de l’eau », Gerald Pollack décrit des expériences réalisées dans son laboratoire de Seattle, indiquant la présence d’un quatrième état de l’eau, un état de cristal liquide. Dans cet état, les molécules sont organisées en couches hexagonales planes superposées. A l’état de glace, ces structures hexagonales plates s’assemblent pour former un solide. Dans le quatrième état décrit par G. Pollack, ces structures s’auto-organisent spontanément au contact d’une surface hydrophile. Elles forment alors une « Zone d’exclusion » (ZE) : pouvant aller jusqu’à des milliers de couches, atteignant une épaisseur de 0,1 mm, collées à la membrane hydrophile, empêchant les microparticules de s’en approcher. Soumise à un rayonnement électromagnétique infrarouge ou cosmique, cette zone se dilate spontanément, reflétant la transformation du rayonnement lumineux en mouvement ionique, créant de l’ordre. Il ne s’agit pas d’un effet thermique.

Cette ZE est polarisée négativement ; en plaçant des électrodes de part et d’autre de la zone d’exclusion, les expérimentateurs ont pu produire un faible courant électrique. Ils ont ainsi pu alimenter une montre avec une bouteille d’eau exposée à la lumière. La lumière arrivant dans l’eau peut donc produire un faible courant électrique.

L’équipe de Gerald Pollack a également réussi à induire un mouvement spontané de l’eau à l’intérieur d’un mince tube de nafion hydrophile, en l’exposant à la lumière ; il considère que ce mouvement est dû à l’ionisation de l’eau à proximité de la zone d’exclusion.

G. Pollack conclut que les propriétés de ce quatrième état de l’eau pourraient jouer un rôle dans la filtration des particules à l’intérieur et à l’extérieur des cellules, ainsi que dans la circulation de la sève des arbres et du sang dans les vaisseaux sanguins.

Toutes ces propriétés énergétiques de l’eau apportent un éclairage scientifique sur le rôle sacré de l’eau dans diverses traditions, comme le Gange, le fleuve sacré de l’Inde, le rite de l’eau bénite chez les anciens Egyptiens (voir le Glossaire théosophique, de H.P. Blavatsky), dans la religion chrétienne, etc. Ces propriétés évoquent également la validité de l’homéopathie, ainsi que l’utilité de purifier énergétiquement l’eau. Elles permettent enfin de mieux comprendre les propriétés énergétiques des sources magnétisées par Maitreya.

[Sources : – Professeur Marc Henry : L’eau et la physique quantique
– Martin Chaplin (web) : water.lsbu.ac.uk/water/water_structure_science
– Jacques Benveniste : Ma vérité sur la mémoire de l’eau
– Gerald Pollack : Le quatrième état de l’eau, au-delà du solide, du liquide et de la vapeur ]

1. L’entropie est un marqueur de désordre ; dans ce cas, le passage par un minimum permet de concentrer l’énergie sur des niveaux quantiques définis, ce qui facilite les réactions enzymatiques.
2. Le bismuth et le plutonium constituent une rare exception, avec une densité plus élevée à l’état liquide qu’à l’état solide. (Wikipedia)

Auteur : Dominique Abdelnour, collaboratrice de Share International résidant en France.
Thématiques : Sciences et santé
Rubrique : De nos correspondants ()