Le voyage de retour

Partage international no 398octobre 2021

Le 4 octobre 1944, en raison de l’avancée de l’armée soviétique, notre famille a fui la Lettonie pour l’Allemagne où nous fûmes placés dans un camp de réfugiés à Brandebourg-sur-la-Havel. Certaines personnes y furent transférées pour travailler dans des usines. On me proposa une formation en télécommunications. J’attendais juste mon quinzième anniversaire. Après deux semaines en Allemagne, une vingtaine de filles et moi-même furent envoyées sur l’île de Rügen, sur la côte baltique de l’est de l’Allemagne. Là-bas, nous n’eûmes pas la moindre formation. Le bruit courait que nous devions creuser des tranchées ou effectuer des travaux pénibles. J’étais très perturbée et inquiète. Le lendemain, j’allai voir le commandant du camp. Je lui dis que j’avais changé d’avis et que je ne voulais pas être séparée du reste de ma famille. Je m’attendais à des objections mais il n’y en eut pas. Il me dit que je pourrais quitter le camp le lendemain.

Le lendemain, on m’emmena à la gare de Stettin, on me donna des sandwichs pour le voyage, de l’argent et des instructions pour retourner à Brandebourg. Dans le train de Berlin à Brandebourg le wagon était bondé, sauf une place à côté d’un monsieur âgé et bien habillé. Il portait une gabardine bleu marine, une chemise et une cravate noires, un chapeau noir, des chaussures noires et des gants de cuir noirs. Pendant le trajet, nous engageâmes la conversation sur l’endroit d’où je venais et où j’allais et d’autres sujets. Nous nous exprimions en allemand, et il disait souvent : « Je sais, je sais. »

Il était aimable, avec des yeux brillants et vifs, j’eus l’impression que c’était un homme d’affaires. Comme nous approchions de Brandebourg, il faisait déjà nuit dehors. Il me demanda : « Comment allez-vous rejoindre le camp ? » Je répondis : « A pieds. » Il ajouta : « J’ai une limousine et un chauffeur qui attendent à la gare. Nous pourrions vous emmener. » Cela semblait tout à fait convenable et je n’hésitai pas à accepter cette proposition. A la gare, une limousine noire avec un chauffeur l’attendait. J’y montai et fus rapidement conduite à destination. L’homme et le chauffeur attendirent que je passe les portes, puis ils partirent. Je découvris que ma famille avait été envoyée dans un autre camp de Brandebourg. Le lendemain, je la rejoignis et nous fûmes ravis d’être réunis. J’avais du mal à croire que j’avais pu quitter Rügen et qu’à mon arrivée à Brandebourg, j’avais été conduite en limousine de la gare au camp.

Cela aurait pu être la fin de l’histoire, mais il y a une suite. Lors d’un autre anniversaire, 54 ans plus tard, en 1998, je pensais à mon quinzième anniversaire en Allemagne et au gentil monsieur qui m’avait aidée. J’espérais que rien de mal ne lui était arrivé. C’était tard dans la soirée, je m’étais mise au lit et j’allais lire un peu. Dans le calme de la nuit, je perçus des pas légers qui traversaient la maison et se rapprochaient de ma chambre. Je n’étais ni paniquée ni effrayée. Lorsque les pas se rapprochèrent, l’homme que j’avais rencontré dans le train entra. Il s’approcha et s’assit au pied du lit. Nous nous regardâmes et je fus tellement surprise que je restai sans voix ! Après quelques instants, il se leva et disparut. Je reconnus alors le Maître Jésus. Il avait un léger sourire et je vis qu’il savait que je l’avais reconnu.

[1] S’agissait-il du Maître Jésus ? [2] Ai-je reçu de l’aide pour quitter Rügen ? [3] Qui était le chauffeur ?

A. K., Christchurch, Nouvelle-Zélande

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que [1] l’homme dans le train était Maitreya. [2] Oui, de Maitreya. [3] Le Maître Jésus.]


Date des faits : 4 octobre 1944
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)