Partage international no 266 – octobre 2010
Le 28 juillet 2010, pour la première fois, l’Assemblée générale des Nations unies a déclaré : « L’eau potable et les systèmes sanitaires sont des droits humains essentiels à la pleine jouissance de la vie et de tous les autres droits de l’homme. »
L’Assemblée a appelé les Etats membres des Nations unies et les organisations internationales à offrir le financement, la technologie et les autres ressources nécessaires pour aider les pays les plus pauvres dans leurs efforts pour fournir de l’eau potable et des installations sanitaires à leurs populations.
Le texte de la résolution exprime une profonde préoccupation au sujet des 884 millions de personnes qui n’ont pas accès à l’eau potable, et au plus de 2,6 milliards de personnes qui n’ont pas accès à des installations sanitaires de base.
Des associations internationales et locales avaient lancé des appels depuis plusieurs années pour plus de justice en matière d’eau, demandant à l’Onu de déclarer clairement que nul ne devrait se voir refuser un accès vital à l’eau parce qu’il serait dans l’incapacité de payer.
Certains pays riches, comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada et l’Australie, n’ont pas appuyé la résolution dans sa forme actuelle, en demandant qu’il soit fait référence seulement à l’« accès » à l’eau potable, et non pas au droit humain à l’eau elle-même.
Le projet de résolution a été présenté le 17 juin 2010 par Pablo Solon, ambassadeur de Bolivie à l’Onu, et co-parrainé par 23 autres pays. La résolution a été adoptée par 122 voix pour, aucune voix contre et 41 abstentions.
Maude Barlow, qui défend cette cause au plan international et qui est à l’origine du projet Blue Planet au Canada, a écrit quelques jours avant cette résolution historique dans The Guardian (Royaume-Uni) : « En 2010, il n’est pas exagéré de dire que le manque d’accès à l’eau potable est l’une des plus grandes violations des droits de l’homme. Près de deux milliards de personnes vivent dans des régions qui connaissent une pénurie d’eau et trois milliards ne disposent pas d’un accès à l’eau courante à moins d’un kilomètre de leur domicile. Toutes les huit secondes, un enfant meurt d’une maladie due à une eau non potable. Tous ces décès seraient évitables si les parents avaient de l’argent pour payer l’eau. Le travail qui consiste à fournir l’eau potable alors que les ressources sont en diminution ne fait que commencer. Mais, de temps en temps, l’humanité fait un pas en avant dans son évolution. Nous sommes à nouveau face à un défi de ce genre et nous devons être à la hauteur. »
Date des faits : 28 juillet 2010
Sources : The Guardian, G.-B. ; un.org
Thématiques : environnement
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)
