Partage international no 99 – novembre 1996
Cher Monsieur,
En juillet 1990, je rentrais du Midi de la France avec un ami. Au milieu de l’après-midi, nous nous arrêtâmes sur la route de Clermont-Ferrand.
Je venais de sortir de la voiture lorsque je remarquai un homme qui venait vers moi pour me demander de l’argent. Instinctivement, je reculai, prétendant que je n’avais rien sur moi, et continuai mon chemin sans en tenir compte. Puis je commençai à éprouver du remords quant à mon attitude.
La visite de la ville occupa la plus grande partie de l’après-midi. Je contemplais une devanture de magasin lorsque quelqu’un me toucha l’épaule. Je me retournai et reconnu le même homme qui, sans dire un mot, éprouvait encore une fois ma générosité. Comme j’étais affecté par la manière dont j’avais réagi précédemment, cette fois, je n’hésitai pas à lui donner de l’argent, avec quelque maladresse car j’étais très surpris de cette rencontre fortuite. L’homme fit quelques gestes de remerciements puis disparut.
Toutefois, j’étais toujours mécontent à l’idée d’avoir donné de l’argent à contre-cœur. Je me mis à espérer secrètement que le « hasard » n’avait pas dit son dernier mot. Je rassemblai toute ma monnaie et la mis dans la même poche.
Au bout de plusieurs heures, comme le soir tombait, nous décidâmes de retourner à la voiture. Environ dix minutes plus tard, comme nous approchions d’une église dans une zone faiblement éclairée, à ma grande surprise, le même homme sortit de l’obscurité et se dirigea amicalement vers moi.
Comme j’en avais eu l’intention, je sortis la monnaie de ma poche et la lui donnai. Tandis que nous nous serrions la main, son visage s’illumina d’un sourire radieux et je sentis, à ce moment-là, l’amour qui émanait de cet être étrange. Alors que j’essayais d’engager la conversation, il me fit un joyeux signe de bénédiction et disparut dans une ruelle.
Je remarquai que mon ami, qui avait été avec moi toute la journée, n’avait rien vu d’inhabituel.
Les années ont passé, mais je me souviens toujours de cette « leçon » où j’ai dû m’interroger trois fois avant de comprendre et de ressentir ce don d’amour de la part de quelqu’un qui m’était totalement inconnu.
Je me demande aujourd’hui s’il pouvait s’agir de Maitreya ou de l’un des Maîtres. Pouvez-vous, je vous prie, m’éclairer ?
M. L. M., St Doulchard, France
[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'homme était Maitreya.]
Lieu : Clermont-Ferrand, France
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
