Partage international no 440 – avril 2025
Nous devons […] laisser [l’âme] s’exprimer en nous, de plus en plus, et faire appel à son énergie, à son intuition, à sa conscience, en nous identifiant à elle. Si nous ne nous identifions pas avec notre âme, comment pouvons-nous la connaître ? Nous devons faire l’expérience de nous-même en tant qu’âme en incarnation et, de plus en plus, considérer cela comme une réalité. Lorsque c’est vraiment la réalité, la personnalité inférieure a tendance à passer au second plan.
La personnalité sera toujours là, mais elle deviendra réceptive dans sa relation avec l’âme. L’âme a besoin d’un instrument, d’un véhicule, d’une personnalité puissante, affirmée, à travers laquelle elle pourra se manifester. Il ne s’agit nullement de nier la personnalité, de nous dévaloriser, de perdre le respect de nous-mêmes. Nous n’avons pas à nous réprimer, à dire du mal de nous-même, à nous rabaisser sans cesse. Il s’agit seulement de devenir plus altruiste, plus impersonnel, plus objectif. [L’art de la Coopération (Benjamin Creme)]
Ainsi prendront-ils un nouveau départ sur le sentier immémorial de la Perfection : désormais libérés des mirages et des errements du passé, ils emprunteront une fois encore le chemin du sacrifice et du renoncement à tout ce qui fait obstacle à la lumière et à la connaissance la plus élevée. Les hommes se sont laissés entraîner loin de ce sentier simple, égarés qu’ils étaient par les appâts d’un matérialisme profond qui les a conduits à deux pas de l’abîme. Mais, comme ils le découvriront, leur éternelle divinité s’est affirmée une fois encore et les a sauvés de la catastrophe. [Une Terre transformée (Maître –)]
Beaucoup maintenant dans le monde acceptent la nécessité du changement, reconnaissent que le partage et la justice sont essentiels au progrès de l’homme. Cette prise de conscience elle-même transformera votre monde. Nombreux, cependant, sont ceux qui oublient que l’homme est un dieu, qu’en tout homme demeure cet être divin, et qui nient cette vérité. Faites connaître votre position sur ce sujet, mes amis, et répandez votre lumière dans le monde. [Message n° 115 (Maitreya)]
Nous avons enfermé la politique et l’économie dans un matérialisme si profond que nous nous sommes mis nous-mêmes dans les conditions critiques d’aujourd’hui. Nous devons parvenir à une politique et une économie spirituelles grâce au partage, à la justice et à la liberté pour tous. Tel est le but de Maitreya. L’amour est l’action qui consiste à partager de manière juste. C’est le chemin qui mène à la paix. [L’unité dans la diversité (Benjamin Creme)]
La compétition doit céder la place à la coopération. C’est essentiellement la compétition – fondée sur l’avidité et la peur – qui empêche les hommes d’exprimer le plus important : leur unité, le sentiment qu’ils appartiennent à un seul et même groupe. Cela doit changer. Lorsque ce changement aura eu lieu, les hommes comprendront, et les Maîtres par leur exemple le démontreront, que l’âme est un fait. [Le rassemblement des forces de lumière (Benjamin Creme)]
La marchandisation croissante de tous les aspects de la vie est en elle-même une bombe à retardement dont l’explosion conduira l’économie mondiale à sa ruine. Cela ne saurait tarder à se produire. Les tensions engendrées par le profond matérialisme de notre époque sont d’une telle ampleur que nous ne sommes pas loin du point de rupture. La plupart des gens n’ont pas conscience de ces forces, tant ils sont eux-mêmes impliqués dans le processus qui les crée. Après l’effondrement, une seule issue s’offrira naturellement à l’humanité : l’adoption du principe du partage. En nombre croissant, les hommes se tournent déjà vers cette solution, quelle que soit la distance qui les sépare encore de son application effective. [Des problèmes qui appellent l’action (Maître –)]
