Partage international no 153 – mai 2001
Cher Monsieur,
Le 10 août 2000, ma mère et moi nous sommes rendues à la boutique diététique locale (ma mère pratique la méditation de transmission). Nous avons l’habitude de remplir une douzaine de bouteilles au distributeur d’eau placé à l’intérieur du magasin. Ce jour-là, je me chargeai de remplir les bouteilles tandis que ma mère achetait les produits dont elle avait besoin. Il n’y avait guère plus de cinq minutes que je me trouvai là lorsqu’un homme s’approcha. Il s’arrêta non loin de moi, à ma gauche, et il posa une bouteille de plastique de quatre litres et une bouteille de verre plus petite, avec une étiquette orange déchirée que je n’avais jamais vue auparavant, en haut d’une pile de boîtes, à environ 1 m 50 du sol, auprès du distributeur d’eau. C’était un homme très grand, âgé d’une soixantaine d’années, vêtu de couleurs claires : une chemise blanche à manches longues, à col montant boutonné devant, et un pantalon gris. Il avait le haut du crâne dégarni, et tout autour une couronne de cheveux blancs légèrement bouclés de cinq ou six centimètres de long.
Lorsque je lui demandai s’il n’avait pas d’autres bouteilles, il me répondit : « Je n’ai que celle-ci, et celle-là est pour moi », pointant du doigt tout d’abord la bouteille de quatre litres en plastique, puis la bouteille en verre plus petite. Je trouvai bizarre qu’il ait déclaré que seule la plus petite bouteille était pour lui et pas l’autre, la plus grande.
Je lui dis de passer avant moi et d’utiliser le robinet le plus près de lui, affirmant en plaisantant que je ne l’autorisais à remplir que la plus grande bouteille. Je montrai du doigt la plus petite bouteille en disant : « mais pour celle-ci ce n’est pas certain ! » Il rit et me remercia, plaçant la bouteille de quatre litres sous le robinet. Jusqu’alors je n’avais pas vu son visage de face.
Il me demanda si je remplissais mes nombreuses bouteilles en prévision de la DNC (Convention nationale démocratique). La question n’avait aucun sens pour moi. Lorsque je lui demandai ce qu’il voulait dire, il répondit : « Eh bien, vous allez rester à la maison au cours des prochains jours pour la regarder à la télévision ». Je trouvais cette remarque plutôt bizarre, mais je ris et répondis que j’étais trop jeune pour voter (j’avais dix-sept ans à l’époque). Il répondit avec gentillesse mais fermeté : « Cela ne vous empêche pas de regarder, n’est-ce pas ? » Je répondis non et il continua : « De toutes façons, cela va être joliment ennuyeux. » Je ris et me tournai vers lui pour le regarder.
Aussitôt son visage se trouva tout prêt de moi et à ma hauteur (il était très grand et il dut de toute évidence se pencher pas mal, car je suis très petite). Ce visage arborait le plus large sourire que j’ai jamais vu. Il y avait en lui quelque chose de pas naturel, non pas qu’il eut un air maladif, mais il était trop serein pour être humain. Les hommes peuvent, de temps à autre, exprimer la sérénité, mais pas de telle manière que cette sérénité paraisse habituelle. Ses yeux étaient immenses et lumineux : lorsque je plongeai mon regard dans le sien mon cœur chavira. Je détournai rapidement les yeux. J’avais l’impression de ne pouvoir absorber davantage de sérénité, c’était pour ainsi dire au-dessus de mes forces. Je ris nerveusement, c’était tout ce que je pouvais faire. Un peu de temps s’écoula, probablement une dizaine de secondes, qui me parurent très longues, pendant lesquelles il finit de remplir ses bouteilles et de remettre les bouchons en place. Il passa devant moi en disant : « Merci, c’était très aimable à vous », se référant au fait que je l’avais laissé utiliser le distributeur d’eau avant d’avoir moi-même terminé. Je regardai derrière moi et je le vis s’éloigner. Il portait la plus petite bouteille dans la main gauche et la plus grande suspendue à l’épaule droite.
Je finis de remplir ma dernière bouteille et remis le bouchon dessus. Cela ne me prit pas plus de trente secondes, mais le temps que j’arrive à la caisse, il avait disparu. Il n’y avait pas de queue, aussi je me suis dit qu’il avait payé rapidement et qu’il était parti. Cependant, je sortis et je regardai autour de moi : il y avait une petite voiture de couleur brune qui quittait le parking, mais il n’avait pas eu le temps d’aller jusque là et ce ne pouvait donc être sa voiture.
S’agissait-il tout simplement d’un homme ordinaire remplissant ses bouteilles d’eau, ou de quelqu’un d’exceptionnel ? A-t-il payé l’eau à la caisse avant de sortir ou a-t-il tout simplement disparu ?
E. H., Los Angeles, Californie, Etats-Unis
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était Maitreya et qu'il avait tout simplement disparu.]
Lieu : Los Angeles, Etats-Unis
Date des faits : 10 août 2000
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
