Le risque qui ne s’en ira pas

Partage international no 70juin 1994

« Comme nous l’avons déjà annoncé (Partage international décembre 1988), un krach boursier prendra naissance au Japon. Maitreya l’a répété : un krach boursier est inévitable. » (Partage international mai 1989)

« Les marchés dérivés maintiennent leur emprise sur l’économie mondiale. Et personne ne sait comment les contrôler. » C’est la conclusion du magazine américain Fortune qui tente d’analyser les marchés financiers et leur évolution, dans un long article intitulé : « Le risque qui ne s’en ira pas. » « Comme des alligators dans un marécage, les marchés dérivés sont des prédateurs de l’économie globale », affirme Fortune. Mais le pire est que « les entreprises qui y recourent n’en comprennent pas le fonctionnement. » Les marchés dérivés sont des contrats dont la valeur est fonction d’un actif quelconque, comme des devises, des actions ou des matières premières, et d’un indicateur comme les taux d’intérêt, ou la valeur d’un marché boursier ou d’un autre indice. Ces produits financiers ont connu une croissance très soutenue, les rendements progressant de 40 % l’an. Comme le dit un habitué de Wall Street : « Ces choses progressent comme des métastases. » Les principaux acteurs de ces marchés hautement spéculatifs, où les échanges se chiffrent en milliers de milliards de dollars, sont de grandes banques commerciales ou des sociétés boursières. A l’autre bout de la chaîne, on trouve des PME, des fonds de pension, des municipalités ou des sociétés d’assurance qui utilisent ces produits pour couvrir un risque particulier qu’ils ne veulent pas assumer, comme une forte hausse des taux d’intérêt ou la chute du cours d’une devise. Ils transfèrent ce risque à un acheteur qui le négociera probablement à son tour auprès d’un autre intervenant. Ainsi se crée toute une chaîne interconnectée.

Selon Fortune, si l’un des principaux acteurs du marché ne pouvait plus honorer ses contrats, il s’ensuivrait une réaction en chaîne qui provoquerait la panique sur des marchés financiers dont l’existence repose sur la perspective de gains à court terme. Les marchés dérivés se sont développés extrêmement rapidement et ils constituent maintenant une force financière gigantesque et dangereuse.

En 1991, le scandale des bons du trésor américain a révélé que la société boursière Salomon Brothers avait inscrit plus de 600 milliards de dollars en contrats de marchés dérivés à l’actif de son bilan. De même, la Chemical Bank, le leader de ce marché particulier, disposerait de près de 2 500 milliards de dollars en produits de marchés dérivés. Mais personne ne peut dire comment ce puissant réseau d’affaires interconnecté résisterait à une crise majeure.

Etats-Unis
Sources : Fortune, E.-U.
Thématiques : Économie
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)