Si vous regardez en permanence au-dehors, vous perdez de vue votre Soi intérieur. La vie devient alors trop matérialiste. Si, à l’inverse, vous regardez la plupart du temps en vous-même, vous perdez le contact avec la réalité extérieure. C’est l’équilibre entre intérieur et extérieur qui conduit aux relations justes dans le mental, l’esprit et le corps. Ce point d’équilibre doit être conservé. [Les lois de la vie (Benjamin Creme)]
N’est-il pas vrai que vous avez entendu parler de l’Amour auparavant et que, cependant, vous trouvez difficile de le manifester ? Pourquoi devrait-il en être ainsi, mes amis, alors que votre nature est l’amour même ? Essentiellement, vous êtes Dieu, et Dieu et Amour sont uns. Manifestez ce que vous êtes, mes frères et sœurs, et devenez les Dieux que vous êtes. Il n’est pas de chemin plus rapide vers Dieu que celui de l’Amour, de la Justice et du Service. Servez et grandissez dans l’Amour, mes amis, et exprimez votre divinité. [Message n° 106 (Maitreya)]
Nous devons créer des systèmes politiques, économiques et sociaux qui permettent à cette divinité intérieure de s’exprimer. [La mission de Maitreya, tome I (Benjamin Creme)]
Le fléau de la compétition repose sur deux éléments : l’avidité et la peur. L’avidité est le résultat de la peur. La peur est à la base de tout ce qui empêche la vie de s’exprimer. Si vous supprimez la peur, vous libérez l’énergie vitale. C’est la raison pour laquelle le système capitaliste est fondé sur la liberté qui devait permettre aux individus d’exprimer leur créativité. Cependant, il s’agit d’un point de vue très individualiste et très matériel qui laisse de côté l’aspect de l’âme qui, elle, s’exprime de manière collective. L’individualité dont chacun est si fier doit être mise au service du groupe. Lorsque c’est le cas, la nature du groupe change. Il ne recherche plus la compétition mais la coopération. Il exprime la bonne volonté divine. [L’art de la coopération (Benjamin Creme)]
Le principe du désir est très puissant et il s’exprime instinctivement par la compétition. Il pourrait coopérer, mais en s’agrippant, en se battant pour obtenir ce qu’il veut, ce dont il croit avoir besoin, il entre en compétition, il blesse, il détruit, il tue si nécessaire. Tel est le lot de l’humanité jusqu’à ce qu’elle atteigne le stade où l’âme, aspect divin, dont la nature est la bonne volonté, se manifeste. Comme le dit le Maître : « La coopération est une manifestation de la divine volonté de bien. » C’est l’âme qui manifeste la bonne volonté, qui nous donne le désir de coopérer. Il est très difficile pour des êtres humains vivant dans un corps physique, et dont la personnalité est principalement gouvernée par la nature astrale, de saisir clairement, de comprendre, sauf peut-être de manière intellectuelle, la nature de l’âme. L’âme a une vision large des choses ; elle n’éprouve pas le moindre sentiment de séparation. [(Benjamin Creme)]
Le matérialisme n’est pas seulement la vénération de l’abondance de biens ; c’est également le mésusage du pouvoir. Hitler n’était sans doute pas particulièrement riche personnellement, mais il mésusa complètement de son pouvoir et se comporta donc de façon profondément matérialiste. C’est ce qui explique qu’il ait pu être possédé jusqu’à l’obsession par deux membres du groupe des seigneurs de la matérialité […].
Il nous faut élargir notre compréhension de ce que signifie le fait d’être matérialiste. Ce n’est pas simplement vouloir « l’abondance » (pour beaucoup de gens, l’abondance est l’exigence numéro un pour l’avenir.) Cela signifie également désirer le pouvoir absolu. [Le Grand Retour (Benjamin Creme)]
J’ai lu que Maitreya, votre Maître et vous-même êtes d’accord pour penser que la commercialisation est destructrice. Pourquoi ? Le monde a toujours commercé. Qu’y a-t-il de si condamnable dans la « commercialisation » ? (oct. 2011)
Il y a une différence entre le « commerce » – les échanges, par exemple – et les effets de la commercialisation. Le commerce constitue une manière légitime d’échanger des marchandises ; comme vous le dites, il est pratiqué depuis des temps immémoriaux. La commercialisation est devenue une véritable mercantilisation qui engendre des situations dans lesquelles la notion de profit touche tous les domaines de l’activité humaine quels qu’ils soient. C’est si vrai que la santé et l’éducation elles-mêmes sont soumises à ce matérialisme grossier. Aujourd’hui, cette mercantilisation n’a plus de limites, elle est devenue impossible à maîtriser. Tous les services sont considérés comme des denrées qui peuvent être achetées et revendues à loisir. C’est cette pratique dégradante qui est au cœur de nos problèmes actuels. [L’unité dans la diversité (Benjamin Creme)]
A l’heure actuelle, pratiquement tout le monde se trouve dans un état de disharmonie à cause du déséquilibre total qui règne dans le monde. C’est cela, notre crise spirituelle. Nous devons changer les structures économiques mondiales, non seulement parce que cela nous semble plus équitable étant donné que ces structures sont profondément injustes et mauvaises, mais parce que si nous ne le faisons pas nous détruirons le monde. C’est aussi simple que ça. Nous devons les changer afin que l’humanité puisse commencer à vivre en tant qu’âme, dans une société fondée sur l’harmonie et par conséquent sur l’équilibre. Avec cet équilibre viendra une conscience toujours plus grande de qui nous sommes et de ce que nous sommes réellement. Telle est notre crise, tel est notre problème actuel : savoir qui nous sommes. [La mission de Maitreya, tome III (Benjamin Creme)]
Q. [1] Comment, au juste, l’humanité s’est-elle « égarée » il y a 98 000 ans, et [2] comment va-t-elle « retrouver son chemin » ? (mai 1995)
R. [1] Cette question renvoie à la fin de la civilisation atlantéenne, qui a duré douze millions et demi d’années. Après avoir, pendant presque tout ce temps, sous l’impulsion de la Hiérarchie spirituelle alors ouvertement présente, suivi un chemin spirituel sans en dévier, l’humanité se scinda petit à petit en deux camps: d’un côté, ceux qui continuaient d’avancer sur le sentier spirituel ; de l’autre, ceux qui se laissaient de plus en plus subjuguer par les Seigneurs de la Matérialité (ou forces du mal, comme on les appelle communément). Il s’ensuivit une grande guerre. Les Maîtres de la Hiérarchie décidèrent de se retirer dans les montagnes et les déserts où leurs groupes vivent encore pour la plupart. A partir de ce moment-là, l’humanité s’est enfoncée lentement, et de plus en plus profondément dans le matérialisme (au sens le plus large du terme). Nous sommes maintenant confrontés à la plus grande crise de notre histoire : une crise essentiellement spirituelle, mais qui s’exprime à travers nos systèmes politiques et économiques.
[2] Sous l’impulsion de Maitreya et de son enseignement, l’humanité en viendra à comprendre combien nos institutions, nos valeurs et nos modes de vie sont matérialistes et dénués de toute spiritualité. Maitreya nous aidera à comprendre que le partage, la justice et la liberté pour tous sont les conditions préalables indispensables à la vie spirituelle. [Le rassemblement des forces de Lumière (Benjamin Creme)]
Q. [1] Est-il possible de développer ses propres qualités de cœur ? [2] Comment répondre davantage aux autres, au monde, à partir du cœur ? (jan./fév. 2006)
R. [1] Oui. [2] Méditez davantage. Servez davantage. Apprenez à faire la différence entre une réponse émotionnelle (plexus solaire) et une réponse spirituelle venant du centre du cœur. Cultivez votre sensibilité au spirituel. Cultivez l’inclusivité. Essayez de ne pas vous détourner des faits déplaisants ou pénibles. Essayez de ne pas être complaisant. Essayez de ne pas avoir peur ou honte d’exprimer l’amour lorsque vous en éprouvez. [L’unité dans la diversité (Benjamin Creme)]
Thématiques : spiritualité
Rubrique : Compilation (Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).)
